Avec Bornéo en tête de gondole, ce pays attire beaucoup pour ses plages, sur lesquelles est actuellement tournée la prochaine saison de l’émission "Koh-Lanta".
Un indéniable attrait balnéaire donc, mais qui n’occulte pas pour autant Kuala Lumpur, capitale fédérale de l’état malaisien, qui compte 7,2 millions d’habitants sur l’ensemble de la métropole (Klang Valley).
La métropole, symbole de la modernité naissante du pays, a elle aussi eu l’occasion d’être admirée sur nos écrans. Les cinéphiles n’auront pas manqué de reconnaître les célèbres Tours Petronas dans le film hollywoodien Haute Voltige.
Le modernisme ou la folie des grandeurs
Siège social de la société pétrolière éponyme, elles abritent de nombreuses boutiques et lieux de loisirs, mais également "l’Orchestre Philharmonique de Malaisie avec une salle de concert qui lui est réservée", précise Adbul Rahim Haron, directeur de l'Office de Tourisme de Malaisie à Paris.
Outre sa démesure, la particularité des tours réside dans le skybridge, passerelle d’acier reliant les deux parties de l’édifice à 170m de hauteur. Inutile de préciser que la balade, toutefois déconseillée aux acrophobes, vaut le coup d’œil !
Enraciné en plein centre de la ville, les alentours de ce gratte-ciel dévoilent de nombreux autres bâtiments inspirés de l’architecture américaine pour un résultat digne des plus influents quartiers d’affaires mondiaux.
Dans cette forêt de verre et d'acier, la Tour KL tire également son épingle du jeu. Reconnaissable par sa plateforme d’observation, cette antenne de télécommunications de 421 mètres dépasse toutefois les tours jumelles de Petronas dans la skyline kuala lumpurienne car bâtie sur une colline.
En plus d’admirer la vue sur la métropole, il est aussi possible de savourer quelques spécialités malaises dans le restaurant tournant de la tour. Le nasi lemak, riz cuit au lait de coco (nasi veut dire riz en malais, ndlr), est un des incontournable de la cuisine locale, que vous pouvez également tester dans les hawkers (échoppes de rue).
De ville colonisée à ville cosmopolite
"La Place de l’Indépendance (Merdeka Square) restera à jamais la place historique de KL", rajoute-t-il. Une place où la domination du Royaume-Uni sur Malacca (Malaisie péninsulaire) pris fin le 31 août 1957.
Aujourd’hui encore, la parade et les festivités célébrant l’indépendance se tiennent sur cet espace le dernier jour du mois d’août.
Outre la toponymie des lieux, l’époque coloniale se retrouve dans l’architecture du Sultan Abdul Samad Building, jouxtant la place. Conçu par un architecte anglais, le bâtiment mixe les architectures victorienne, maure et moghole et se distingue par ses coupoles de cuivre.
Autrefois siège de la cour fédérale de Malaisie, cet édifice accueille actuellement dans ses murs le ministère de l’Information malaisien.
L’histoire et les traditions malaisiennes se découvrent aussi au National Museum, où sont exposées des armes et de la monnaie en passant des pièces d’art locales.
Islam et shopping : les deux religions de KL
"La plus ancienne est la mosquée Masjid Jamek, construite par un autre architecte anglais en 1909, à la confluence des deux cours d’eau arrosant la ville, le Klang et le Gombak", raconte le directeur de l'OT Malaisie.
La Masjid Jamek est restée la principale mosquée kuala lumpurienne jusqu’à l’ouverture de la Mosquée Nationale (Masjid Negara) en 1965.
Cette dernière se démarque par son fin minaret, haut de 73 mètres. De style contemporain contrairement à sa devancière à la traditionnelle silhouette islamique, elle est doté d’un dôme en étoile, dont les 18 pointes représentent symboliquement les 5 piliers de l’Islam et les 13 états fédéraux malaisiens.
La seconde religion à Kuala Lumpur est sans doute le shopping. "Au sein du Golden Triangle, "quartier" triangulaire délimité par trois avenues, se concentre pléthore de centres commerciaux, de restaurants, d’hôtels internationaux…", explique Adbul Rahim Haron.
C’est dans ce quartier que les plus dépensiers s’adonnent à leur passion favorite tout au long de l’année, mais aussi à l’occasion des mega-soldes de mars ou du Shopping Carnival en octobre, "événement d'envergure internationale", selon M. Haron.
De par sa diversité, Kuala Lumpur semble disposer du potentiel nécessaire pour devenir une destination incontournable en Asie, de même que l’ensemble de la Malaisie. Cela ne tient qu’à elle.
Informations pratiques
S’il est toujours préférable de changer sa monnaie avant le départ, il reste possible de le faire à l’arrivée à l’aéroport ou dans une banque en ville.
"La vie à Kuala Lumpur reste abordable, sauf pour les accros au shopping qui risquent de brûler leurs économies plus rapidement", nous a par ailleurs confié le directeur de l'Office de Tourisme de Malaisie à Paris.
Langue : Malais
Jadis colonisés par les Britanniques, de nombreux Malaisiens maîtrisent l’Anglais, et le Français est proposé comme seconde langue au cours des études.
Arrivée à Kuala Lumpur :
Kuala Lumpur compte deux aéroports, le principal étant le KL International Airport (KLIA), situé à environ 50km au Sud de la ville.
Le centre-ville ville est joignable facilement et directement depuis l’aéroport via le train KL Ekspres (35 RM la liaison, soit près de 9€).
Se déplacer à Kuala Lumpur :
L’ensemble de la métropole est desservi par le réseau de transport en commun (bus, LRT et monorail). Pour naviguer librement sur le réseau, vous pouvez vous procurez la carte Rapidpass Integrasi (50 RM soit 13€ pour une semaine), permettant un accès simplifié à toutes les lignes.
Plus de renseignements sur www.myrapid.com.my
Loger à Kuala Lumpur :
Tous types de logement existent à Kuala Lumpur. Si on se contente d’un confort relativement spartiate, il est possible de trouver des auberges à partir de 20 RM (5€) par nuit.
Formalités :
Les ressortissants français peuvent voyager durant moins de 3 mois en Malaisie simplement avec leur passeport en règle.
Liens utiles :
Transports en commun MyRapid KL : www.myrapid.com.my
Train KL Ekspres (Aéroport <> Centre-ville) : www.kliaekspres.com
Ambassade de France à Kuala Lumpur : www.ambafrance-my.org
Balade

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