Vendredi 25 Mai


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Tourisme fluvial : le charme des canaux français

 RENOUF
Vendredi 23 Janvier 2009

[Ignorer]
Je viens de lire votre article sur le tourisme fluvial ... je pense que certaines informations vous manquent ... ci-joint une étude réalisée au Salon Nautique 2008 concernant le projet de création de bateau de location solaire ... En effet comme L'Espagne et le Portugal viennent de le faire : l'interdiction de proposer des bateaux commerciaux à moteur diesels est bien d'actualité aussi en France ... il serait temps d'arreter le massacre !!!! Vous etes vous promener sur les canaux ??? avez vous vu les dégats trés importants et la pollution énorme qu'engendre la flotte de bateaux diesels ???? c'est la raison qui m'a poussé à creer le PREMIER BATEAU HOTEL 100% solaire le SOLEIL D'OC ... il ne s'agit pas d'une "vieille péniche" mais d'un bateau neuf spécialement conçu pour la propulsion électrique !

J'espére que ce sujet vous intéresse et que vous pourrez rédiger une suite à votre article de ce jour ????

Merci !

extrait de l'étude "PHEBUS"

Le tourisme fluvial – un tourisme écologique et/ou durable ?
On présente souvent le tourisme fluvial comme un tourisme vert et durable. Sur le site web des Voies Navigables de
France on trouve un document datant de mai 2000 :
"La Location Un nouveau tourisme vert
Le tourisme fluvial est apparu en France, il y a une trentaine d'années. Cette activité a donné un nouveau souffle
au réseau secondaire à petit gabarit peu à peu délaissé par le trafic marchand. Cette nouvelle forme de tourisme
vert qui s'est d'abord établi dans des régions particulièrement touristiques, a séduit aujourd'hui presque tous les
territoires baignés par des fleuves, rivières ou canaux."
Sur le site internet de Le Boat, premier loueur de bateau en Europe, il y a toute une rubrique dédiée au Tourisme Vert :
"L’environnement, une priorité !
En tant que leader européen du tourisme fluvial, nous sommes conscients de la responsabilité qui nous
incombe en matière de respect de l’environnement. C’est pourquoi depuis plusieurs années déjà, notre
principal objectif est d’assurer que nos bateaux et que toute personne naviguant à leur bord aient un
impact minime, voire nul, sur la région qu’ils traversent. Ainsi nous mettons tout en oeuvre pour que vos
vacances soient à la fois une expérience de navigation inoubliable et des vacances respectueuses de
l’environnement."
Sur le site de la nouvelle revue Navigation Douce, on peut lire :
"Au fil des rivières et des canaux, Navigation Douce vous entraîne à la découverte des charmes secrets de France
et d’ailleurs. Sur les voies d’eau douce où la lenteur est de rigueur, où le silence s’impose, où la nature
dévoile des richesses parfois oubliées, loin du brouhaha et de l’agitation des villes, chacun peut profiter, en
famille ou entre amis, des plaisirs de la navigation fluviale."
La plupart des acteurs du tourisme fluvial aiment ainsi présenter le tourisme fluvial en tant que tourisme vert, faisant
appel à un marché de plus en plus important de gens qui souhaitent passer leurs vacances "au vert".
Mais aujourd'hui, que ce soit auprès du public d'usagers ou de ceux qui sont responsables d'en faire la promotion, le
tourisme fluvial n'a pas une image d'activité écologiquement responsable.

