Nature et culture : l’équilibre subtil des villes de Norvège




Oslo, une capitale nature

Credits: Bjørn Eirik Østbakken / Innovation Norway
Credits: Bjørn Eirik Østbakken / Innovation Norway
Capitale de la Norvège, Oslo a été fondée aux alentours de l’an 1000 par le roi Viking Harald III. Mais les recherches archéologiques récentes ont confirmé l’occupation du site à une époque antérieure. Avec Håkon V au XIVe siècle, Oslo devient la résidence permanente des rois de Norvège. Il ordonne alors la construction de la forteresse d’Akershus, pour des raisons de défense stratégique. Mais un siècle plus tard la domination danoise s’abat sur la ville et la plonge dans une profonde léthargie. En 1624, elle est détruite par un incendie. Le roi Christian IV du Danemark ordonne sa reconstruction et par la même occasion la rebaptise du nom de Christiana. Il faut attendre 1814 pour que la ville se libère du joug étranger se dote d’une constitution propre et sorte de sa torpeur. Le XIXe siècle marque alors une époque fastueuse de développement économique et de dynamisme. De nombreux édifices sont construits, symboles de cette renaissance, comme le palais royal, le parlement ou l’université. En 1925, la cité retrouve son nom original, Oslo. En 1952, elle accueille les 6e jeux olympiques d’hiver. Dans les années 70, des gisements pétroliers sont découverts au large des côtes et lui apportent une grande prospérité économique. Elle endosse alors les habits d’une capitale moderne, culturellement développée.

De nos jours, la Norvège est une monarchie constitutionnelle et Oslo abrite le siège du gouvernement, du parlement ainsi que le palais royal. Comme toute capitale qui se respecte, elle héberge un grand nombre d’institutions d’enseignement et de recherches, ainsi que de grandes entreprises. Elle est également connue pour son institution qui remet chaque année le prix Nobel de la paix.

Oslo est une ville profondément culturelle. Chaque année, elle accueille un grand nombre de festivals, comme celui d’Øya festivalen, le Norwegian Wood, le festival de jazz ou le festival de musique de chambre. La ville possède également de nombreuses institutions culturelles telles que l’opéra et le ballet norvégien, la maison des concerts ainsi que le théâtre national. Les plus grandes salles de concert, comme Valle Hovin et Oslo Spektrum, reçoivent souvent la visite de stars internationales.

La Norvège est une nation dotée d’une longue tradition maritime. Pour découvrir cette histoire, direction les musée du Fram, du Kon-Tiki, des bateaux Vikings ou de la marine norvégienne. Toujours dans le domaine de l’art, les musées historiques et des traditions populaires possèdent une grande collection d’objets qui permettront au visiteur de mieux comprendre les coutumes locales.

Située au bout du fjord d’Oslo, la ville bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle et permet aux visiteurs d’accéder en quelques minutes à une nature sauvage et préservée. C’est une cité verte, recouverte pour plus de la moitié par des espaces verts. En plein centre ville, les grands parcs ne sont jamais à plus de 10 minutes du pas de la porte. Les 40 îles du fjord sont accessibles en ferry depuis le centre-ville. Mais l’attraction naturelle la plus courue est le parc de Vigeland, célèbre pour ses 212 sculptures de Gustav Vigeland. Oslo est également la seule ville d’Europe où les pistes de ski sont desservies par le métro !

Stavanger et l’or noir

Credits: S.Sigbjørnsen/SrN/RS
Credits: S.Sigbjørnsen/SrN/RS
Stavanger, la quatrième ville de Norvège, existe depuis l’époque Viking. Mais ce n’est qu’en 1125, lors de la construction de sa cathédrale, qu’elle acquiert son statut de ville. Cette cathédrale médiévale, que l’on peut encore visiter, a d’abord été édifiée en style roman par des artisans anglais, puis suite à un incendie, reconstruite en baroque. Avec l’arrivée de la Réforme au XVIe siècle, la ville perd de son importance et végète jusqu’à l’exploitation en masse du hareng en 1810. L’industrie de la pêche prospère alors fortement et fait progresser d’autres activités industrielles. Le musée de la conserve retrace l’histoire de cette richesse maritime, qui fut l’activité principale de la ville jusque dans les années 60. En 1969 est découvert le plus grand gisement pétrolier du pays à Ekofisk. Stavanger laisse alors tomber le poisson et devient la capitale européenne de l’énergie et du pétrole. De nos jours, le secteur pétrolier est la principale source de revenus pour les habitants de la région. Le musée norvégien du pétrole retrace l’histoire de cette découverte et explique le mode d’extraction de l’or noir.

