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Jeudi 13 Octobre 2011 - 10:51

Guyane : voyage au cœur de l’Amazonie française


Pays des « grands bois » et des « mille eaux », la Guyane a tout pour séduire. Des forêts et des fleuves, une population créole et amérindienne, l’histoire unique des bagnes et de la conquête spatiale. Assurément, un bout de France hors du commun !



Place de Grenoble à Cayenne - CT Guyane Montford - crédit photo photo@ctguyane
Place de Grenoble à Cayenne - CT Guyane Montford - crédit photo photo@ctguyane
Seul territoire européen en Amérique du Sud, la Guyane constitue l’un des quatre départements français d’outre-mer.

A huit heures et demie d’avion et 7 000 km de la métropole, il n’est pas besoin d’être devin pour saisir le dépaysement auquel le voyageur est confronté en posant le pied sur cette terre équatoriale. Côté météo, le climat guyanais est plutôt constant, soit chaud et humide toute l’année !

Côté peuplement, cette ancienne colonie est naturellement métissée. Aux 3 000 amérindiens descendants des premiers habitants s’est mélangée une population créole ainsi qu'une population issue de la lointaine Afrique.

S’il l’on ajoute les français de métropole, les chinois, les hmongs, les brésiliens, les haïtiens ou les surinamiens, la Guyane forme une mosaïque de communautés d’une richesse étonnante.

En pirogue sur les fleuves

Crédit : photo@ctguyane
Crédit : photo@ctguyane
La nature aussi est exceptionnelle. Vrai motif d’un séjour dans de coin de France de 84 000 km² (c’est le plus grand département français) et de 190 000 habitants, la forêt occupe 7,5 millions d’hectares et constitue l’un des dernières grandes zones équatoriales encore quasi intacte.

Quelques chiffres ? 5 750 espèces végétales, 35 000 variétés de champignons, près de 200 espèces de mammifères, des arbres de plus de 60 m de haut. Le tout en partie protégé par des réserves naturelles et, depuis 2007, par le parc national d’Amazonie, 34 000 km² de forêts au sud du territoire, le long de la frontière brésilienne.

Pour découvrir ces espaces et espérer rencontrer ibis rouges, anacondas, tapirs, caïmans noirs, lamantins, jaguar et autres singes hurleurs, représentants de la gent animale forestière, un seul moyen : la rivière.

Experts en navigation, des piroguiers conduisent des groupes de touristes jusqu’à des campements en se jouant des imprévisibles et redoutables Maroni, Oyapock ou Approuague, les grands fleuves qui forment la colonne vertébrale hydraulique de la Guyane.

Wayapis, Wayanas, Emerillons…

Contreforts de moutouchi - CT Guyane Dewevre -crédit photo photo@ctguyane
Contreforts de moutouchi - CT Guyane Dewevre -crédit photo photo@ctguyane
A cette occasion, la rencontre avec les communautés amérindiennes est un moment fort. On les côtoie à Maripasoula, à Saül, à Saint-Georges, à Camopi et plus en amont encore des rivières, dans des secteurs très isolés.

Les Wayapis, Wayanas, Emerillons, tous citoyens français, partagent la forêt avec des fonctionnaires, des militaires ou des scientifiques-chercheurs.

Tandis qu’au sud du sud, les orpailleurs illégaux brésiliens tentent d’améliorer leur condition en fouillant les rivières avec leurs outils rudimentaires…

Si le tourisme en forêt revêt un caractère aventureux, la découverte de la côte est accessible au plus grand nombre. Sur cette zone déboisée où ont poussé les villes de Cayenne, Kourou ou Saint-Laurent du Maroni, tout au bord ou près de l’Atlantique, l’éventail d’attractions est large.

La nature y est encore reine. La réserve naturelle d’Amana, non loin de l’embouchure du Maroni, est un site de ponte privilégié des tortues luths, dont le poids peut atteindre 1 tonne ! Il existe d’autres écrins, comme les réserves des marais de Kaw, de l’île du Grand Connétable et de mont Grand Matoury, toutes terres sauvages de mangroves.

Cayenne et le bagne des îles du Salut

Musée du Bagne sur l'Ile Royale - CT Guyane Forget - crédit photo photo@ctguyane
Musée du Bagne sur l'Ile Royale - CT Guyane Forget - crédit photo photo@ctguyane
C’est près du littoral que l’occupation humaine a laissé les plus grandes traces. On veut parler bien sûr des bagnes de Guyane. Initiés en 1854 par décret de Napoléon III, ils ont conduit jusqu’en 1945 dans les geôles de Saint-Laurent-du-Maroni et les prisons des îles du Salut près de 70 000 prisonniers politiques et de droit commun.

Des conditions de détention terribles, dévoilées lors de la visite du pénitencier de Saint-Laurent, du musée de l’île Royale et de la cellule d’Albert Dreyfus, sur l’île du Diable.

Si Kourou passionnera les amateurs d’aventure spatiale, la « capitale » Cayenne reste un passage obligé pour s’imprégner de l’atmosphère urbaine des tropiques.

Cette ville créole exulte lors du Carnaval (de janvier à février) et séduit le reste de l’année par ses marchés colorés, ses restaurants typiques et ses musées.

Ceux de Franconie et des Cultures Guyanaises, dédiés à la culture et au patrimoine, fouillent avec émotion les secrets de la terre française sans doute la plus exotique d’outre-mer.

Pour préparer votre séjour : www.tourisme-guyane.com


Mercredi 11 Janvier 2017 - 23:49
Jean-François Rust


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