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Mercredi 23 Septembre 2009 - 07:37

Les coulisses de Top Resa : la tête haute, sur un air de crise


Une première journée sous le signe de la crise. Et de la grippe A. Les regards s'interrogent, inquiets. La veille de l'ouverture du salon, les premiers chiffres de la saison sont tombés : - 11,4% d'affaires pour les voyagistes de début mai à fin août. Ambiance.



Les tête-à-têtes vont bon train / C.Ex.
Les tête-à-têtes vont bon train / C.Ex.
A peine 10 heures, et les allées du salon s'animent. Les exposants peaufinent leur stand. Certains finissent d'installer une pancarte, d'autres cherchent les cd pour les animations musicales ou dansantes.

Les visiteurs, eux, arrivent peu à peu. Tous se bousculent entre le stand pour obtenir leur badge électronique pour entrer au salon et la consigne pour déposer leurs valises. Car la plupart des visiteurs ne sont pas Parisiens.

Ils viennent de toute la France. Des agents de voyage de Lyon, des journalistes de Marseille, des commerciaux d'Orléans. Tout le gratin du monde du tourisme s'est donné rendez-vous à Top Résa. Et même des people : pour cette première journée, Nelson Monfort s'est engouffré entre les stands.

Pourtant, cette année, certains murmurent : "Il y a moins de monde que l'an passé, vous ne trouvez pas ?". En cause : la crise. Peut-être. En tout cas, si elle a obligé certains professionnels à délaisser le salon ou à ne pas prendre de stand, elle est dans tous les esprits.

Les cartes de visites comme monnaie d'échange

Des drôles d'objets se promènent dans les allées, un coup de pub pour Air France / C. Ex.
Des drôles d'objets se promènent dans les allées, un coup de pub pour Air France / C. Ex.
Les réservations pour les vacances d'hiver sont en chute libre par rapport à l'an dernier. Sur Internet, les offres de séjours au soleil s'étalent en première page, les promotions avec des départs immédiats se multiplient.

Juillet et août n'ont pas fait le plein. Certaines destinations habituellement très recherchées (comme l'île Maurice, le Maroc, la Turquie…) ne se sont vendues qu'après des réductions de prix de 10% à 20%. Sans parler de la grippe A qui freinent les réservations.

Les tête-à-têtes entre pros n'éludent pas le sujet. "Les budgets sont plus serrés cette année, il faudra attendre l'an prochain pour envisager d'autres projets", confie une attachée de presse à des journalistes. Elle ne les emmènera pas cette saison visiter la région qu'elle promeut.

Un peu plus loin, les cartes de visites s'échangent. Des bouts de cartons devenus l'objet phare de ces quatre jours. "Il faut en avoir beaucoup sur soi et en laisser un peu partout, ça peut toujours servir", analyse un commercial.

Tout est bon pour attirer les regards

D'autant qu'avec la crise, il ne faut surtout pas perdre de temps. Dès l'ouverture, les commerciaux enchaînent les stands à la recherche de la bonne personne à convaincre.

Les agents de voyage, eux, sont les cibles prioritaires des offices de tourisme et des voyagistes. Ce sont eux qui sauront le mieux vanter une destination ou une autre à leurs clients. Alors tout est bon pour attirer leur regard et titiller leur curiosité.

Chaque exposant a sa recette. Pour l'office du tourisme de l'Azerbaïdjan, ce sont des danseuses, pour la Colombie une photo gratuite devant un fond de rue colombienne, un peu plus loin des friandises, des spécialités culinaires...

Mais la recette ne prend pas toujours. "Moi je sais quelles destinations je veux voir, ce sera plutôt centré sur l'Amérique du Sud", commente une agent de voyage parisienne. "Je n'ai pas le temps de m'attarder, je n'ai qu'une demi-journée pour visiter tout le salon".

Quatre heures pour visiter 350 exposants. La crise serait aussi passée par là. Les agences de voyages ont, elles aussi, pas de temps à perdre.

Ambiance du côté des stands, comme celui de Panama !!!

Mardi 21 Septembre 2010 - 14:38
C. Ex.

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