Mais Stavanger n’est pas seulement une cité industrielle. Entre nature et culture, elle offre aux voyageurs tout un panel d’activité à choisir selon ses envies. Il est très agréable de se promener dans les petites ruelles étroites de sa vieille ville. Les maisons de pêcheurs en bois datant du 18e siècle y sont magnifiquement conservées. La tour de guet de la tour Valberg, datant du 19e siècle, offre aux visiteurs un très joli panorama sur la ville. Stavanger a également été désignée capitale européenne de la culture 2008.

A Stavanger, la nature n’est jamais bien loin. Le Lysefjord, par exemple, considéré comme le plus long fjord de la région, se trouve à quelques kilomètres du centre ville. On peut y faire une promenade en bateau et en profiter pour découvrir la falaise de La Chaire. Cette falaise, haute de 604 mètres, est l’attraction la plus visitée de la région. Elle offre un panorama à couper le souffle sur le Lysefjord. Toujours pour les amateurs d’activités maritimes, les plages les plus longues de Norvège sont toutes proches de Stavanger. Avec leurs dunes et leur flore protégée, elles offrent un contraste reposant à la vie trépidante de la ville. C’est également un paradis pour les surfeurs.

Bergen, la porte d’entrée des fjords

Credits: Andrea Giubelli/Innovation Norway
Credits: Andrea Giubelli/Innovation Norway
Fondée il y a plus de 900 ans, Bergen est la seconde ville de Norvège et compte 250 000 habitants. Pendant plusieurs siècles, elle fut un comptoir de la Ligue hanséatique, point de départ des échanges avec le reste de l’Europe. C’est également ici qu’est né en 1863 l’Express Côtier, ou Hurtigruten, qui signifie en norvégien « la route rapide. A cette époque il ne fallait pas moins de 3 semaines en été et 5 mois en hiver pour faire parvenir une lettre de Trondheim à Hammerfest. L’idée de créer une ligne maritime pour désenclaver les villes du nord est alors lancée. Richard With, un jeune capitaine de la marine marchande relève le défi qui sera un franc succès. En effet, grâce au Gulf Stream, les ports situés sur la côte de Norvège ne gèlent jamais, alors que nombreux d’entre eux sont à la même latitude que l’Alaska. Aujourd’hui, Bergen est une métropole de dimension internationale, région essentielle pour les exportations norvégiennes d’énergie et de produits de la mer. C’est également une ville universitaire qui compte 30 000 étudiants. Entourée de montagnes et ouverte sur la mer, Bergen est surtout considérée comme la porte d’entrée des plus beaux fjords de la région.

Bergen est une cité historique, connue pour son quartier hanséatique avec ses petites maisons en bois, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Malgré les nombreux incendies, la ville fut à chaque fois reconstruite en respectant l’architecture d’origine. Elle apparaît aujourd’hui comme une copie fidèle de ce qu’elle devait être au 12e siècle. Mais c’est au musée hanséatique que l’on pourra avoir une idée précise de l’ambiance de l’époque. Le musée de Bryggen présente lui des objets plus anciens, trouvés lors des fouilles archéologiques, qui illustrent les activités commerciales et artisanales de la vie quotidienne au Moyen-Âge.

Bergen abrita également la résidence royale et a conservé quelques beaux vestiges de l’époque, comme la Tour Rosenkrantz ou la résidence royale du Håkon’s Hall. Un peu plus loin à Troldhaugen, on peut visiter le Musée d’Edvard Grieg, maison du plus célèbre compositeur de Norvège. Il a vécu ici pendant 22 ans et a composé une grande partie de ses œuvres les plus réputées dans ce chalet au bord du lac Nordås. De retour au centre, un petit tour dans le marché aux poissons permettra aux voyageurs de se plonger dans l’effervescence de la vie quotidienne des habitants. Enfin, pour avoir un aperçu général de la ville, il suffit de monter en haut du Mont Fløien à 320 mètres d’altitude par le funiculaire.

