Ces hommes d’affaires savent pourtant que ce placement ne sera rentable qu’à très long terme, mais ils s’en moquent : ils ont acheté un hôtel-bijou.
Les palaces parisiens n’attirent pas les investisseurs européens. A quelques exceptions près, ces adresses prestigieuses appartiennent ou sont gérées par des capitaux venus d’Asie et du Moyen-Orient.
Le Crillon, par exemple a été vendu en décembre 2010 par Starwood à un membre de la famille royale saoudienne pour 250 millions d'euros.
Le Shangri La, qui vient d’ouvrir ses portes avenue de Iéna, appartient à une chaîne Hongkongaise.
"Le cycle de rentabilité d’un palace se calcule sur 20 ou 30 ans", explique George Panayotis président fondateur de MKG. "La politique actuelle des occidentaux n’est pas compatible avec ce que le secteur peut offrir", poursuit-il.
En effet, les Européens ont tendance à favoriser la nouvelle économie ou la finance.
Caprice de riche ?
Mais c’est également une question de personnalité. "Être propriétaire d’un bel hôtel à Paris flatte forcément l’égo", renchérit Olivier Petit, associé consultant au sein de Deloitte.
Le Ritz par exemple, est un établissement unique au monde, assez rare pour bénéficier d’une valeur marchande importante.
"Ces investisseurs achètent des bijoux et n’attendent pas un retour immédiat sur leur investissement", assure Stéphane Botz, directeur du pôle tourisme hôtellerie et loisirs au sein du cabinet d'audit KPMG.
Effectivement, ce sont souvent des personnalités qui portent ces projets. Des hommes très riches qui veulent se faire plaisir, soigner leur image et garantir leurs avoirs pour longtemps. Car le seul moyen de gagner de l’argent, c’est de compter sur la plus-value immobilière à long terme.
Pour acquérir un palace à Paris, l'acheteur devra débourser entre 2 et 2,5M€, par chambre. Un tarif qui grimpe à 3,5M€ pour les établissements qui viennent d’ouvrir leurs portes. Mieux vaut donc avoir les épaules solides pour assumer de tels investissements.
Les groupes asiatiques sur le devant de la scène
"Ces groupes d’origine asiatique vont gérer leurs propres clients qui se reconnaissent dans ces marques", indique Olivier Petit.
Augmenter l’offre fait donc mécaniquement augmenter la demande.
Aucun impact pour autant n'est attendu sur le prix moyen, qui tourne actuellement entre 900 à 1000€.
"Avec les équipements, la qualité de service et la localisation, ces hôtels ne peuvent pas brader leurs prix", prévient Stéphane Botz.
Inutile d’espérer réserver une suite de luxe à prix cassé.
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Balade

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