Dès la descente de l’avion sur le nouvel aéroport d’El Catey, on est happé par la symphonie des couleurs. Celles de la nature, la terre ocre rouge et les cocotiers émeraude, le rose corail des ixoras et le jaune soleil des allamandas, sont magnifiées par la fantaisie de l’homme : terracotta des palissades, turquoise et anis des façades, rose et outremer des voilages légers. L’œil est immédiatement à la fête.
Derrière les villages, la presqu’île déploie un décor harmonieux de collines couvertes de cocotiers et de vergers désordonnés. La côte est soulignée de pitons karstiques et de longues plages désertes qui lui donnent des allures de Polynésie originelle.
Le carnaval des oiseaux
Dans l’air résonnent des chants d’oiseaux qui tentent de rivaliser avec les rythmes du merengué local. Les Haïtises, longue mangrove semée d’îlots spectaculaires qu’on découvre en bateau depuis la ville de Samana, protège une faune avicole bruyante, pélicans, ibis, frégates et le multicolore Cotica, mascotte nationale hélas en voie de disparition.
Quand les baleines viennent souffler
De janvier à avril, la presqu’île devient le rendez-vous d’une autre espèce protégée. Descendues du grand Nord, des centaines de baleines à bosse viennent se reproduire ici, dans des eaux plus chaudes. Le ballet des mâles en parade et les jeux des baleineaux nouveaux sont à découvrir avec respect - et avec un opérateur responsable -, dans un mélange d’éclaboussures et de souffles chargés d’ozone pénétrant. Des sensations inoubliables.
À l’heure de la gourmandise, le choix est éclectique : une paillote de pêcheurs à l’extrémité de l’immense plage d’El Rincon pour dévorer poissons et langoustes grillées, un bistrot les pieds dans le sable de Las Galeras pour siroter une “ mamajuana ”, explosif mélange de rhum et d’écorces, des galeries de peintures naïves en terrasses qui cuisinent la carangue du jour ou mixent l’ananas du piñacolada du soir, les buffets de fruits sophistiqués des hôtels ou la simple fraîcheur de l’eau de coco qu’un gamin souriant vous décapitera d’un coup de machette...
Des plages de premier matin du monde
Bien sûr, la République Dominicaine ne serait pas devenues une des destinations caraïbes les plus fréquentées sans ses plages lumineuses. Punta Cana fut la pionnière mais est aujourd’hui victime de son succès. Samana vous offre le décor encore intact de sables éblouissants de finesse caressés d’eaux chaudes et transparentes. Les autorités l’ont bien compris, qui ont décidé d’en faire une destination écotouristique.
Très peu de grands hôtels hormis le tout récent et très agréable Lookéa, des chambres d’hôtes, des réserves naturelles protégées, une population jeune et souriante, tout est réuni pour des vacances naturelles et décontractées, à deux ou en famille, dans une parcelle d’Antilles qui a su conserver son charme d’antan.
OT République Dominicaine : www.dominicana.com.do - 01 43 12 91 91
Deux vols hebdomadaires Paris/Samana jusqu’en mai, les mardi (Marsans) et jeudi (Look Voyages)
Balade

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Dossier destination: nouvelle version du guide République Dominicaine














