L’Histoire de la NorvègeLes premières traces d’occupation humaine en Norvège remontent à 10 000 ans avant Jésus Christ. Il reste très peu de traces de ces populations de chasseurs cueilleurs. Exception notable, les gravures rupestres d’Alta, datées de 6000 ans avant Jésus-Christ et classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elles témoignent des croyances et des cultes de ces hommes préhistoriques.
Credits: Per Eide / Innovation Norway
Les premières traces d’occupation humaine en Norvège remontent à 10 000 ans avant Jésus Christ. Il reste très peu de traces de ces populations de chasseurs cueilleurs. Exception notable, les gravures rupestres d’Alta, datées de 6000 ans avant Jésus-Christ et classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elles témoignent des croyances et des cultes de ces hommes préhistoriques.
L’époque Viking
Mais la Norvège fait son entrée sur la grande scène de l’histoire mondiale avec les Vikings. Ces redoutables navigateurs étendirent leur influence entre le IXe et le XIe siècle sur les îles Shetland, les Orcades et les Hébrides. Ils installeront également des colonies durables dans les îles Féroé, en Islande et au Groenland. Les historiens admettent désormais que les Vikings furent les premiers à débarquer en Amérique, plus précisément à Terre Neuve. De nos jours, de nombreux musées nationaux exposent des objets ayant appartenu aux Vikings, dont les longskips, ces longs bateaux aux coques larges et plates, plus connus sous le nom de Drakkars.
La christianisation
Le roi Harald Ier, dit aux Beaux Cheveux (872-931) fut le premier souverain connu de la Norvège unifiée, auparavant divisée en une multitude de petits royaumes. Mais il faut attendre l’an 1016 pour que le pays trouve son véritable père fondateur en la personne du roi Olaf Haraldsson. Cet ancien Viking a beaucoup voyagé et s’intéresse très vite au christianisme. Lorsqu’il devient roi, il impose de force cette religion en luttant contre le paganisme et en construisant des églises sur les anciens sites sacrés. Il établit sa capitale à Nidaros, l’actuelle Trondheim. Il meurt au cours de la célèbre bataille de Stiklestad en 1030, qui opposa les chrétiens du sud contre les païens du nord. Il sera alors canonisé et enterré à Nidaros, sur l’emplacement de la future cathédrale. Cette ville est depuis lors un lieu très important de pèlerinage.
Après cet événement, le christianisme étend son emprise sur tout le pays avec la fondation d’évêchés. De cette époque, restent encore 28 églises en bois debout, souvent édifiées sur les sites d’anciennes croyances populaires, marquant ainsi la continuité avec le christianisme. Une monarchie puissante
Vers la fin du XIIe siècle, un jeune aventurier, nommé Sverre Sigurdsson s’empare du pouvoir et fonde une nouvelle dynastie qui s’installe à Bergen. Homme d’état très habile, il établit une monarchie puissante et affaiblit le pouvoir du clergé et de la noblesse. Mais c’est sous le règne de Haakon IV Haakonsson l’Ancien de 1217 à 1263 que le pays atteint l’apogée de sa puissance économique, politique et culturelle du Moyen-âge. L’Islande est alors annexée au royaume en 1262. Son fils Magnus VI Lagabote, dit le Législateur est connu pour avoir été un grand juriste. C’est lui qui confère une législation unifiée à tout le pays, rend la couronne héréditaire et signe un concordat avec l’Eglise.
Le XIIe siècle est également l’époque du développement de la ligue Hanséatique, cette puissante association de marchands de la mer du Nord et de la Baltique. Elle s’impose comme un pouvoir politique fort dans le port de Bergen et contrôle alors toute l’économie de la région. Aujourd’hui encore, on peut admirer à Bergen les superbes demeures en bois de ces marchands hanséatiques, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’union avec le Danemark
Avec l’extinction de la dynastie norvégienne en 1380, s’ouvre une période noire pour la Norvège. Margrethe, la fille du roi du Danemark récupère la couronne, scellant ainsi l’union entre les deux pays. En 1397, la Suède vient s’ajouter à ce domaine formant l’union de Kalmar. Réduit à une simple province danoise, la Norvège perd alors toute indépendance et le danois devient la langue officielle. Sa population se remet difficilement de la grande peste noire, qui a fauché la moitié des habitants en 1348. A la suite de la révolte de Gustave Vasa en 1523, la Suède s’émancipe de l’union de Kalmar, mais la Norvège reste sous la coupe des danois. La Réforme Luthérienne leur est imposée en 1536 et le flot de pèlerins se rendant sur la tombe de Saint Olaf à Nidaros se tarit peu à peu. La Norvège se coupe alors du reste du monde.
La route vers l’indépendance
Il faut attendre le XIXe siècle pour que la Norvège sorte de sa torpeur et retrouve des velléités d’identité nationale. En 1814, elle est livrée par les danois comme butin de guerre aux Suédois mais se rebelle. Une convention nationale se réunit le 17 mai 1814, déclare l’indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution. Une date qui sera célébrée comme fête nationale. Mais la Suède ne l’entend pas de cette oreille et envahit le pays. La Norvège est alors contrainte d’accepter une nouvelle union, même si la Suède reconnaît sa nouvelle constitution. En 1905, à la suite d‘un référendum pacifique, les Norvégiens choisissent d’être séparés de la Suède. Le nouveau gouvernement offre alors la couronne à un prince danois qui est élu par le parlement sous le nom de Haakon VII. A cette époque, la Norvège a beaucoup perdu sur le plan économique et social. Son niveau économique très bas se rapprochait des pays d’Europe de l’Est. Une bonne partie de la population avait émigré aux Etats-Unis et en Irlande et le pays manquait cruellement d’élites.
L’Europe en question
Si le pays parvient à garder sa neutralité pendant la Première Guerre Mondiale, sa position stratégique en fait une proie de choix durant la Seconde Guerre Mondiale. Le pays est alors envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l’opération Weserübung. Les habitants résistèrent pendant trois mois avant que le roi et le gouvernement ne s’enfuient à Londres pour continuer le combat.
Le pays est alors occupé et dirigé par Josef Terboven, chef du parti pro-nazi local. Un gouvernement collaborationniste est formé, mais il se heurte pendant toute la durée de la guerre à la résistance nationale. Après l’intervention des alliés au sud et des Russes au nord, les dernières forces allemandes capitulent le 8 mai 1945. Bien que la guerre laisse le pays complètement ravagé économiquement, la Norvège se redresse à une vitesse fulgurante grâce à la puissante croissance de l’industrie de la pêche, de l’énergie hydraulique et du pétrole. Coté diplomatique, la Norvège a été l’un des membres fondateurs de l’Otan et de l’ONU. En 1972 et 1994, elle a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l’Union Européenne. Néanmoins, le débat continue de déchaîner les passions et divise profondément la population en deux camps. Toutefois, le pays fait partie comme l’Islande de l’espace économique européen ainsi que de l’espace Schengen depuis 2001. Mercredi 31 Mars 2010
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