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Vendredi 11 Septembre 2009 - 07:52

Transport aérien : ce que le 11 septembre 2001 a changé


Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont choqué et bouleversé le monde entier. Et le transport aérien et la sécurité aérienne en ont subi des conséquences irréversibles. Aujourd'hui encore, huit ans après, les effets se font toujours sentir. Prendre un avion ne sera jamais plus comme avant. Tour d'horizon des changements.



Transport aérien : ce que le 11 septembre 2001 a changé
Une date gravée dans l'histoire des Etats-Unis. Les attentats du 11 septembre 2001 ont choqué et bouleversé les Américains, et le monde entier.

Cet évènement a transformé l'avion de ligne en arme potentielle pouvant être utilisée par les terroristes. Les Etats-Unis ont alors étendu leur politique de lutte contre le terrorisme à la sécurité du transport aérien. Une décision qui a changé de manière irréversible les conditions de vol.

Les Etats-Unis ont voulu établir un « cordon sanitaire », tant les mesures mises en œuvre ont été draconiennes, à l'intérieur des Etats-Unis mais aussi en ce qui concerne le trafic aérien en provenance de l'étranger. Des mesures qu'ils ont imposées à tous les pays étrangers qui possédaient un trafic aérien avec eux. Et l'Europe en premier.

Prendre un avion ne sera plus comme avant. Fini la décontraction avant l'embarquement, tout est contrôlé et vérifié. Les voyageurs doivent désormais suivre une liste improbable de mesures.

Huit ans après, voici quels sont les changements.

1 - La fin des passeports tout simples

Transport aérien : ce que le 11 septembre 2001 a changé
Les attentats ont signé la fin des passeports tout simples, et même ceux électroniques. Les Etats-Unis veulent plus de sécurité et poussent les autres pays pour opter pour le biométrique.

D'ailleurs, tous les ressortissants des pays exemptés de visa pour se rendre sur le territoire américain doivent être munis de papiers d’identité biométriques depuis octobre 2005.

Les pays européens ont décidé d'accélérer son utilisation à la suite d'autres attentats, ceux de Londres et de Charm el-Cheikh en 2005.

Les autorités veulent généraliser les passeports et les visas biométriques afin de limiter les usurpations d’identité et l’infiltration de terroristes.

2 - L'obligation de montrer patte blanche

Transport aérien : ce que le 11 septembre 2001 a changé
Les passagers n'ont plus de secrets pour les compagnies aériennes. Ni pour l'Etat où ils se rendent. Surtout si c'est aux Etats-Unis.

Avec l'Aviation and Transportation Security Act, les compagnies aériennes opérant aux Etats-Unis doivent fournir aux services douaniers fédéraux une liste de données relatives aux passagers et aux membres d'équipage.

Nom, date de naissance, nationalité, numéro de passeport... il s'agit de toutes les informations contenues dans le fichier de réservation informatisé des compagnies aériennes. Elles sont communiquées aux Etats-Unis qui les conservent dans un système informatisé.

Ces données sont, par la suite, communiquées aux services fédéraux de l'immigration. Objectif : établir une traçabilité des voyageurs pour traquer de potentiels terroristes.

Depuis le 12 janvier 2009, les ressortissants des pays bénéficiaires du Programme d’exemption de visa doivent solliciter une autorisation de voyage ESTA avant de pouvoir voyager aux Etats-Unis sur Internet.

ESTA est l’abréviation de Electronic System for Travel Authorization, ce qui signifie système électronique d’autorisation de voyage.

3 - Un embarquement dix fois plus contrôlé

Transport aérien : ce que le 11 septembre 2001 a changé
La fouille aléatoire des bagages est terminée. Elle était trop souvent ignorée. Maintenant tout est passé au rayon X. Une palpation aléatoire des passagers est également réalisée.

Ces mesures sont plus ou moins strictes selon les destinations et les périodes. Dans certains cas, il faut se déchausser et enlever sa ceinture. Dans d'autres cas, le fonctionnement d'un ordinateur, d'un appareil photo ou d'un téléphone peut être contrôlé et l'appareil passé au détecteur de traces d'explosifs.

En Afrique, plusieurs contrôles locaux sont souvent réalisés dans l'aérogare avant celui, au pied de l'avion, des propres équipes de sûreté de la compagnie aérienne.

