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Mardi 16 Juin 2009 - 07:15

Vol AF 447 : le mystère du crash de l'Airbus A 330 reste entier

pas de trace d'explosion de l'appareil


Après 2 semaines, on en est toujours réduit aux hypothèses sur les causes précises du crash de l'Airbus A330 d'Air France. L'appareil disparaissait inexplicablement des radars le 31 mai dernier quelque part entre Rio et Paris.



Vol AF 447 : le mystère du crash de l'Airbus A 330 reste entier
Malgré les efforts des enquêteurs et la bonne volonté générale, force est de constater qu'aucune explication plausible ne permet aujourd'hui d'opter pour une raison précise. Il n'y a à ce jour que des faisceaux d'indices qui rendent délicat un verdict.

Flash back. Le vol 447 d'Air France quitte Rio de Janeiro pour Paris le 31 mai à 19 heures locales avec, à bord, 216 passagers et 12 membres d'équipage : 3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux. Son arrivée est prévue à Paris-Charles de Gaulle à 11h15 locales.

Un vol long courrier de routine. Les conditions de vol ne sont pas, à priori, plus mauvaises que d'habitude.

Messages automatiques d'alerte et d'erreur

L'appareil devra traverser ce qu'il est convenu d'appeler la "zone de convergence tropicale" aussi baptisée "pot au noir". Il s'agit d'un secteur météo agité où il est fréquent de trouver des orages.

Autre particularité : le radar, faute de relais, se met aux abonnés absents jusqu'au prochain repérage, situé à proximité des côtes du Sénégal.

Peu de temps après avoir quitté la dernière balise radar, une vingtaine de messages automatiques d'alerte et d'erreur sur les coordonnées de l'appareil sont adressés au centre de contrôle. A ce moment là, le vol 447 d'Air France disparaît définitivement des radars.

Qu'est qui a bien pu se passer au moment où l'avion a survolé cette zone de turbulences, située au nord de l'île de Fernando de Noronha, au large des côtes du Brésil ?

En général, les pilotes connaissent l'endroit et volent au dessus des nuages à environ 15 mille mètres pour éviter les perturbations météo. Ils sont aidés en cela par le radar de proue de l'appareil qui avertit des risques et permet de contourner la zone potentiellement dangereuse.

Des turbulences exceptionnelles ?

Le vol 447 a-t-il dû affronter des turbulences exceptionnelles ? Peut-être mais ce jour là, d'autres appareils commerciaux ont emprunté la même route sans dommage particulier.

Y a-t-il eu erreur humaine ? L'expérience du commandant qui totalisait plusieurs dizaines de milliers d'heures de vol, et de l'équipage, ne semble pas plaider en faveur de cette hypothèse même si elle ne peut être écartée.

Pourquoi pas une défaillance technique ? Les pitots, ces capteurs de vitesse chargés de transmettre à l'ordinateur les paramètres de vol, ont-ils été noyés et transmis de mauvaises informations ?

Ou alors il y a-t-il eu tout simplement conjonction de facteurs ayant abouti au dénouement tragique que l'on sait ?

Beaucoup de questions auxquelles nul n'est en mesure de répondre au moment où nous écrivons ces lignes. Néanmoins, la recherche active des débris de l'appareil commence à éclairer la lanterne des enquêteurs.

Même si une extrême prudence est de rigueur, faute d'éléments de preuve irréfutables, on peut dire qu'il n'y a pas eu d'explosion. Partant, la thèse de l'attentat terroriste devient caduque.

La thèse de l'attentat terroriste écartée

Pourquoi une telle affirmation ? Parce qu'à ce jour, aucun des 16 corps retrouvés et analysés dans l'Institut médico-légal de Récif au Brésil, ne porte de traces de brûlures.

L'hypothèse d'une chute brutale et d'une dislocation de l'appareil apparaît comme un cas de travail de plus en plus plausible. Les corps retrouvés sans vêtements, probablement arrachés par la dépressurisation brutale ou les fauteuils de l'équipage retrouvés pliés vont aussi dans ce sens.

Mais un élément déterminant manque aux enquêteurs : les "boîtes noires", gisant quelque part au fond de l'océan avec leur secret et dont le signal n'est actif que pendant un laps de temps limité.

30 jours, en général. Malgré la présence d'un sous-marin nucléaire français sur le site, à ce jour elles n'ont toujours pas été repêchées.

Or, sans ces outils chargés, pour l'un, d'enregistrer un maximum de paramètres de vol et, pour l'autre, l'ambiance sonore de la cabine et les conversations, il sera très difficile de conclure sur les causes précises de l'accident. Autre aléa : que les données enregistrées soient exploitables.

Affaire à suivre...

Mardi 16 Juin 2009 - 18:38
Jean DA LUZ


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