avec le tourisme vert ou le tourisme durable. Ils sont nombreux à souligner une forte contradiction entre l'image
"vert" du tourisme fluvial en tant qu'activité qui plonge les vacanciers au coeur de la nature dans un
cadre "tranquille" et l'image des bateaux à moteur thermique polluants.
Il y a donc une image que l'industrie a l'habitude de promouvoir et puis une réalité toute autre. A part quelques
exceptions, la grande majorité des coches d'eau de plaisance en location sans permis sur les canaux de France et
d'Europe sont équipés de moteurs à diesel.
Les inconvénients des moteurs à diesel :
• Le bruit du moteur peut être "rassurant" pour quelques locataires mais vraiment gênant pour la majorité. En
période de forte activité estivale le bruit peut gêner non seulement ceux qui naviguent sur le canal mais aussi les
riverains, les pêcheurs et tous ceux qui se promènent sur les chemins de halage à pied ou à vélo.
• Les odeurs de gazole. Lorsque plusieurs bateaux se retrouvent dans une même écluse et les usagers ne coupent
pas le moteur (pratique fréquente des usagers-locataires) les odeurs peuvent créer une gêne importante. Personne
n'aime l'odeur du gazole et certaines personnes seraient même repoussées par l'odeur au point de ne pas vouloir
passer des vacances à bord d'un bateau à moteur diesel.
• La consommation d'une énergie non-renouvelable et les émissions de Co2
Un coche d'eau de location 6-8 personnes de 12,60 mètres de long et 3,85 mètres de large équipé d'un moteur
diesel de 50cv utilise environ 4,8 litres de diesel par heureii.
o Les locataires naviguent environ 25 à 35 heures par semaineiii x 4,8l/h = une consommation entre 120 et 168
litres de gazole par semaine et par bateau (144 litres en moyenne)
o Si la saison est de 30 semaines, on peut supposer que chaque bateau est loué 15 semaines en moyenne.
o La consommation par bateau serait alors d'environ 2 160 litres de gazole par an
o Avec une flotte de 1838 bateaux en 2007, la consommation totale annuelle pour ce secteur pourrait
donc être de l'ordre de 4 millions de litres de gazole
o Un litre de gazole produit environ 2,6 kg de CO2
o Le secteur du tourisme fluvial en France pourrait ainsi produire aux alentours de
10 000tonnes de CO2 par an.
Ce calcul ne concerne que les émissions en CO2 du moteur pour la propulsion du bateau et ne tient pas compte
des besoins énergétiques des batteries de confort (éclairage, chauffage, etc.). Celles-ci augmentent encore plus
les émissions de CO2.
 Les hydrocarbures : une pollution par fuites du moteur, par les eaux de cale, par les débordements lors de
ravitaillement, etc. Cette pollution affecte la qualité de l'eau du canal et donc de la faune et de la flore aquatique.
Les eaux intérieures sont les plus difficiles à protéger à cause du milieu fermé, et selon Monsieur La Prairie,
directeur du réseau Econav, la motorisation électrique y jouera un rôle essentiel.
 La dégradation des berges du canal : Les loueurs et les usagers-privés sont clairement conscients du
problème de dégradation des berges du Canal du Midi (et d'autres canaux), dont la première cause semble être la
vitesse des bateaux. Ce problème concerne surtout les VNF qui sont responsables de l'entretien des berges et des
travaux nécessaires, mais son impact affecte tous les usagers du Canal.
Il semble donc y avoir un consensus que les bateaux à moteur thermique ne sont compatibles ni avec le tourisme "vert"
(nature, tranquillité, calme), ni avec le tourisme durable (énergie non-renouvelable, pollution, etc.). Et les loueurs en sont
conscients. Certains cherchent à répondre aux inquiétudes environnementales des vacanciers par l'utilisation de produits
biodégradables (liquide vaisselle, lessive, savon). D'autres loueurs s'interrogent sur l'installation de panneaux solaires
pour la production d'eau chaude sanitaire et même de panneaux photovoltaïques pour alimenter les batteries de confort.
D'autres encore cherchent à rendre leurs bateaux moins polluants en testant des biocarburants et des huiles et antigel
hydrauliques (Le Boat en Angleterre). On voit bien donc que la plupart des acteurs de ce secteur d'activité se
préoccupent des questions écologiques.
Un coche d'eau à propulsion solaire serait la réponse idéale à cette inquiétude environnementale,
offrant une solution pour enfin harmoniser l'image "vert" de cette forme de tourisme avec une réalité fonctionnelle en
adéquation : navigation sans bruit, sans odeur, sans émission de CO2, sans pollution d'hydrocarbures et, grâce à sa
vitesse limitée, sans contribuer à la dégradation des berges du canal
Vers de nouveaux systèmes de propulsion
Plusieurs facteurs encouragent actuellement les fabricants de coches d'eau de plaisance à chercher de nouveaux
systèmes de propulsion.
5.1. Coût du carburant
Le prix du gazole est un facteur majeur dans la recherche de nouveaux systèmes de propulsion. L'effet du coût du
carburant est ressenti à travers toute l'industrie du nautisme à moteur – avec une tendance marquée vers une baisse de
puissance généralisée. L'augmentation du prix du gazole a, et continuera à avoir, un effet négatif sur la fréquentation du
tourisme fluvial et cet effet encourage les gestionnaires de flotte (parfois constructeurs de leurs bateaux) à chercher
d'autres systèmes de propulsion. En effet, le coût du carburant qui est à la charge du locataire atteint souvent 10% du
coût de la location (soit environ 150 à 220 euros par contrat). Et malgré une baisse sensible du prix du gazole ces
derniers temps, la tendance ne peut être que vers la hausse.
Bien que les vacanciers habitués à louer un coche d'eau de plaisance annoncent qu'ils ne s'inquiètent pas trop du prix du