Lillehammer, la ville olympique

Située dans le comté d’Oppland, Lillehammer est connue pour avoir hébergé les jeux olympiques d’hiver de 1994. On peut donc y visiter le musée olympique norvégien, le seul du nord de l’Europe qui retrace les 45 éditions des jeux olympiques d’été et d’hiver depuis 1896. Il est consacré à toutes les disciplines sportives et présente une riche collection de 7000 objets. Toujours dans le domaine sportif, les voyageurs pourront grimper en haut de l’installation du saut à ski. La vue y est panoramique sur Lillehammer, le lac Mjøsa et les montagnes alentours. C’est justement dans ces montagnes que l’on peut pratiquer le sport favori des norvégiens : la randonnée. Le Club alpin a balisé un grand nombre de sentiers dans le relief varié de Nordseter, Sjusjøen et Øyer. Des safaris d’élans sont également organisés dans les montagnes d’Øyer, entre début juillet et fin août.

Mais la principale attraction de la ville, c’est la collection Sandvig à Maihaugen, le plus vaste musée en plein air d’Europe. Il regroupe 185 bâtiments et plus de 40 000 objets, reproduisant la société rurale de la vallée Gudbrandsdalen. Les voyageurs peuvent ensuite s’embarquer à bord du Skibladner, le plus ancien bateau à aubes et à vapeur encore en circulation. Il navigue sur les eaux du lac Mjøsa le plus grand de Norvège.

Ålesund, une cité Art Nouveau

Credits: Marte Kopperud/Innovation Norway
Credits: Marte Kopperud/Innovation Norway
Bâtie sur trois îles, la ville d’Ålesund a été fondée en 1824. Pendant de nombreuses années, son port spécialisé dans le hareng a fait sa fortune. Malheureusement tout le centre ville a été détruit lors d’un incendie le 23 janvier 1904. Guillaume II, l’empereur d’Allemagne qui aimait passer ses vacances dans cette ville, fut très ému par cette nouvelle. Il décida d’envoyer sur place des artisans allemands qui reconstruisirent Ålesund dans le style Art Nouveau, très en vogue à l’époque. C’est la seule ville dont le centre historique ne possède plus ses traditionnelles maisons de pêcheur en bois.

C’est ainsi qu’Ålesund se visite le nez en l’air, pour ne rien manquer des ornementations, tourelles et autres flèches qui décorent les façades. Mais c’est en prenant de la hauteur que l’on est le plus impressionné par cette ville. Il suffit pour cela de grimper les 418 marches qui mènent au mont Aksla et apprécier la vision panoramique sur la ville. Une fois redescendu, on peut visiter les quelques musées d’Ålesund. Le Sunnmøre Museum expose des éléments sur la navigation et l’artisanat, tandis que le centre Art Nouveau remonte le temps, à l’époque de la reconstruction de la ville après le terrible incendie de 1904.

Aux alentours de la ville, la nature offre aux voyageurs ses plus beaux panoramas. Les Alpes du Sunnmøre toutes proches sont un véritable eldorado pour les amateurs de randonnée. Côté mer, on peut s’embarquer sur un navire pour des parties de pêche ou des excursions en plongée. Une balade d’îles en île permet également de découvrir les nombreux phares, dont celui d’Alnes, qui guidait autrefois les marins au retour de la pêche. Ålesund également est proche du fjord Geirangerfjord, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, idéal pour les randonnées. Pour les amateurs de sensations fortes, la ville est le point de départ pour la route des Trolls, qui grimpe à flanc de montagne en longeant la cascade Stigfossen et qui culmine à 852 mètres d’altitude. Enfin, impossible de quitter la région sans une visite sur l’île de Runde, surnommée l’île aux oiseaux.

Trondheim, la première cathédrale de Norvège

Credits: Terje Rakke/Nordic life/Innovation Norway
Credits: Terje Rakke/Nordic life/Innovation Norway
Trondheim est la troisième ville de Norvège, capitale de la technologie et grand centre universitaire. Elle a été fondée en 997 par le premier roi viking chrétien, Olaf Tryggvason. Après avoir massacré les prêtres païens qui refusaient de se convertir, il a initié la construction de la cathédrale de Nidaros en 1070. Elle deviendra un haut lieu de pèlerinage au Moyen-âge. De nos jours, les chemins ont été restaurés et accueillent à nouveau les pèlerins.