Aux Etats-Unis, les autorités sont allées encore plus loin. Plusieurs aéroports américains sont désormais équipés de tous nouveaux scanners, capables de voir sous les vêtements des passagers !

4 - Les bagages sécurisés

Contrôle des bagages égarés à Paris-CDG T2F à l'aide d'un Bag'ou / AF / Ph DELAFOSSE
Contrôle des bagages égarés à Paris-CDG T2F à l'aide d'un Bag'ou / AF / Ph DELAFOSSE
Tout objet pouvant devenir une arme, même rudimentaire, a été interdit en cabine. Du couteau de poche, au briquet en passant pas la lime ou le ciseau à ongles.

Restrictions également pour les liquides, les tubes de lait pour le corps, les crèmes de jour, le dentifrice, et les boissons...

Désormais les passagers doivent présenter lors des contrôles de sûreté, séparément dans un sac en plastique transparent fermé d’un format d’environ 20 cm sur 20 cm, les flacons et tubes de 100 ml maximum chacun. Dans le cas contraire : soit vous ne pouvez pas monter dans l'avion, soit le contenu de votre trousse de toilette reste sur place.

Quelles sont les exceptions autorisées ? Les médicaments liquides. Vous pouvez emporter en cabine des médicaments liquides (insuline, sirops…) à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation, ou une ordonnance à votre nom stipulant que vous avez besoin d’avoir ces médicaments en permanence auprès de vous. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gelules).

Pas de restriction non plus pour les aliments pour bébés , dans la mesure où la quantité emportée est en rapport avec la durée du voyage. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments.

Du côté de la soute, les valises sont censés être scannés pour détecter la présence d'explosifs. Et impossible pour une valise d'embarquer dans l'avion, si son propriétaire n'est pas à bord.

C'est la carte d'embarquement du passager qui déclenche l'autorisation de mettre le bagage en soute. Un dispositif possible grâce aux étiquettes codes barres.

Certaines compagnies vont plus loin. À Roissy-CDG, les bagages des passagers de la compagnie israélienne El Al restent en permanence en vue des agents de sécurité salariés de l'Etat hébreu, depuis le dépôt sur la balance au comptoir d'enregistrement et à la mise à bord de l'avion.

Enfin, pour les bagages à main, seuls ceux dont les dimensions ne dépassent pas 56 x 45 cm et 25 cm de profondeur sont autorisés en cabine, à l’exception des instruments de musique et les caméras.

5 - Un cockpit ultra protégé

Pilotes dans le cockpit d'un A320 / Guillaume GRANDIN
Pilotes dans le cockpit d'un A320 / Guillaume GRANDIN
Dès 2003, l'accès au cockpit a été rendu impossible : des portes blindées résistantes aux balles ont été installées sur tous les appareils de plus de 100 sièges.

L'aviation civile américaine va jusqu'à autoriser (sans obligation) les pilotes à être armés. Une politique jugée trop cow-boy par les syndicats de navigants européens.

Par ailleurs, il est possible que des gardes soient présents sur certains vols. Appelés Sky Marshals (policiers du ciel) aux Etats-Unis, ces agents de sûreté, entraînés à la pratique des arts martiaux, sont chargés de surveiller l'accès au cockpit et de neutraliser d'éventuels agresseurs

6 - Des contrôles plus sévères des membres d'équipage et employés

Vue aérienne de l'aéroport de Lyon / J.F. Marin / Aéroport Lyon Saint-Exupéry
Vue aérienne de l'aéroport de Lyon / J.F. Marin / Aéroport Lyon Saint-Exupéry
Six mois après les attentats du 11 septembre, les 100 000 badges d'accès en circulation aux aéroports de Paris ont été contrôlés. Résultat ? 1 sur 5 n'avait plus de raison d'être.

La police a de ce fait retiré le badge à 200 personnes dont la "moralité" était jugée inadéquate. Les nouveaux badges ont été rendus infalsifiables.

La zone d'accès aux avions, dite "zone réservée sécurité", fait l'objet d'un contrôle renforcé.

A Paris, ce périmètre a été resserré pour en faciliter le contrôle. Cinq cents personnes contrôlent les manutentionnaires, hôtesses, personnel de ménage, ainsi que les véhicules qui passent cette frontière.


Vendredi 11 Septembre 2009 - 09:09
La rédaction

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