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Lundi 26 Mai 2008 - 21:45

James Bond 007 : dossier top secret... rien que pour vos yeux !

Vous allez en prendre plein les mirettes...


28 mai 1908, Ian Fleming voit le jour dans le quartier de Mayfair à Londres. En 1957, la première édition de son roman, « Casino Royale » fait sensation et marque le début des aventures palpitantes de 007. Ce mercredi 28 mai, 100e anniversaire de la naissance de Fleming, Londres se met ainsi à l'heure du célèbre espion avec, notamment, une exposition événement dédiée à l’Imperial War Museum de Londres. En outre, les héritiers de Ian Fleming ont demandé au romancier Sebastian Faulks d'écrire le 15ème roman des aventures de 007 « Devil May Care » (Le Diable l’Emporte). Cette semaine, TourMaGazine.fr se met aussi à l’heure de l’agent très secret de Sa Majesté pour vous rappeler tous les évènements et les destinations, les plus célèbres, foulées par 007.



La chemise tachée de sang de Daniel Craig dans Casino Royale (2006) - © 2006 Danjaq
La chemise tachée de sang de Daniel Craig dans Casino Royale (2006) - © 2006 Danjaq
Pour les fans du toujours impeccable et irréprochable James Bond, ce 28 mai 2008 est à marquer d'une pierre blanche. En effet, ce jour là, le père de l'agent 007 Ian Fleming aurait eu 100 ans. Un anniversaire que Londres veut marquer d'une pierre blanche en se mettant aux couleurs de l'espionnage. C'est en grandes pompes - cirées - que l'évènement sera fêté.

En effet, comme si un ultime film ne suffisait pas (Quantum of Solace actuellement en tournage avec le beau Daniel Craig, doit sortir à l'automne), les héritiers de Ian Fleming ont fait appel au talent du romancier britannique Sebastian Faulks pour écrire le 15ème roman des aventures de 007, à la manière de Ian Fleming.

L'intrigue de Devil May Care (Le Diable l'Emporte) est restée top secrète et sera révélée à sa sortie le 28 mai prochain au Royaume-Uni. D'après l'éditeur, cet opus serait un retour aux sources, contrairement aux adaptations cinématographiques qui avaient fait évoluer le personnage.

Par contre, il faudra attendre le 4 juin pour voir le livre sortir en France... Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, on peut juste vous révéler que l'histoire se situe en pleine guerre froide, en 1967, et mène 007 à Paris, Londres et au Proche-0rient.

En attendant de lire et de voir les nouvelles aventures de 007, vous pouvez toujours vous rendre à l'Imperial War Museum de Londres qui rend hommage à la vie et à l'oeuvre de Ian Fleming dans une exposition baptisée "For Your Eyes Only", jusqu'au 1er mars 2009.

Des pièces rares et uniques

"For Your Eyes Only" replace la vie de l'auteur et de son personnage fictif dans leur contexte historique, tentant d'évaluer la part d'imaginaire et le rôle qu'ont joué les personnages et événements réels dans la rédaction des aventures de James Bond.

L'exposition revient en outre sur le passé de Ian Flemming, son enfance, l'influence de sa famille, sa carrière durant la guerre et son travail de journaliste/globe-trotter.

Elle tente d'étudier comment, en tant qu'auteur, il s'inspira de ses propres expériences pour créer cette icône britannique qui garde, aujourd'hui encore, la ferveur du public.

Des pièces rares figurent dans la collection : le bureau et la chaise que Fleming utilisait dans sa maison de Goldeneye en Jamaïque pour écrire les aventures de Bond, une carte du Mercury News Network tracée par Ian Fleming dans les années 50, indiquant où étaient basés tous les correspondants du Sunday Times, la veste qu'il portait lors du raid de Dieppe en 1942, une sélection de manuscrits annotés, le revolver Colt Python 357 Magnum offert à Fleming par la Colt Company en 1964, le manuscrit de la comédie musicale Chitty Chitty Bang Bang, la maquette d'une Aston Martin DB5 faite pour le Prince Andrew en 1966 ou encore des gadgets des films Thunderball et Goldfinger.

Chaussures équipées de poignards rétractables portées par Rosa Klebb dans Bons Baisers de Russie (1963) © 1963 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. Tout droit réservé
Chaussures équipées de poignards rétractables portées par Rosa Klebb dans Bons Baisers de Russie (1963) © 1963 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. Tout droit réservé
La chemise ensanglantée portée par Daniel Craig dans Casino Royal y est exposée pour la première fois aux côtés du prototype des chaussures équipées de poignards rétractables que portait Rosa Klebb dans Bon Baisers de Russie, du bikini de Halle Berry dans Meurs un Autre Jour et des chaussures de golf de Goldfinger. L'ensemble provient des archives de EON Productions.

007, une industrie toute entière

L'exposition met en évidence la façon dont Fleming a utilisé son expérience des temps de guerre pour alimenter les intrigues des aventures de Bond. On y découvre les sources d'inspiration de l'auteur pour la création de ses personnages, héros ou méchants, comme M ou Goldfinger.

On y apprend pourquoi la Guerre Froide, une guerre d'espions et de technologie, a servi de cadre aux aventures de Bond. L'exposition tente également de répondre à une question essentielle : Les livres et les films reflètent-ils la réalité de la Guerre Froide dans la Grande-Bretagne de l'Après-guerre ? L'univers de Bond ne serait-il que le produit de la prodigieuse imagination de Fleming ?

L'exposition s'achève sur l'héritage Fleming ou comment l'idée d'un homme a donné naissance à une industrie toute entière, livres, films mais également parodies, jouets, jeux et vêtements. 50 ans après la publication du premier roman, James Bond fascine toujours les esprits et Fleming demeure un des auteurs majeurs de sa génération.

