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Vendredi 10 Septembre 2010 - 14:51

Les Landes de la vallée de l’Adour


Les sites et habitants des berges de l’Adour respirent la prospérité et la joie de vivre. C’est la terre des foies gras, des courses de vaches landaises, et des paysages vallonnés et verdoyants qui précèdent les Pyrénées. On y mange bien, on y chante, et cette ambiance locale s’ajoute aux charmes des rouleaux pour les surfeurs du golfe de Gascogne.



Dax la joyeuse, entre thermes et férias

La Fontaine d'eau chaude de la Nèhe à Dax - DR : Flick'r
La Fontaine d'eau chaude de la Nèhe à Dax - DR : Flick'r
A l’origine, la ville s’est élevée sur pilotis au-dessus d’un lac nourri de sources chaudes appréciées dès l’époque romaine pour leurs propriétés thermales, notamment en matière de rhumatismes.

Les limons de l’Adour comblent peu à peu le lac et la ville s’établit en terre ferme. Mais elle a conservé ses traditions thérapeutiques, puisqu’elle est aujourd’hui considérée comme la meilleure station thermale française.

Même si vous n’êtes pas curiste, la ville offre au promeneur de belles découvertes dans un joli cadre de parcs et de jardins et dans une ambiance chaleureuse très caractéristique des Dacquois.

Ambiance qui déploie ses fastes et folies lors des férias d’août, mais qui baigne la ville tout au long de l’année.

Au fil de ruelles piétonnes semée ça et là de bijoux architecturaux Art-déco, on peut visiter le musée de Borda, installé dans la chapelle des Carmes, la crypte archéologique qui détient de belles œuvres d’art gallo-romaines, et le musée Georgette Dupouy qui rend hommage à une artiste peinte méconnue, contemporaine d’Utrillo.

A Saint-Paul-lès-Dax, le promeneur a l’occasion d’en savoir plus sur la vie et les œuvres sociales du très célèbre saint Vincent-de-Paul, enfant du pays du 17e siècle, aumônier général des galères de Louis XIII et créateur avant l’heure, malheureusement, des soupes populaires.

Les familles se rendront au conservatoire avicole de Magescq où sont élevés des gallinacées de toutes races, parfois même en voie de disparition.

Hossegor, le surf branché du Gouf de Capbreton

Aujourd’hui des surfeurs venus du monde entier viennent à Hossegor - DR : CDT Les Landes
Aujourd’hui des surfeurs venus du monde entier viennent à Hossegor - DR : CDT Les Landes
Jusqu’en 1571 où Charles IX décida de le fixer pour protéger le port, l’Adour fut un fleuve baladeur, se jetant dans l’océan ici et là selon les ères et le sable.

Il a creusé ainsi une vallée sous-marine qui descend à plus de 3000m devant les côtes actuelles, le Gouf de Capbreton. Après l’édification d’une digue et d’un chenal pour le domestiquer, les anciens lits du fleuve se sont résorbés en petits lacs salés, dont celui d’Hossegor, niché au milieu des pins et où les enfants se baignent en toute sécurité.

La station balnéaire s’est développée autour de longues plages bordées de pins, où se sont peu à peu implantées des villas typiques des années folles mais inspirées de la tradition basque. Des hôtels, un golf, un casino ont complété l’équipement pour attirer une clientèle chic, qui côtoie aujourd’hui des surfeurs venus du monde entier.

Plus au sud, Capbreton offre déjà une vue magnifique sur la Pyrénées, et ses infrastructures sont axées sur les loisirs à partager en famille : écomusée, parc animalier, pinède aux singes et autre reptilarium précèdent la réserve naturelle du marais d’Orx qui sert d’étape à une importante faune avicole migratrice.

La balade des 4 étangs pour comprendre l’écosystème hydraulique de la vallée de l’Adour dans une boucle de 55km au départ d’Hossegor.

De Seignosse-Le Penon, station balnéaire dans la pinède, l’itinéraire rejoint l’étang Noir et sa réserve naturelle. Une passerelle d’1km enjambe le marais et permet de s’immiscer dans la vie de la forêt originelle.

