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Mercredi 16 Février 2011 - 13:11
Les Bouches-du-Rhône : Marseille, un peu d'histoireVille d’accueil et d’immigration du berceau méditerranéen, Marseille reste profondément marquée par son passé et exhume sans cesse les vestiges de toutes les cités qui se sont superposées au fil des siècles.
C‘est à la fin du XIXe siècle que Marseille connaît son apogée - DR
Elle est un véritable parcours qui conduit le visiteur depuis ses origines grecques et romaines jusqu’à la modernité de notre siècle et les grandes réalisations architecturales du XXIe siècle, en passant par les fondations religieuses médiévales, les fortifications du XVIe siècle, les riches demeures des XVIIe et XVIIIe siècles et les nombreux édifices prestigieux construits au XIXe siècle.
Une visite à Marseille revient à traverser son histoire. Car la cité phocéenne est la plus vieille ville française. Mythe ou réalité, Massalia semble avoir été le fruit d’une histoire d’amour entre Protis le Phocéen, un Grec d'Asie Mineure et Gyptis la Ségobrige, une Celte. Ils auraient fondé la cité vers 600 avant J.-C.. A l’Antiquité, Marseille développe une vitalité navale, commerciale, culturelle et scientifique sur le reste de la Méditerranée. Au Moyen-Age, la situation tourne et la ville connaît de nombreux troubles : invasion, guerre civile, peste… Mais à la fin du Moyen-âge, malgré les luttes politiques de l’époque la ville retrouve un certain équilibre et redevient prospère. La Renaissance et l’époque des Lumières font de Marseille une grande ville. Les rois prennent conscience du potentiel de la cité. Ils la fortifient. C’est François Ier qui fit construire la Tour Saint-Jean. Louis XIV, lui, fit édifié les Forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, encadrant l’entrée du port. Puis, Marseille acquiert la notoriété d'un port mondial. Il devient port d’échanges de luxe avec la côte péruvienne et développe le commerce dans l'Océan Indien. Une ville accueillante au XXe siècle
A l’époque moderne, la ville connaît un essor industriel considérable avec des huileries, savonneries, minoterie, raffineries de sucre et une manufacture des Tabacs. Elle devient alors un lieu de promenade, d’échanges, de commerce et d’avant-garde, où se côtoient la noblesse, la bourgeoisie et les riches négociants de passage.
C‘est à la fin du XIXe siècle que Marseille connaît son apogée. Le port est reconnu comme « port international de commerce » et « grand port de voyageurs ». Il est le point de départ des lignes de paquebot de l'Extrême Orient. Au XXe siècle, la Ville reçoit des flots continus de nouveaux arrivants, attirés par son intense activité. Certains ne font que passer tandis que d’autres s’y installent. D’abord, les Italiens, puis ce sont les Arméniens qui se réfugient sur Marseille dans les années 1915-1920. Dans la seconde moitié du XXe, entre 1950-1970, la région marseillaise attire en masse les travailleurs d'Afrique du nord, de Turquie et d'Asie. Sa population quintuple. La Seconde Guerre mondiale atteint profondément Marseille. La destruction des vieux quartiers entraîne l'évacuation de milliers de personnes. Et la perte des colonies française engendre le déclin des activités classiques de négoce et d'industrie. Le chômage s’installe. C’est le pétrole qui rend à Marseille son statut de 2ème port d'Europe. Aujourd’hui, la ville s’est tournée vers l'Europe et la Méditerranée, avec notamment le lancement de son école de management Euromed en 1995. Marseille sera aussi Capitale européenne de la Culture en 2013. Vendredi 8 Avril 2011 - 09:43
C. Ex.
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