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Lundi 23 Novembre 2009 - 11:18
La Vénétie et ses merveilles, Palladio à VicenceEn bout de lagune, une plaine vallonnée, des maisons pimpantes dans leurs bouquets de pins et de cyprès, des vignes aussi, des cultures. Vicence balise avec Vérone et Padoue ces allures de Toscane aux pieds de falaises parfois dolomitiques, celles des monts Grappa et Lessini tandis que les hauteurs de Berici dominent la vallée du haut de leurs 444m. La Vénétie du 16e siècle apparaît comme une mise en scène magistrale de la Renaissance orchestrée par Venise.
Eglise de San Vincenzo et Palais del Monte / Fototeca ENIT Vito Arcomano
Andrea Pietro della Gondola est né à Padoue en 1508. On le retrouve à Vicence en 1524 dans l’atelier de 2 maîtres. Toute la richesse de cette région vient des villas à la fois banques et entrepôts de vente donnant à la Vénétie sa formidable prospérité.
Andrea a toutes les faveurs des propriétaires opulents et des milieux culturels et aristocratiques. Son voyage à Rome en 1541 lui fait découvrir la mythologie et l’âme de la cité antique. Il devient le grand architecte de l’histoire. On le baptise Palladio. Il apporte une vision nouvelle de la ville et donne une leçon d’architecture universelle. Son style aux proportions sans précédents sera imité dans le monde entier. C’est lui qui va signer les plus belles villas parmi les 4000 de la région… Palladio cherche à bâtir à partir de ce qui existe, il intègre l’environnement, assure l’équilibre entre les arcades et les portiques, ces grottes mystérieuses, et les colonnes triomphantes haussant les belvédères surmontés de statues. A l’intérieur, on laissera les fresques chanter les plaisirs de la villa, la vie rêvée, la chasse, la musique, l’amour. Vicence est une des villes italiennes qui présente le plus de monuments historiques par rapport au nombre d’habitants. Une ville haute, 3000 ans d’histoire. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle offre une extraordinaire continuité de mémoire dans son tracé romain, ses murailles et ses rues médiévales. La ville est une effervescence d’art, un festival Palladio, où le célèbre architecte a signé 23 chefs-d'œuvre, dont une basilique, un théâtre et des palais aux fenêtres larges, qui prennent le contre-pied du style vénitien aux ouvertures gothiques étroites.
Piazza dei Signori, Basilica Palladiana / Vito Arcomano ENIT
Suivons le Corso Palladio, flânons sur les piazzas Biade, Signori, Battisti, Castello, et dans les rues avoisinantes aux admirables demeures. Suivons tout simplement l’itinéraire consacré à l’illustre architecte. La Basilica Palladiana, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, fascine par ses lignes, Il n’est pas possible d’écrire l’impression qu’elle fait déclare Goethe.
Le double ordre de loggias en pierre blanche serties de pilastres et de médaillons se donne dans toute son élégance et une certaine solennité. L’élévation des structures semble infinie et l’on est séduit par le jeu d’ombres et de lumière. Le Teatro Olimpico, un ouvrage époustouflant bâti en 1580 sur le modèle des lieux de spectacle antiques offre un ovale splendide entouré d’une couronne de colonnes et de statues. Le front de scène apparaît comme un arc de triomphe nanti d’une porte royale et de bas-reliefs. On aperçoit en arrière-fond la ville de Thèbes projetée en 7 rues dans un saisissant trompe-l’œil. Retenons dans le Palazzo Barbaran da Porto, la colonnade sur 2 étages et la décoration des fenêtres entourées de pilastres tandis que les ouvertures du Palazzo Iseppo da Porto s’élèvent dans un élan d’arcatures et de frontons à colonnes d’une harmonie incroyable. Mardi 12 Avril 2011 - 10:27
Madi Testard
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