L’étang Noir se jette ensuite dans son voisin l’étang Blanc, apprécié des chasseurs de canards et des pêcheurs, puis dans le lac Hardy.

Un sentier pédestre relie les deux premiers.

Reprendre la route jusqu’à Soustons et son immense lac perdu dans les roseaux et les arbres, avant de rejoindre la côte et l’embouchure des étangs à Vieux-Boucau-les-Bains, où un autre lac salé est désormais aménagé en grand complexe touristique.

Les enfants apprécient tout particulièrement le port miniature où ils peuvent piloter (dès 12 ans) des répliques de chalutiers ou de ferries électriques.

Les gourmandes du cœur du pays landais

L'intérieur de la chapelle de l'abbaye bénédictine de Saint-Sever - DR
L'intérieur de la chapelle de l'abbaye bénédictine de Saint-Sever - DR
Les richesses de la Chalosse

Avec Saint-Sever et son industrie agro-alimentaire en tête de proue, le pays de Chalosse témoigne de la fertilité d’une vallée habitée depuis la préhistoire. Ici vivait en effet la dame de Brassempouy, la plus ancienne femme sculptée connue au monde.

Outre ses poulets labellisés, Saint-Sever possède une abbaye bénédictine et un couvent des Jacobins qui emplissent une visite.

Une balade en boucle de 90km depuis Saint-Sever vous fera découvrir la crypte de Saint-Girons à Hagetmau où s’arrêtent les pèlerins de Saint-Jacques, la maison consacrée aux fouilles de Brassempouy, et les châteaux d’Amou et de Gaujacq. Un musée de la Chalosse attend els curieux à Montfort-en-Chalosse, et le bourg fortifié de Montaut, dominant la vallée de l’Adour, ramène à l’époque des guerres de religion.

Les jambons du Tursan

A Aire-sur-Adour, capitale des fiestas taurines sur les berges de l’Adour, on célèbre la jeune martyr Quitterie, sainte patronne de la Gascogne, dont le sarcophage repose dans la crypte de l’église St-Pierre-du-Mas.

Une balade de 90 km relie les principales curiosités du Tursan : avec d’abord les vins locaux rassemblés dans la cave coopérative de Geaune, jolie bastide aux maisons de bois et à la place bordée d’arcades, comme celle de Pimbo, autre bastide étape des chemins de Saint-Jacques.

Arzacq abrite la maison du Jambon de Bayonne et son espace muséographique sait retenir l’attention des enfants, entre vidéos, contes et rencontre de cochons venus du monde entier.

A Samadet, c’est la faïence qui est reine depuis le 18e s., époque de sa manufacture royale de céramiques, histoire retracée dans les deux musées qui lui sont consacrés. A Eugénie-les-Bains, ainsi nommée en hommage à l’impératrice, on soigne les affections rhumatologiques et digestives, et à Larivière, on a enchâssé le rugby dans une église, Notre-Dame-du-Rugby.

Et Grenade-sur-l’Adour, bastide du 14e s., clôt la promenade dans le temps avec un petit musée de l’histoire landaise, pour une belle journée complète des diversités locales.

La cité de b[Peyrehorade]b, dite de la pierre trouée - DR
La cité de b[Peyrehorade]b, dite de la pierre trouée - DR
Le pays d’Orthe

Au confluent des gaves de Pau et d’Oloron qui portent toujours des gabares avant de se jeter dans l’Adour, se trouve la cité de Peyrehorade, dite de la pierre trouée. On y pratique de moins en moins la pêche à la pibale pur cause de disparition des anguilles, mais la criée existe toujours, bien que les prix aient atteint des sommets « caviarisés ».

Le pays d’Orthe possède deux joyaux architecturaux : l’abbaye d’Arthous du 12e siècle, ancienne étape de pèlerinage, qui accueille le centre départemental du patrimoine des Landes et un espace muséographique ludique ; et le monastère bénédictin de Sordes-l’Abbaye qui est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Vendredi 10 Septembre 2010 - 16:51
Aline Pontailler

Le Guide Landes





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