Aujourd’hui les compagnies low cost représentent déjà 15% du trafic européen et, selon les prévisions, cela devrait aller en augmentant. Mélange de marketing et d’économies réelles, les compagnies dites à bas coût « cassent » les prix quand elles n’offrent pas carrément de billets gratuits pour assurer la promotion de telle ou telle ligne.
Pour y parvenir, pas de secret. Ces compagnies, au nombre d’une soixantaine aujourd’hui en Europe, ne sont pas des philanthropes. Bien au contraire. L’aspect business et marketing y est encore plus affûté que dans les compagnies traditionnelles. Ces dernières qui fonctionnent avec d’autres modèles économiques et d’autres cultures d’entreprise, ont parfois du mal à s’aligner face à leurs concurrentes.
Un marketing plus affûté que dans les compagnies traditionnelles
La recette est un mix de dynamisme, de réactivité, de technique et d’utilisation intelligente des possibilités offertes par les nouvelles technologies. Une pub agressive et des tarifs « canon » complètent le tout.
Mais comment font-elles ? Commençons par le commencement. La flotte des low cost est, pour les plus importantes, un élément vital. Les appareils doivent être les plus modernes possibles, de la même marque (Boeing ou Aibus) afin d’économiser sur la formation pilote et être les plus denses possibles en sièges afin d’amortir les rotations.
Ces dernières doivent aussi être les plus courtes possibles pour rentabiliser au maximum le temps de vol. Un appareil d’une compagnie low cost vole en moyenne plusieurs heures de plus que celui d’une compagnie traditionnelle.
Deuxième astuce : les low cost sont souvent implantées dans des aéroports secondaires. Pourquoi ? Tout simplement pour économiser sur les taxes et redevances, dont le montant est parfois bien supérieur à celui du billet proposé.
Enfin, elles économisent aussi sur la distribution puisque, pour la plupart, elles revendent leurs billets sur Internet. Certaines, comme Ryanair, font aussi payer les bagages dépassant un certain poids.
Réglementation : pas de passe droits passagers dans l’Union Européenne
Mais alors, ne font-elles pas aussi des économies sur la sécurité et partant sur la maintenance des appareils ? Pas du tout. Ces Cies sont astreintes exactement aux mêmes contrôles que celles dites régulières et aux règles internationales en la matière. Il en va de même en ce qui concerne le droit des passagers en vigueur dans l’Union Européenne.
Enfin, last but not least : les tarifs. Lorsque elles affichent des prix « tête de gondole », ces compagnies appliquent exactement la même politique que les grandes surfaces lorsqu’elles vous attirent dans leurs rayons avec des offres alléchantes : ils ne concernent qu’une quantité limitée de sièges. Autrement dit, vous payerez rarement le prix affiché dans les 4X3.
Si l’on y ajoute les contraintes des billets non modifiables, des boissons et des repas qu’il faudra régler à bord, des retards ou des annulations qui peuvent faire louper une correspondance, des taxes supplémentaires et des suppléments divers (billet plein pot même pour un enfant de moins de 12 ans) ou encore des taxis, train ou autocar pour rejoindre le centre ville (si vous n’êtes pas en correspondance), vous avez toujours intérêt à comparez les tarifs avec les compagnies régulières… et peut-être aurez-vous une bonne surprise !