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Mercredi 26 Mars 2008 - 10:24

Marie-Antoinette : reine du Grand Palais

Exposition du 15 mars au 30 juin 2008 aux Galeries Nationales


La figure de Marie-Antoinette a toujours fait l’objet d’interprétations multiples : l’« Autrichienne » avide de plaisirs dispendieux, « Victime » de la liturgie versaillaise, ou encore « Ecervelée » boulimique de macarons. Que sait-on cependant du personnage historique ? Depuis le 15 mars et jusqu'au 30 juin 2008, les Galeries Nationales du Grand Palais à Paris tentent de lever le voile sur le destin de la plus célèbre et mystérieuse reine de France.



Portrait de la reine Marie-Antoinette, dit « à la rose » - Elizabeth Louise Vigée-Le Brun Versailles © Photo Rmn
Portrait de la reine Marie-Antoinette, dit « à la rose » - Elizabeth Louise Vigée-Le Brun Versailles © Photo Rmn
Jusqu'au 30 juin 2008, les Galeries Nationales du Grand Palais à Paris rendent hommage à la plus célèbre reine de France, Marie-Antoinette. Aidant à éclairer chacun des aspects de la personnalité de Marie-Antoinette, tant sur le plan de l’éducation que dans les domaines artistiques et politiques, plus de 300 oeuvres sont pour l’occasion rassemblées, provenant de toute l’Europe, dont un ensemble de peintures (Vigée Le Brun) de sculptures (Lemoyne, Boizot et Lecomte) et d’objets d’art (Carlin,Riesener, Weisweiler).

Son histoire

Née en 1755, Marie-Antoinette fut la dernière fille de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle n’était pas destinée à régner. Les hasards de la politique européenne en décidèrent autrement. Cadette de quelques mois du futur Louis XVI, la petite archiduchesse épousa l’héritier de la couronne de France le 16 mai 1770. La fillette qui arriva à Versailles avait reçu une éducation soignée. Comme toutes ses soeurs, elle dessinait, jouait sur scène, chantait et dansait. Dans le véritable cocon que constitua la famille impériale, elle sut former son goût en prenant sa mère pour exemple.

A Versailles, la dauphine Marie-Antoinette fut adulée. On célébra sa beauté et sa vivacité. Devenue reine, l’intérêt porté à sa personne et à sa manière d’être s’en trouva encore renforcé. Chacun des événements marquant de sa vie fit l’objet d’une riche iconographie. Les représentations de la cérémonie du mariage, des fêtes qui l’accompagnèrent, et surtout des naissances et des réjouissances publiques qu’elles suscitèrent, soulignaient sa position à la cour et le rôle majeur qui lui était imparti, celui de donner un héritier au royaume.

Naissance d'un mythe

Jusqu’au début de la Révolution, Louis XVI et ses ministres prirent soin d’écarter la reine de la politique. Aussi Marie-Antoinette s’imposa-t-elle avant tout en émulatrice des arts de son temps, à travers ses commandes. Jeune, attentive aux modes et aux idées nouvelles, désirant rapidement échapper à l’étiquette de Versailles, elle créa souvent avec le soutien attentif de l’administration royale, parfois en marge de tout contrôle, un cadre de vie raffiné qui par certains aspects témoignait de son éducation autrichienne.

Par son besoin de liberté, son désir d’échapper à la cour au profit de cercles choisis, par son caractère dépensier qui nourrit le scandale de l’affaire du collier, Marie-Antoinette s’aliéna rapidement les esprits.Face à une opinion publique toujours moins favorable, l’administration royale chercha à donner de la souveraine une image noble et protectrice en commandant de grandes effigies destinées à être montrées au public à l’occasion des Salons. Elle faisait alors sans doute écho aux préoccupations de la reine, toujours très attentive à sa propre image.

Noyées par une production croissante de pamphlets et d’estampes satiriques, ces effigies ne furent pas comprises. L’« Autrichienne », recluse dans son « Petit Vienne », le Petit Trianon, devint la cause de tous les maux. Après le départ de Versailles pour Paris en octobre 1789, le couple royal ne parut pas comprendre le sens des événements. Peu enclin à modifier son rythme de vie,ballotté au gré des intérêts politiques, maladroit dans certaines tentatives de conciliation ou de fuite, il cristallisa les haines. L’exécution de Louis XVI imposa à Marie-Antoinette toujours plus de dignité. Les heures les plus sombres, jusqu’à l’échafaud, transformèrent la femme. Le mythe était né.

Informations pratiques

Marie-Antoinette, jusqu’au 30 juin aux Galeries nationales du Grand Palais, 3, avenue du Général-Eisenhower, 75008 Paris. Tél. : 01 44 13 17 17.
Ouverture : tous les jours de 10 à 22h, sauf le jeudi jusqu’à 20h. Fermé le mardi.(fermeture des caisses :45 mn avant)
Prix d’entrée : 10 euro, tarif réduit : 8 euros
Accès : M° Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées-Clemenceau.
Audioguide : français,japonais, anglais 5 euros

En savoir plus : www.grandpalais.fr ou sur www.rmn.fr

Mercredi 20 Avril 2011 - 14:19
La Rédaction (AL)


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