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Mercredi 3 Février 2010 - 09:57
La Charité-sur-Loire, ligérienne et clunisienne !De la Loire en barre
Depuis La Charité, rien de plus facile que de pénétrer l’intimité de la Loire. Au bout de la ville, dans ce qui est considéré comme l’une des plus grandes réserves naturelles fluviales de France, le sentier du castor se faufile dans la forêt alluviale et laisse deviner une intense vie animale…
À pied ou en canoë, tels sont les deux moyens de locomotion favoris pour découvrir la réserve Naturelle du Val de Loire. Créée en 1995 et étirée sur 18 km de La Charité-sur-Loire à Tracy-sur-Loire, ces 1 500 hectares de nature sauvage constituent ce qui est communément appelé la Loire des Îles, en référence aux 99 îles et bancs de sable référencés dans cette section du fleuve. Pour Nicolas Pointecouteau, conservateur de la Réserve, pas de doute, « il y a ici le meilleur condensé de faune et de flore de la Loire ! ». L’accès est d’une simplicité biblique. À pied, depuis le pont de La Charité, il suffit de longer le rive est, vers le Nord. À peine 800 m à faire entre route et Loire et on rejoint un chemin, porte d’entrée de la Réserve. Encore quelques pas et, sur la gauche, un sentier en boucle s’enfonce dans les bois humides, loin des rumeurs de la ville… Loutres, chats sauvages, cerfs… Le promeneur ne doit toutefois pas s’attendre à voir la faune lui sauter au cou. Le castor est présent mais se montre discret. Il se nourrit de ligneux, dont on voit parfois les vestiges rongés, déposés sur le gravier. Dans la Réserve, on estime qu’une famille de castors est installée tous les 3 km. Plus discrète encore est la loutre. Signe de bonne santé du fleuve, des indices sûrs de sa présence ont été relevés en 2003 et 2005. Dans ce coin de Loire, il est possible aussi de croiser chevreuils, chats sauvages et cerfs d’Europe. Ca brame à l’automne ! Plus sûrement, les chenaux délaissés du fleuve et les îles – des endroits sympa pour des pique-nique écolos - sont le paradis de l’avifaune. La bécasse y hiverne, les oiseaux nicheurs, comme les sternes, s’y attardent, les cormorans noirs y sont nombreux. Côté flore, c’est un livre ouvert de botanique : frênes, saules, ormes, peupliers et autres plantes aquaphiles… En 1h30, le parcours est bouclé, avec retour au pont de pierre. Pour préparer votre séjour : Office de tourisme de La Charité-sur-Loire et du Pays Charitois 5, place Sainte Croix 58 401 La Charité sur Loire Cedex Tél : 33+(0)3 86 70 15 06 Fax : 33+(0)3 86 70 21 55 Mail : contact@lacharitesurloire-tourisme.com Web : www.lacharitesurloire-tourisme.com Retour à la première page de l'article Loire en furie
D’ordinaire paisible, la Loire sort parfois de son lit pour lécher les façades des maisons. Une grande crue à La Charité est toujours le résultat de deux phénomènes : un épisode cévenol (grandes pluies dans les Cévennes) et une dépression océanique. Une semaine plus tard, gonflée par ses affluents auvergnats, la Loire déborde, comme en décembre 2003.
Les maisons des quais portent les marques de ces crues périodiques tandis qu’à la Réserve Naturelle du Val de Loire, on plaide pour laisser le fleuve divaguer dans les chenaux «morts », afin qu’il dissipe son énergie. Il n’empêche : la mémoire charitoise veut qu’on n’installe pas son compteur électrique à la cave ! Mardi 12 Avril 2011 - 10:31
Jean-François Rust
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