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Mercredi 5 Janvier 2011 - 15:25

Les Alpes-Maritimes : à la découverte de Nice


Première curiosité française pour les touristes étrangers après Paris, la Côte d’Azur possède un charme unique, fait de plages et de farniente chic, de palaces nostalgiques de la belle Epoque et de gourmandises parfumées entre tomates sucrées et citrons acidulés. A déguster sans modération tout au long de l’année.



Nice, perle de la Côte d’Azur

La quai des Etats-Unis en plein été - DR : Patrick Mourris
La quai des Etats-Unis en plein été - DR : Patrick Mourris
Choisie par les Grecs pour son étonnant site en amphithéâtre, la baie de Nice n’a cessé de fasciner les voyageurs au fil des siècles. La rondeur parfaite de sa baie, la protection qu’offre le cirque de collines et le promontoire central où se dresse la vieille ville, en faisait le lieu idéal pour la fondation d’une colonie.

Souvent martyrisée par les conflits (voir Histoire) qui déchirèrent la voie de communication transalpine, la ville a su conserver son caractère propre, décliné en plusieurs visages au fil de ses quartiers.

Historique, le Vieux Nice est un dédale de ruelles fraîches et vivantes. On y côtoie des façades somptueusement baroques et des petites échoppes méridionales, des chapelles élégantes et des fenêtres pastel où sèche du linge au vent. On l’aborde par en bas, depuis le Cours Saleya qui embaume des senteurs du marché aux fleurs et aux légumes.

Pour remonter peu à peu vers le château, en visitant au passage les chapelles baroques de la Miséricorde et de l’Annonciation, consacrée à sainte Rita, puis l’église Saint-Jacques bâtie par les Jésuites, et la cathédrale Sainte-Réparate dont le dôme polychrome vernissé s’illumine au coucher de soleil.

Le palais Lascaris à Nice - DR
Le palais Lascaris à Nice - DR
La légende de la sainte patronne de la ville raconte son voyage funéraire depuis la Palestine, portée par des Anges, qui pourraient avoir donné leur nom à la Baie. Plus loin, le palais Lascaris raconte aux visiteurs le mode de vie des grandes familles locales avant la Révolution.

Si vous faites la balade le matin, vous trouverez la place Saint-François en suivant les cris joyeux du marché au poisson autour de la fontaine, avant de rejoindre la place Garibaldi et ses élégantes façades ocrées. Son ambiance très italienne fait de la place, piétonne, le rendez-vous incontournable des Niçois en fin de journée.

En poursuivant par l’église Saint-Martin-Saint-Augustin, qui semble ne plus savoir à quel saint se vouer depuis le 16e siècle et la Réforme, vous arrivez au Château, jolie promenade sur l’emplacement du vrai château détruit en 1706 par Louis XIV, d’où vous bénéficierez d’une vue magnifique sur la baie et les toits du vieux Nice. Descente possible au niveau de la mer par ascenseur.

Les Alpes-Maritimes : à la découverte de Nice
Culturelle, la ville s’enorgueillit à juste titre des plus riches collections d’art contemporain qu’on puisse admirer en province.

La plus complète se trouve dans le musée d’Art moderne et d’Art contemporain qui fait la part belle à l’école primitive de Nice et aux précurseurs américains. Plus ciblés, le musée Chagall a été créé pour recevoir la donation faite par le peintre lui-même de ses grandes toiles du Message biblique ; et le musée Matisse, niché dans une villa génoise du 17e s., retrace tout le parcours de l’artiste, en peintures, dessins et sculptures.

Proche de ce dernier, se trouvent les arènes de Cimiez, qui accueillent chaque été des amoureux du jazz. Dans le site archéologique, un musée évoque le passé antique des lieux depuis les Romains jusqu’au bas Moyen Âge.

Et sur la place du monastère franciscain voisin, l’église Sainte-Marie-des-Anges abrite des œuvres majeures de Louis Brea, membre d’une célèbre dynastie locale.

DR : CDT Côte d'Azur - Pierre Behar
DR : CDT Côte d'Azur - Pierre Behar
Internationale, Nice est connu du monde entier pour sa Promenade des Anglais qui longe la baie dans toute sa longueur, en surplomb de la plage de galets qui fit le bonheur des britanniques dès le 18e siècle. Ce sont eux qui tracèrent ce chemin qui longe la mer à une époque où elle était peu accessible.

A la Belle Époque, des mécènes commencèrent à bâtir sur cette avenue exceptionnelle des hôtels de luxe, comme le Negresco qui reste le témoin le plus prestigieux de cette période faste, avec sa verrière Eiffel et ses cristaux de Baccarat.

Son voisin, le palais de la Méditerranée a conservé sa façade grâce à son inscription aux Monuments historiques mais s’est vu transformer en complexe de jeu et tourisme d’affaires. D’autres casinos, restaurants, terrasses privées et jardins de sculptures se succèdent au long de la baie jusqu’au pied de la vieille ville, avant d’arriver au port, autrefois creusé dans les marécages sur l’ordre des ducs de Savoie.

Plus exotique, la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas est une des plus grandes construites hors de Russie et témoigne de la magnificence des tsars de l’époque : coupoles à bulbes, croix dorées à l’or fin, mosaïques d’artistes et iconostase sur bois rehaussée d’argent et de pierreries.

Les bons plans pour visiter Nice

Le pass Nice Riviera offre l’accès illimité au bus à impériale qui dessert les musées et galeries de la ville, gratuits depuis deux ans. Il existe aussi des petits trains touristiques pour découvrir les principaux quartiers.

Depuis 2009, Nice fournit, à l’instar des vélibs parisiens, des vélos en location répartis en 90 stations dans le centre-ville.

Le pays niçois vu d’en haut
Une courte boucle de 11 km vous mène vers deux promontoires qui offrent une vue extraordinaire sur la côte. Depuis le Mont Boron se découvre la côte jusqu’au Cap d’Antibes et l’Esterel. Du pied du fort de Mont Alban, on distingue la baie des Anges et le cap Ferrat.

Une journée sur le Mont Chauve
Un circuit sympathique (50 km) si vous avez peu de temps, vous montrera quelques villages de l’arrière-pays niçois en suivant la vallée du Gabre jusqu’à Tourrette-Levens. Arrêtez-vous à Falicon, village perché typique apprécié par Jules Romains comme par la reine Victoria. Et faites une boucle dans les gorges de Gabre, sculptées dans le calcaire. Au bout, une randonnée de 30mn A/R permet d’atteindre le Mont Chauve d’Aspremont (854m) d’où le panorama s’étend du littoral aux cimes enneigées des Alpes, et, jour de chance, jusqu’à la Corse.

Plus au nord, Tourrette-Levens, étape de la route du sel perchée sur un éperon rocheux, abrite un musée des Métiers traditionnels. Un autre village perché sur les contreforts du mont Chauve s’enroule en escargot autour de son église. Le retour à Nice s’effectue par les cascades de Gairaut, jolie piscine naturelle en surplomb de la ville.

Mercredi 5 Janvier 2011 - 15:25
Aline Pontallier

Le Guide Alpes-Maritimes





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