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Lundi 19 Septembre 2011 - 08:21

Russie : Saint-Pétersbourg, rêve baroque sur la Baltique


Redevenue ville ouverte après soixante quinze ans de communisme, la cité du tsar Pierre Le Grand révèle une Russie occidentale pétrie d’art et de culture. En hiver, figée dans le froid, la splendeur de son architecture ressemble plus que jamais à un tableau de maître.



On évoque souvent la tentation de Venise. On devrait parler aussi du désir de Saint-Pétersbourg. Voilà une ville qui éveille fantasmes et sentiment poétique, appétit de culture et désir d’évasion.

Comme la cité des Doges, c'est une icône, une cité baroque d’exception, issue de la volonté d’un tsar, Pierre le Grand, et ressuscitée après des années de joug communiste. Un voyage en hiver révèle comme par enchantement ces images tant de fois rêvées et finalement si proches de la réalité.

Car de décembre à mars, Saint-Pétersbourg fige son décor de théâtre dans le grand blanc. Les températures polaires givrent les grilles des parcs, la Neva et les canaux glacés renvoient une lumière diaphane qui entourent d’un halo pâle des monuments « mégalo » : à la saison froide, la cité des bords de Baltique statufie et révèle son invraisemblable patrimoine.

Un musée à ciel ouvert

Dostoïevski l’a écrit, Saint-Pétersbourg « est la ville du monde la plus préméditée ». Pro européen notoire, Pierre Ier le Grand prend le pari au début du 18ème de faire surgir des marais et de la brume une ville nouvelle, au carrefour des civilisations russe et d’Europe occidentale.

Le « rêve de Pierre » est à l’image de sa puissance. Architectes italiens, hollandais et français se pressent sur les rives de la Neva et édifient palais, places et églises. Cette « fenêtre ouverte sur le monde », les touristes l’a redécouvrent aujourd’hui, étonnés d’apprendre que les guerres, la révolution de 1917 et la parenthèse soviétique n’aient pas perverti ce musée à ciel ouvert.

En hiver, il faut marcher prudemment sur les trottoirs de l’ex-Léningrad. Mais si les pieds hésitent sur la neige, les yeux, eux, n’ont aucun doute ! Depuis 1992, la cité au nom d’origine enfin retrouvé a bénéficié de capitaux qui ont redonné du lustre à un patrimoine quand même longtemps délaissé.

En arrivant par la mer, le « mirage » de Saint-Pétersbourg est édifiant. Une drôle de cité lacustre, à vrai dire, avec ces bras crochus de la Neva jetés dans la Baltique, ces îlots reliés par les ponts et ces curieux canaux, Moïka, Griboïedov, Fontanka, bordés de parapets en granit rouge. Un ensemble dominé par le dôme de la cathédrale Saint-Isaac et la flèche dorée de l’Amirauté, pointés vers le ciel.

Perspective Nevski, version occidentale

C’est évidemment à pied qu’il faut arpenter le centre historique d’une ville au relief plat, en se méfiant des distances, toujours plus longues qu’il n’y paraît. Le long de la Neva où quelques pécheurs sondent la glace, les façades baroques livrent alors leurs belles teintes pastels.

Le Palais d‘Hiver du musée de l’Ermitage, le palais d’Eté, la cathédrale Smolnyi… : Saint-Pétersbourg ressemble bien à cette « scène d’opéra » voulue par le tsar et enrichie plus tard par l’impératrice Catherine II.

Tel un bastion posé au bord du fleuve, la forteresse Pierre-et-Paul, dominée par la cathédrale éponyme, rappelle que la ville fut aussi un site de défense. La cité n’a jamais été envahie par une troupe étrangère, malgré le terrible blocus allemand de 1941 à 1944. Et on se souvient que l’île voisine de Cronstadt est depuis longtemps considérée comme l’un des ports militaires les plus actifs au monde.

La perspective Nevski attire aussi les visiteurs. Cette longue avenue bordée d’édifices somptueux (comme le palais Stroganov) illustre les métamorphoses de la ville après la chute soviétique. Certes, il reste encore des appartements communautaires à Saint-Pétersbourg et de lointaines banlieues « brillent » toujours du gris de leurs façades. Mais l’Occident inonde désormais la rue. Boutiques chics, cafés design, affairisme : sur la perspective Nevski, le consumérisme et les valeurs marchandes sont rois.

Musée de l’Ermitage, le génie de l’art

Le Musée de l'Ermitage - DR
Le Musée de l'Ermitage - DR
On ne saurait aller à Saint-Pétersbourg sans visiter le Musée de l’Ermitage. Dans ce palais qui fut la résidence des tsars, la peinture offre l’une des plus belles collections au monde, dans un décor baroque d’exception.

Monet, Cézanne, Picasso, Goya, Rembrandt, Gréco, Rubens, Caravage, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Véronèse, Renoir, Van Gogh… : ils sont tous là, les génies européens ! Au fil de plus de 400 salles, près de 3 millions d’œuvres sont exposées. Comme la marque ultime d’une ville pétrie de peinture, de poésie et de littérature, qui a livré au monde un raffinement artistique digne de la Florence des Médicis.



Lundi 19 Septembre 2011 - 08:22
Jean-François Rust



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