Pour continuer la visite des monuments religieux, on peut se rendre au palais de l’archevêché, un des édifices les mieux préservés de ce genre en Europe. Construit dans la seconde moitié du 12e siècle, ce palais était la résidence de l’archevêque jusqu’à la Réforme en 1537. Son aile occidentale abrite désormais les joyaux de la couronne, le musée de l’armée ainsi que le musée de la résistance. L’aile sud renferme le musée du palais de l’archevêché qui expose des sculptures originales de la Cathédrale de Nidaros.

Trondheim possède également le musée norvégien de la musique, ainsi qu’un musée des arts et traditions populaires du Trøndelag, installé autour des ruines du château médiéval du Roi Sverre. Un peu plus loin, l’édifice du Stiftsgården est le plus grand palais en bois de Scandinavie. Construit entre 1774 et 1778, il a été vendu à l’Etat norvégien en 1800, pour devenir la résidence royale officielle à Trondheim.

La ville accueille également un grand nombre de festivals. Tous les étés, elle célèbre Saint Olav lors du plus grand festival religieux et culturel du pays. Un festival de jazz, festival international du film, de musique de chambre et de blues sont également programmés.

Bodø et l’aigle de mer

Située au bord de la mer, Bodø est le centre administratif de la région du Northland. Deuxième ville de la Norvège du Nord avec 46 000 habitants, Bodø accueille chaque année près de 1,5 millions de touristes. Nichée entre les pics des montagnes Børvasstindene au sud, Bodø est surtout connue par les voyageurs comme le point de départ des ferry pour les Lofoten. Mais la ville n’est pas dénuée d’intérêt.

On peut visiter le fort de Nyholmen, construit en 1810 pour protéger le comptoir de la ville. Mais son musée le plus intéressant concerne l’aviation. Une exposition très interactive et parfaitement mise en scène, consacrée à l’aviation civile et militaire.

Côté nature, Bodø est célèbre pour ses aigles de mer, que l’on peut observer tous les jours planant au dessus de la ville, ou perchés sur les rochers des îles avoisinantes. Toujours au bord de la mer, on peut enfourcher une bicyclette pour découvrir les phares qui parsèment la côte déchiquetée. Enfin, Bodø étant située au nord du cercle polaire, on peut y admirer le soleil de minuit.

Le Saltstraumen, un des courants de marée le plus puissant dans le monde situé à 30 km de Bodø, vaut bien un détour. Toutes les six heures, 400 millions de m3 d’eau s’engouffrent à des vitesses atteignant 20 nœuds à travers le bras de mer large de 150 mètres et long de 3 km qui relie deux fjords. Les puissants tourbillons peuvent atteindre un diamètre de 10 mètres et une profondeur de 4 à 5 mètres. Un phénomène naturel très impressionnant !

Tromsø, la porte de l’Océan Arctique

Credits: Frithjof Fure/Innovation Norway
Credits: Frithjof Fure/Innovation Norway
Tromsø, la capitale de la Norvège du nord, surprendra les voyageurs par son ambiance festive et très jeune. Un caractère qui n’est pas sans rapport avec ses étudiants, qui viennent dans l’université la plus septentrionale du monde pour s’intéresser à l’environnement polaire, l’océanographie, la climatologie ou les aurores boréales. Ajoutez à cela une vie culturelle et artistique dense et diversifiée, des habitants optimistes et bons vivants et vous obtiendrez ce que les norvégiens surnomment le Paris du Nord.

Tromsø a été fondée en 1794 et devient à partir de 1850 le centre principal de chasse et de pêche à la baleine dans l'Océan Arctique. Au début du XXe siècle, la ville servit de point de départ pour plusieurs expéditions se rendant dans l'Arctique, d'où son surnom de porte de l’Océan Arctique. Le centre historique de la ville a conservé quelques unes de ses premières maisons en bois, mais possède aussi un riche patrimoine néo-classique. Sa cathédrale arctique est l’édifice phare de la ville. Edifiée en 1965, son architecture particulière s’inspire des villes du nord du pays. Sa grande mosaïque de verre laisse pénétrer une lumière incroyable pendant la période du soleil de minuit.

