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Mardi 18 Janvier 2011 - 13:55

Les Pyrénées-Atlantiques : de Biarritz à Hendaye en passant par Saint-Jean-de-Luz


Jeux d’eaux et de casino. Prisées des têtes couronnées comme des jeunes surfeurs, les plages du golfe de Gascogne ont réussi le pari d’offrir une palette d’infrastructures et de bonheurs différents en toute harmonie. Depuis longtemps, soleil et joie de vivre à toute heure ont attiré ici peintres et poètes, et cette séduction s’étend aujourd’hui aux sportifs, aux familles, aux amoureux de la nature comme aux amateurs de roulette et de nuits folles.



Biarritz, l’impériale

Les Pyrénées-Atlantiques : de Biarritz à Hendaye en passant par Saint-Jean-de-Luz
Petit port baleiner au début du 19e siècle, Biarritz s’est vu fréquenté par les citadins de Bayonne en quête de plages et de détente. Parmi eux, la fille d’un grand d’Espagne émigré, Eugénie de Montijo devait devenir impératrice des Français, et sut convaincre son Napoléon III de mari de transformer la plage de son adolescence en une résidence estivale impériale.

Devenue tendance, la station attire alors vedettes et têtes couronnées, lords anglais et aristocrates russes, stars de cinéma et artistes célèbres, tous friands de son atmosphère luxueuse et originale. De nombreuses villas étonnantes fleurissent pendant la Belle Époque et les Années Folles, qui accueillent Sarah Bernhardt et Cocteau, Hemingway ou Charlie Chaplin, et beaucoup d’autres célébrités.

En 1957, un cinéaste américain de passage importe la planche de surf venue de Californie, et la ville devient rapidement la capitale du surf européen, construisant même en ce moment la Cité du surf et de l’océan (ouverture en 2011).

Balade sur les pas d’Eugénie : Biarritz doit son charme à ses plages ourlées de rouleaux propices au surf et festonnées de jardins et de sentiers accrochés à mi-falaises. Une balade en terre et mer relie en une demi-journée les principaux sites à voir dans la ville.

Le château Javalquinto abrite l’Office de tourisme, villa néogothique parmi les résidences édifiées là après le Second Empire ; la chapelle impériale hispano-mauresque voulue par l’impératrice ; l’église orthodoxe russe de style byzantin et ses magnifiques icones ; le phare de la Pointe Saint-Martin et la vue panoramique depuis le sommet ; la place Bellevue aménagée par Jean-Michel Wilmotte ; le plateau de l’Atalaya d’où la vue plonge sur le petit port des pêcheurs ; le fameux rocher de la Vierge attaché à la côté par une passerelle de style Eiffel ; le musée de la Mer juste avant la plage du Port-Vieux ; la villa Belza perché sur son piton en surplomb de la Côte des Basques et la Perspective où se trouve l’Établissement des Bains art-déco actuellement en cours de rénovation.

Biarritz et ses voisines : en suivant la côte vers le sud et Saint-Jean-de-Luz, le promeneur découvre des petites stations au charme intact et notamment Bidart perché sur la falaise et lové autour de son fronton où les parties de pelote font fureur.

Puis Guéthary et ses plages tranquilles où les surfeurs s’en donnent à cœur joie. Et Arcangues toujours envahi par les fidèles de Luis Mariano, enterré dans "ce coin de France où le bonheur fleurit, où l’on connaît d’avance les joies du Paradis", comme il le chantait si bien.

En rejoignant Bayonne vers le nord, la route traverse Anglet, poumon vert de la communauté d’agglomération, grâce à ses longues plages de sable fin et sa pinède préservée pour les marcheurs.

Saint-Jean-de-Luz, la douce

Les Pyrénées-Atlantiques : de Biarritz à Hendaye en passant par Saint-Jean-de-Luz
Construite sur une baie superbe, la cité fut longtemps le repaire de corsaires célèbres. Le développement de sa voisine biarrote lui amena par ricochet un tourisme « people » qui fit pousser les villas balnéaires au voisinage des anciennes maisons basques aux colombages peints et des demeures d’armateurs du 17e siècle.

La douceur de vivre y est toujours de mise, autour des bateaux colorés du port comme de la longue plage rejoignant la Pointe Sainte-Barbe.

Le promeneur découvre au fil des rues piétonnes du centre la Maison Louis XIV et ses menuiseries de marine, l’église Saint-Jean-Baptiste et ses galeries de chêne encadrant la nef, et de nobles demeures comme la maison de l’Infante ou la maison Saint-Martin.

Les voisines du sud :
aux portes de la ville, Ciboure, cité natale de Ravel, mêle sur une colline maisons basques à pans de bois et demeures de pierre altières.

Du sémaphore, la vue particulièrement magnifique s’étend sur la corniche basque de l’Espagne jusqu’à Biarritz.

De l’autre côté de l’embouchure de la Nivelle, le fort de Socoa construit sous Henri IV défendait l’entrée de la baie Pierre Benoit, l’auteur de l’Atlantide, repose à Socoa.

Plus loin, le château médiéval d’Urtubie construit par Edouard III d’Angleterre est devenu au fil des siècles une belle demeure classique dont une partie est reconvertie en hôtel.

La vallée de la Nivelle et La Rhune : un joli circuit (13 km) au fil de la Nivelle, très apprécié des enfants pour sa diversité, rejoint Ascain, authentique communauté labourdine où le visiteur se régale des maisons colorées sur fond de crépi blanc, du fronton de pelote toujours animé et des histoires de contrebandiers toujours renouvelées par l’imagination des conteurs basques.

Puis la maison Ortillopitz, ferme labourdine du 17e siècle, qui a conservé le décor et la vie traditionnelle d’une famille basque (www.ortillopitz.com) au sein d’un domaine agricole de 18 ha.

Et enfin La Rhune, montagne emblématique du pays basque, que l’on rejoint en petit train à crémaillère, à l’allure folle de 8km/h, ce qui laisse tout le temps d’admirer faune et flore locale. Par beau temps, le panorama depuis le sommet est réellement somptueux sur les Pyrénées, l’océan et les forêts landaises.

Hendaye, la presque espagnole

Les Pyrénées-Atlantiques : de Biarritz à Hendaye en passant par Saint-Jean-de-Luz
Séparée de l’Espagne par la seule Bidassoa, Hendaye a adopté le style de vie festif de ses voisines Irún et Fontarabie. Si les journées sont consacrées à la baignade sur sa magnifique plage, aux sports nautiques dans la baie de Chingoudy que forme l’estuaire, aux randonnées sur le sentier du littoral ou aux balades dans les rues et jardins fleuris de la ville, les soirées sont vives et animées dans les bars à tapas, appelés ici les « pintxos ».

Les amoureux de littérature ont une pensée pour Pierre Loti qui écrivit plusieurs de ses livres dans sa maison basque et les historiens se souviennent qu’ici fut décidé le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse, infante d’Espagne.

Les sportifs vont se ressourcer dans le centre de thalasso ouvert par le rugbyman Serge Blanco.

En suivant la corniche, on parvient au château d’Abbadie, impressionnant délire moyenâgeux dû à Viollet-le-Duc, à la demande d’un explorateur retiré sur la Pointe Sainte-Anne.

Mardi 18 Janvier 2011 - 13:55
Aline Pontallier

Le Guide Pyrénées-Atlantiques





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