Les rues étroites et la circulation se sont effacées au profit des hauteurs de la Treille.
Simplement installée à l’entrée du cimetière, la tombe de Pagnol rappelle qu’il a passé son enfance dans ces lieux qu’il affectionnait tant.
Quelques uns de ses souvenirs ont été rédigés en haut du village, dans une maison aux murs saumonés au jardin orné de cyprès.
D’autres signes rappellent sa présence. Le restaurant Le Cigalon a couvert ses murs de tableaux à la gloire de ce « père littéraire » ; la place Thouvenin où s’érige une belle demeure aux volets fermés et une fontaine baignée des eaux des collines, décor du film Manon des Sources, tragédie tournée ici par Pagnol le cinéaste.
Au rythme des coteaux
La solitude des coteaux remplace la sérénité du hameau. Face à la « maison Pagnol », le chemin de Passe-Temps nous emmène au vallon éponyme.
Un sentier serpente entre les propriétés et les pins puis croise une route et un restaurant (Le Relais de Passe-Temps).
A droite du portail, le chemin fuit dans une combe étroite avant que le paysage ne s’élargisse.
Une clairière apparaît juste derrière une dalle rocheuse. Par la sente de droite débute alors une longue élévation vers le plateau, traversant la garrigue vert-brun et ses odeurs d’automne.
Une dernière escalade dans les rochers et le replat est atteint. A droite, en 30 minutes, le parcours prend une posture altière, rencontre la citerne du Puits du Murier, face à d’improbables cultures (mais où se cache le Papet ?!) et entrevoit le mamelon façon « Ayers Rock » du fier sommet Garlaban.
Entre les lignes de l’auteur
On saisit alors les propos de Pagnol et ses fulgurances pastorales. De même que le cliché provençal que nul n’ignore tant il est ancré en nous depuis notre prime enfance. Que celui qui ne s’est jamais évadé enfant en lisant le Château de ma Mère lève la main !
Ne serait-ce pas là les raisons inconscientes de cette irrépressible envie de Sud qui s’éveille les vacances venues dans le cœur de tous les natifs de la France brumeuse ?
Trêve d’élucubrations, La Treille nous attend. Cinquante minutes en pente douce, direction Les Camoins, pour rallier le col d’Aubignane. Au passage, on aura remarqué la « grotte de Manon » (forcément !). Avant de dévaler une dernière fois le versant jusqu’au village prodigue.
Plus d'informations
Comité Départemental de Tourisme des Bouches-du-Rhône : www.visitprovence.com
Balade

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