Tromsø est une cité très culturelle, qui possède de nombreux musées. Le musée universitaire est consacré à la culture des Samis ainsi qu’à l’archéologie, aux arts religieux et à la géologie de la région. L’histoire des premiers explorateurs de l’Arctique est retracée dans le musée polaire, installé dans une maison de pêcheur de 1830, une des constructions les plus anciennes de Tromsø. Le musée Perspektivet présente des expositions temporaires consacrées à l’histoire de la ville. Enfin, le musée des Beaux-Arts de Norvège du nord met à l’honneur des œuvres de peintres du XIXe siècle et de l’époque contemporaine. Pour faire une pause après tant de visites culturelles, direction la brasserie Mack Bryggeri, la plus septentrionale au monde. Elle accueille les visiteurs pour des visites guidées sur leurs installations de production et dans la taverne Ølhallen qui date de 1928.

Pour avoir un aperçu de la ville, il faut monter par le téléphérique sur le mont Storsteinen, à 420 mètres d’altitude. Une fois arrivé en haut, on jouit d’une magnifique vue sur la ville, les voies navigables et les montagnes des alentours. C’est également un spot idéal pour observer le soleil de minuit et les aurores boréales.

Alta et ses gravures rupestres

Alta, la plus grande ville du Finnmark, possède le seul site préhistorique reconnu par l’UNESCO en Norvège. Ces peintures rupestres, d’une importance archéologique capitale, ont été découvertes en 1972 sur les rives de l'Altafjord. Réalisées entre le Ve millénaire avant Jésus-Christ et l’an -500, on en dénombre près de 5000. Elles représentent la faune de l’époque, qui n’a pas l’air d’avoir tellement changé : rennes, élans, ours, saumons, baleines et canards.

Mais Alta est également la ville des aurores boréales. Le premier observatoire de ces phénomènes astronomiques a été construit ici à la fin du XIXe siècle. La ville jouit en effet d’un climat très propice à l’observation, avec peu de précipitations, des hivers agréables et des étés chauds. Pendant l’hiver, des balades en chiens de traîneau ou en moto neige permettent de parcourir les paysages enneigés. L’été, on peut partir en randonnée à la découverte des carrières d’ardoise, qui ont fait la richesse de la ville. Les plus courageux pousseront la balade encore plus loin, jusqu’au canyon d’Alta, le plus large d’Europe du Nord.

Kirkenes, une ville au bout du monde

Credits: Terje Rakke/Nordic Life/Innovation Norway
Credits: Terje Rakke/Nordic Life/Innovation Norway
Dernière ville de Norvège avant l’immense Russie et la Finlande, Kirkenes est aussi le terminus du Hurtigruten. Autant dire qu’une fois arrivé ici, on se sent au bout du monde. Bercée par de multiples influences, on peut parfois entendre parler le sami ou le russe dans les rues de la ville. Kirkenes ne s’est développée qu’à partir du début du XXe siècle, avec l’exploitation de mines de fer. Pendant la seconde guerre mondiale, la richesse de son sous-sol lui a valu d’être bombardée par les Anglais et occupée par les Allemands. Aujourd’hui ses habitants vivent toujours de l’activité minière, mais aussi de l’exploitation forestière et plus récemment du tourisme.

Kirkenes est un port qui offre toutes les activités que peut proposer le Grand Nord. Au large, on peut partir pêcher le crabe royal ou admirer le ballet aquatique des phoques. Sur la terre ferme, on peut observer les rennes gambadant tranquillement dans la steppe et la taïga alentours.
Côté culture, la ville possède un musée transfrontalier, qui présente aux voyageurs des éléments sur l’histoire lapone, ainsi que sur la société minière Sydvaranger. La ville accueille également un marché russe une fois par mois, où se vendent des produits traditionnels du pays voisin.
Un peu plus loin dans les terres se trouve le parc national Øvre Pasvik, habité toute l’année par une grande population locale d’ours bruns et de nombreuses espèces d’oiseaux. Un lieu sauvage qui conviendra aux amateurs de randonnée.

Mercredi 21 Avril 2010



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