gazole, (pour eux le prix du carburant est un coût inévitable qu'ils prévoient d'avance), ils ont tous, sans exception,
mentionné la baisse (qui ne peut être que temporaire) du prix du gazole, ce qui tend à montrer qu'ils y sont sensibles
quand même !
Par contre, pour les tous les clients potentiels interviewés au Salon Nautique, le coût du carburant est un facteur
inquiétant et en vue de la conjoncture économique actuelle, peu de familles peuvent rester insensibles à une économie
de 150 à 220 euros sur une semaine de vacances.
5.2. Moteurs électriques/hybrides/énergies renouvelables – avancées technologiques
Que ce soit par sincère souci écologique, ou par inquiétude de l'effet que pourrait avoir un prix de plus en plus élevé du
gazole sur la fréquentation de ce secteur touristique, les loueurs affichent tous une conscience écologique. Après de
grands progrès dans la réduction de consommation des moteurs thermiques on commence désormais à chercher des
solutions de motorisations hybrides ou alternatives.
 Un des plus grands loueurs de coche d'eau en Europe (Locaboat) a développé un système de propulsion par moteur
électrique alimenté par un groupe électrogène. Le site internet de la société vante les mérites de cette nouvelle
forme de propulsion : "Cette installation permet de diminuer considérablement le bruit du moteur, de réduire la
consommation de gazole, de supprimer totalement les vibrations d'une propulsion classique et de supprimer
l'utilisation du gaz sur un bateau."iv
 Le stand d'un fabricant de bateaux électriques a connu une forte affluence lors du Salon Nautique : "… c'est la
motorisation électrique qui a véritablement explosé cette année. En effet la large gamme de solutions de
motorisations électriques que propose Ruban Bleu a beaucoup séduit particuliers et professionnels."
Créée en 1992, la société Ruban Bleu est le leader européen de la construction de bateaux électriques dans le
secteur fluvial. Cette société participe à plusieurs groupes d'études sur les énergies nouvelles
 La ville de La Rochelle s'apprête à accueillir deux nouveaux bateaux électriques (à alimentation solaire) destinés à
relier le Vieux Port de La Rochelle au port de plaisance des Minimes. Chaque bus de mer pourra réaliser tous les
jours 15 rotations de 5 km sur ce plan d'eau maritime soumis au vent et aux vagues.
 Depuis 2003 un bateau électro-solaire sur le Lac Léman transporte 20 000 touristes chaque année.
Dans les brèves du dimanche 7 décembre sur le site internet du Salon Nautique 2008, on a pu lire :
"L'Art de Vivre au Nautic, c'est aussi l'engouement pour le fluvial. Naviguer autrement, au fil des
milliers de kilomètres de canaux et de voies navigables en France et en Europe est à la portée de tous. …Pour
voyager au gré des canaux, les familles disposent de nombreuses bases de location et là encore, la propulsion
électrique gagne du terrain."
Tous ces exemples montrent que les alternatifs au moteur thermique ne relèvent plus de la science-fiction mais
représentent autant de réalités fonctionnelles et commerciales. L'avenir n'est pas au moteur thermique, mais bien aux
alternatifs, et cet avenir est en passe de devenir réalité très rapidement. La course aux formes de propulsion
alternatives est lancée. Le rendement des panneaux solaires évolue rapidement : 19% en 2003, 30% en 2008 et 43%
actuellement étudié en laboratoire.v
La navigation fluviale se pratiquant sur des voies d'eau à courant faible, le moteur n'a pas besoin d'être très puissant.
Par nature le tourisme fluvial est censé être une navigation à vitesse réduite. Vitesse qui est contrôlée par la loi et par lebridage parfois des moteurs ! La navigation fluviale se prête donc particulièrement bien à la propulsion électrique. Mais
la propulsion électrique à rechargement par bornes tout le long du Canal demanderait la mise en place d'une
infrastructure lourde et coûteuse.
L'exemple du coche d'eau solaire Soleil d'Oc qui navigue depuis 2006 avec son moteur électrique à alimentation solaire
est bien la preuve que cette forme de propulsion est fiable dans le cadre de la navigation fluviale sur le Canal du Midi.
La propulsion électro-solaire est donc la solution idéale pour les bateaux de location sans permis dans
le tourisme fluvial.
La production d'eau chaude par panneaux solaires ainsi que l'alimentation du circuit secondaire par le solaire sont autant
d'atouts supplémentaires.
Un autre avantage pour les gestionnaires de flotte est la possibilité de revendre hors saison l'électricité produite par les
panneaux solaires sur le bateau pendant qu'il reste à quai.
 martine Sousse
Samedi 24 Janvier 2009

[Ignorer]
C'est le moyen rêvé pour des vacances en pente douce et ce sont de multiples occasions de découvrir, en toute liberté et à son rythme, les artisans, créateurs, petits producteurs locaux à chacune de ses étapes. Neomarco.com est attentif à ce type d'offres de tourisme, il rassemble des touristes soucieux d'environnement et attentifs à la rencontre, à l'échange et se fabriquer de beaux souvenirs... Le France est un territoire de canaux... Embarquons!
 lineandco
Jeudi 15 Septembre 2011

[Ignorer]
Ce ne sont pas les bateaux, diesel ou pas, qui polluent les canaux et rivières.... mais... vous devinez ? .... regardez simplement en vous promenant.. les champs autour de nos voies d'eau,... engrais, pesticides , etc. sans parler des pollutions des grandes villes.. l'eau de n'arrête pas à leur porte.
Alors, c'est bien ces bateaux 100 % écolo (ceci étant dit, cela n'existe pas mais laissons chacun vanter sa marchandise) mais le vrai problème n'est pas là encore une fois
Notez que les plaisanciers sur les rivières et canaux sont en grande majorité très respecteux de la nature...
A+

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