|
Notez
Mercredi 16 Février 2011 - 14:00
Les Bouches-du-Rhône : à la découverte d'Arles et la camargueSituée entre les deux bras du Rhône, la Camargue s’étire sur plus de 75 000 hectares. Un espace sablonneux où se mêlent la terre et l’eau et forme un triangle entre Arles au nord, les Saintes-Maries-de-la-mer à l’ouest et Port-Saint-Louis-du-Rhône à l’est.
C’est à vélo, à pied, à cheval ou en canoë-kayak qu’il est le plus agréable de partir à sa découverte, pour s’enfoncer dans cette immensité primitive et salée, faite d’alluvions, d’étangs, de marais, de terres arides et de rizières. C’est la terre sauvage par excellence.
Pays du soleil, du vent et des eaux, la Camargue constitue un monde à part dont l’équilibre reste fragile. Bien que sauvage, elle tire, malgré tout, ses revenus de l’agriculture (culture de riz AOC, de blé et de la vigne, élevage des taureaux et des chevaux), de la récolte du sel, de la pêche, de la chasse et bien sûr du tourisme. La Camargue, c’est d’abord une grande étendue de terres plates et marécageuses, entre la Provence et le Languedoc. Un territoire sauvage qui constitue un des plus beaux sites naturels d’Europe. Le milieu est soumis en permanence à l’influence du sel. La faune et la flore sont protégées par le Parc naturel régional de Camargue. Taureaux, chevaux, flamants roses et autres oiseaux de marais se partagent le territoire. La Camargue sauvage
Les oiseaux migrateurs en Europe viennent y passer l’hiver. En décembre, les touristes les plus patients pourront peut-être les observer depuis les sentiers de randonnée de la réserve nationale de Camargue de l’étang de Vaccarès.
Le musée camarguais se visite au mas du pont de Rousty : histoire et sentier de découverte autour d’un mas traditionnel pour prendre la mesure des lieux. Le domaine de la Palissade, propriété du conservatoire du littoral et des rivages lacustres, anime des visites guidées de la flore et de la faune pour les groupes et les particuliers. Un des points essentiels de la Camargue : les Saintes-Maries-de-la-Mer. La ville ouvre l’une des deux portes d’entrée de la Camargue, avec Salin-de-Giraud. C’est la Camargue des longues plages, des promenades en bateau, voire en canoë-kayak sur le Petit Rhône et les canaux. Les Saintes-Maries-de-la-Mer c’est aussi la terre d’accueil du peuple gitan : chaque année ils se retrouvent autour de deux événements majeurs : le pèlerinage gitan au mois de mai et le pèlerinage d’octobre. Un peu plus à l’est, Salin-de-Giraud, elle, ouvre l’accès à « la digue à la mer ». D’ici les touristes peuvent observer les marais salants et les dunes de sel. Non loin de là, Port-Saint-Louis-du-Rhône offre sa tour fortifiée et ses vastes plages de sable sauvage, d’où l’on peut s’embarquer pour des excursions maritimes, ou pour goûter aux plaisirs du char à voile. Deuxième entité remarquable du pays d’Arles, la Crau est une steppe aride qui accueille une faune, notamment un vivier ornithologique particulier, et une flore riches. Dans cet espace sec sans exemple en France, les canaux d’irrigation ont créé des prairies et un écosystème particulier que l’on peut découvrir à l’écomusée de Saint-Martin de Crau. La Camargue des manades
La Camargue, c’est le pays de l’homme, du cheval et du taureau, un territoire indépendant sauvage rustique et authentique.
Au cœur de la Camargue, Arles est une des villes les plus hispaniques de France pour les passionnés de tauromachie (aficionados). C’est ici que vit l’esprit rebelle, celui des taureaux fougueux et des fiers gardians. Dans le delta de Camargue et dans la Crau, le taureau est un dieu animal adoré par les hommes qui l’élèvent sous le soleil depuis des siècles. C’est par la présence du taureau de race Camargue que s’explique l’habitat des mas blancs du delta du Rhône. Dans les manades, les chevaux de race Camargue, à la robe blanche grisée, sont dressés à conduire et trier les taureaux dont la viande possède une AOC. Le cheval Camargue, compagnon du manadier et du gardian, participe à toutes les manifestations officielles à caractère traditionnel, il fait partie intégrante de la vie camarguaise. Lorsqu’ils ne se donnent pas en spectacle dans les arènes ou les rues de la ville, les taureaux de Camargue, très indépendants, vivent en troupeaux appelés "manades" (du provençal "manado" : poignée, dans la main) ; leur terrain d’élevage est composé de marais et d’espaces naturels sauvages. Et la corrida ? Elle appartient à une autre tradition méditerranéenne antique. On lui préfère dans les villages les jeux taurins : courses camarguaises, courses de taureaux ou courses à la cocarde où le raseteur à pied doit retirer pompons et ficelles des cornes mêmes du taureau rebelle. Autrefois simple divertissement, entièrement libre (quiconque en avait le courage pouvait descendre en piste), la course camarguaise possède aujourd’hui un règlement strict, une fédération, des professionnels. Reconnue comme sport depuis 1975, la corrida se pratique de mars à octobre. Mais les fêtes traditionnelles, ce sont aussi les abrivados où les taureaux conduits par les gardians à cheval traversent les villages pendant les fêtes votives annuelles, et les ferrades où l’on marque les “taurillons” au fer rouge. Le bon plan : visiter la Camargue à cheval
Il existe de nombreux sentiers équestres en Camargue. Et de nombreux centres équestres.
Débutants ou confirmés, sous la houlette d’un accompagnateur ou en liberté, les cavaliers de loisir approchent d’autant mieux la nature qu’ils font corps avec leur monture. Le cheval est la meilleure option pour découvrir la beauté brute des paysages camarguais. Sur le dos des chevaux, les randonneurs arpentent les plages de sable fin à perte de vue en observant la faune et la flore typique camarguaise. Vendredi 8 Avril 2011 - 09:41
la rédaction
|
Les Bouches-du-Rhône en Photos
Choisissez votre destination
Commentaire
|
|||||||||||||
|
|
||||||||||||||
Balade






Les Bouches-du-Rhône : Marseille, les sites incontournables à visiter

















