|
Notez
Mercredi 15 Septembre 2010 - 17:28
Mont Ventoux : sur les traces de Jean-Henri FabreLa mémoire du célèbre entomologiste français est prétexte à s'évader sur un sentier facile, tracé en boucle sous le sommet pelé du Mont Ventoux. Au fil des six kilomètres du parcours, une quinzaine de pupitres thématiques renseignent sur les richesses naturelles des pentes alentours. Idéal pour une après-midi en famille.
Jean-Henri Fabre fut le plus connu des entomologistes français, entre la fin du XIXième et le début du XXième s. Résident de Sérignan, un village de la vallée, nul doute qu’il du arpenter ces versants à la loupe, raison pour laquelle un sentier lui rend hommage, à travers de savantes explications sur la faune, la flore et la mémoire paysanne.
Le parcours pédestre ne présente aucun obstacle majeur, tout juste faut-il rallier, en voiture, la station du Mont Serein. Un petit village de ski familial, vestige d’une époque où la neige tombait drue avant que le réchauffement climatique ne renvoie les skieurs à des altitudes plus élevées… Même à 1 400 m, il y a donc peu de chance que la poudreuse soit au rendez-vous. Garé avant l’entrée de la station, chaussures de randonnée aux pieds, le marcheur contourne la bergerie de l’Avocat et se glisse dans un paysage d’herbe rase et de pierres sèches : rappel, sans équivoque, de la tradition ovine et des transhumances, encore animatrices, l’été, des pentes du Mont Serein. De formidables paysages
Mais l’objet de la balade est surtout forestier. Peu avant le carrefour du Grand-Valat, la frondaison fait vite son apparition, justifiant les pupitres informatifs sur les subtilités végétales du pin sylvestre, du hêtre, de l’if, du mélèze, du lichen…
Après un crochet aux marges de la station, prétexte à une vue dégagée sur le sommet pelé du Mont Ventoux et son totem blanc, le sentier replonge plein Est, au cœur de la forêt, par une piste de ski de fond. En saison froide, c’est un vrai bonheur de randonneur. La belle couleur rousse du feuillage le dispute à l’ocre doré des aiguilles de pin tombées au sol, tandis que monte des vallées, atténué par l’air et la distance, le bruit feutré de la vie rurale. Si l’on continue à lire assidûment les panonceaux didactiques, toujours aussi précis dans leur traduction scientifique du paysage, on prend aussi l’habitude de lever la tête. Pour tenter de voir, justement, cette faune dont on nous vante les mérites. N’y a-t-il pas dans ces forêts le « cul-blanc » (un oiseau migrateur), la vipère d’Orsini, la rare chouette de Tengmalm, et même un couple d’aigles ? Plus sûrement, le regard haut capte à travers des trouées forestières le formidable paysage alentour : les collines du sud Drôme, les Alpes déjà blanchies, les moutonnements des Baronnies et du pays de Sault, doit on croit, par suggestion, sentir l’odorante lavande… Reste à rentrer au Mont Serein. C’est une route qui y conduit, moins agréable que le sentier. Mais il faut bien revenir dans le monde des humains… La suite... Henri Fabre, le grand naturaliste, page 2, et toutes les informations pratiques, page 3. Mardi 5 Avril 2011 - 12:16
Jean-François Rust
Dans la même rubrique :
|
SUIVEZ NOUS
Choisissez votre destination
Commentaire
|
||||
|
|
|||||
Balade



Jabron, la vallée du silence













