Loading




tourmagazine.fr



Notez
Lundi 2 Novembre 2009 - 08:43

"Pour ressentir l'âme de l'Ariège, les visiteurs doivent rester et pas seulement passer..."

Entretien avec Bruno Lavielle, secrétaire général et fondateur du Club Ariège Pyrénées Investissement


Nichée au coeur des Pyrénées, adossée à l’Andorre et à l’Espagne, l’Ariège est l’une des régions de France les mieux préservées et empreinte d’une profonde originalité. Constatant la faiblesse des structures hôtelières du département et les atouts touristiques dont il dispose, le Conseil Général a créé à Paris une Mission d’Investissements Touristiques confiée à Bruno Lavielle. Ce dernier est l'invité de notre rubrique "Parole d'Expert".



TourMagazine.fr - Pourquoi avoir créé le Club Ariège Pyrénées Investissements (CAPI) ?

Bruno Lavielle -
" Avant, l'Ariège était un département industriel où les locaux vivaient bien mais la crise est arrivée vers 1980 et nous nous sommes rendus compte qu'il fallait faire quelque chose pour ce "pays" vierge de tourisme.

Il y avait toujours beaucoup de visiteurs mais pas de réceptifs hôteliers. Le Conseil Général s'en est ému et m'a confié la mission de développer la capacité d’accueil et d’hébergement touristique en Ariège.

D'où la création en 2003 du Club Ariège Pyrénées Investissements (CAPI), en quelque sorte une ambassade de l'Ariège à Paris.

Ce club regroupe une centaine d'adhérents - des décideurs, des hauts fonctionnaires... - qui, grâce à leurs relationnels et leurs savoir-faire, ont déjà permis de trouver un certain nombre de promoteurs.

Mais à terme, notre objectif est de créer de l'emploi
."

"Pour ressentir l'âme de l'Ariège, les visiteurs doivent rester et pas seulement passer..."
TM.fr - Pouvez-vous nous donner quelques exemples concrets de réalisations effectuées à ce jour ?

B.L -
"Par exemple, nous avons transformé le Palais des Evêques de Saint-Lizier en une résidence de tourisme haut de gamme 3 étoiles, ouverte depuis juillet dernier.

En plus de ses 30 appartements - 86 à terme - le Domaine du Palais propose également un restaurant "Le Carré de l’Ange" qui vise une étoile au guide Michelin.

Autre projet abouti : la station de ski de Guzet. Elle était en difficulté, il n'y avait pas de structures hôtelières. Aujourd'hui c'est une station à taille humaine, un des bijoux de l'Ariège qui offre 350 chalets blottis à flanc de montagne.

Ainsi, à ce jour l'Ariège compte 2 500 lits. Et avec nos trois grands projets en cours, nous en espérons encore 7 000 à 8 000
."

TM.fr - Quels sont ces autres projets immobiliers dont vous parlez ?

B.L -
"Projet phare : le Lac de Montbel où nous souhaitons faire construire 140 chalets, situés uniquement dans les arbres. Autre projet en cours : une résidence de tourisme près de Mirepoix, une bastide du 12ème siècle.

Nous avons aussi un autre projet dans la Vallée d'Auzat, une vallée dédiée aux sports nature avec Via Ferrata, escalade... c'est au pied du toit de l'Ariège. Nous voulons y développer des résidences de tourisme accès sur ces sports "nature"
."

TM.fr - Le CAPI a t-il d'autres projets dans les cartons, autre qu'immobiliers ?

B.L -
"Tout à fait ! Nous avons aussi un projet capital mais qui dépasse les frontières de l'Ariège : c'est de terminer les 70 km de voie rapide entre Tarascon et la frontière espagnole.

Nous aurons ainsi un flux touristique supplémentaire. Ce qui permettra d'alléger en bouchons les deux extrémités.

Autre grand "chantier" sur lequel nous travaillons : l’évolution du nom du département en "Ariège Pyrénées".

Cette appellation enrichie permettra d’une part au grand public de mieux situer ce épartement, souvent confondu avec l’Ardèche, et sera, d’autre part l’occasion pour le Pays Ariégeois de communiquer sur sa nouvelle identité et les développements social, économique et culturel dans lesquels il s’est impliqué.
"

TourMagazine.fr - Quels sont, selon vous, les atouts de l'Ariège ?

B.L
- "L'Ariège est un pays à part, un pays sauvage où la qualité de vie est incomparable. L'Ariège un "pays" imprégné d'histoire. C'est le berceau du catharisme.

Pour ressentir l'âme de l'Ariège, les visiteurs doivent rester et pas seulement passer pour aller en Andorre sur la route du Ricard !

L'Ariège est comme un diamant noir prisonnier d'une gangue... et notre travail est de casser cette gangue pour faire apparaitre ce diamant
."

TourMagazine.fr - Enfin, quels sont vos meilleurs souvenirs en Ariège ?

B.L -
"Chaque année, avec mon épouse, je louais trois ânes - qui portaient les bagages- et nous passions 10 à 15 jours à 2 000 mètres d'altitude à camper au bord des lacs pour pêcher. Je me suis régaler de cela pendant une bonne dizaine d'années..."

Pour aller plus loin : www.ariege-investissements.com / www.ariegepyrenees.com


Mercredi 20 Avril 2011 - 14:32
Propos recueillis par Anne Lombardo



Actualité | SAV du Voyage | Testé pour vous | Mode d'emploi du voyage | Editorial | Concours Voyages | Publi-Rédactionnel | France | HONG KONG DESTINATION2 | NORVEGE DESTINATION | QATAR DESTINATION | REPUBLIQUE DOMINICAINE DESTINATION | PORT AVENTURA DESTINATION | Monde | Rechercher par destination






RSS | Facebook | Newsletter | Ajout aux favoris


tourmag.com brochuresenligne.com mytourmag.com dmcmag.com