Une sélection de titres de James Bond par Ian Fleming - Pan Books © Ian Fleming 1961–1964
Une sélection de titres de James Bond par Ian Fleming - Pan Books © Ian Fleming 1961–1964
Informations pratiques

A Lire... prochainement

"Le Diable l'Emporte" sortira en français le 4 juin chez Flammarion. La version anglaise "Devil May Care", qui sort le 28 mai, est publiée au Royaume-Uni chez Penguin. Auteur : Sebastian Faulks.

A découvrir au War Museum London :

Exposition "For Your Eyes Only"

Tarifs : Adultes - 8.00 £ / Enfants - 4 £
Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00

Imperial War Museum London
Lambeth Road, London SE1 6HZ
Tél. 0044 207 416 5320/5321
www.iwm.org.uk

Office de Tourisme d'Angleterre
www.visitengland.fr

Aller à Londres

Y aller avec Eurostar. Les billets Eurostar Paris/Londres sont disponibles à partir de 77€ aller retour en Standard avec NastyPrice et à partir de 200€ aller-retour en Loisir Select. Ils sont en vente sur www.eurostar.com, en appelant la Ligne Directe Eurostar au 08.92.35.35.39 (0,34€/mn), aux guichets Eurostar ou dans les points de vente agrées.

James Bond en ligne

- www.mi6.co.uk (infos : tout le passé, présent et futur de Bond)
- www.007.com
- www.ianfleming.org
- www.jamesbond007.net (site du fan club de Bond – en français)

1960 : portrait de Ian Fleming (1908-1964) fumant une cigarette - Crédit : Getty Images
1960 : portrait de Ian Fleming (1908-1964) fumant une cigarette - Crédit : Getty Images
Ian Fleming, le vrai visage de James Bond

Ian Lancaster Fleming est né le 28 mai 1908 à Mayfair au sein d'une famille de banquiers prospères. Son père fut aussi député conservateur avant de trouver la mort sur le front français en 1917. En 1921, Ian Fleming entre au collège d'Eton, tout comme son héros. Il est admis en 1926 à l'Académie militaire de Sandhurst, mais, il n'a pas l'âme militaire, il démissionne l'année suivante. Sa mère l'envoie alors perfectionner son allemand à Kitzbuhel dans le Tyrol autrichien. En 1928, il s'inscrit à l'Université de Munich et l'année suivante à celle de Genève. Séjours, sinon études, également accomplis par James Bond. Tout en occupant un emploi temporaire au Bureau de la Coopération intellectuelle de la Société des Nations, il est censé préparer l'examen d'entrée au Foreign Office ; il le ratera en 1931.

Grâce aux relations de sa mère, il est engagé par l'agence de presse Reuter. Il obtient son premier reportage important en avril 1933, en allant suivre à Moscou le procès de six ingénieurs anglais accusés d'espionnage. Premier contact avec l'univers raconté dans ses livres. Mais en octobre 1933, alors que Reuter lui propose d'occuper le bureau de Shanghai, il quitte l'agence pour travailler dans une banque d'affaire, puis chez un agent de change chez qui il restera jusqu'en 1945.

Il se répand dans les clubs, noue des amitiés dans la presse et au Foreign Office. Au printemps 1939, il se joint à une mission commerciale envoyée par le Gouvernement anglais en Pologne et en Russie. Officiellement, il représente le Times ; en fait, il est chargé de rapports officieux pour le Foreign Office. On a dû les juger satisfaisants en haut lieu : en juillet 1939, il est affecté, toujours à titre "officieux" (et sans quitter son emploi d'agent de change), à la Naval Intelligence Division. Lorsque la guerre éclate, en septembre 1939, il est mobilisé dans ce service, comme adjoint de son directeur, l'amiral Godfrey. L'un des modèles de "M".

Au printemps 1940, il devient agent de liaison auprès de l'amiral Darlan et suivra la débâcle française de Paris à Bordeaux. En février 1941, muni d'un stylo à cartouche de cyanure, il se rend en civil à Tanger pour inspecter le Service naval de renseignements en Afrique du Nord. Il fait ensuite un voyage aux Etats-Unis avec son chef pour une tentative de coordination avec Edgar Hoover, chef du F.B.I.
Au cours d'un second voyage en Amérique, Fleming va suivre les cours d'une école d'instruction pour agents secrets, installée dans une ferme près de Toronto. Il y apprend quantité de recettes professionnelles dont James Bond profitera plus tard. Démobilisé en novembre 1945, Ian Fleming entre au groupe de presse dirigé par Lord Kemsley, éditeur, entre autres, du Sunday Times, comme directeur du service des nouvelles de l'étranger. Il effectuera lui-même quelques grands reportages.

Fleming prétend avoir inventé James Bond pour se remettre du choc de son mariage, à quarante -trois ans, avec Ann Charteris. La naissance a eu lieu le troisième mardi de janvier 1952 dans une petite maison, « Goldeneye », de la Jamaïque achetée en 1944 et où l'auteur a passé les mois de janvier-février jusqu'à sa mort. Le nom et le prénom, qu'il voulait simples, ont été empruntés à un ornithologue dont il avait toujours à portée de la main l'ouvrage classique : « Oiseaux des Antilles ». Pour le reste, le personnage doit beaucoup à son auteur : il est la projection idéalisée de l'homme qu'il aurait aimé être, le triomphateur de missions qu'il n'a jamais pu accomplir, confiné dans la paperasserie du renseignement.


Biographie extraite du site internet www.jamesbond007.net

Mercredi 28 Mai 2008 - 07:30
Anne Lombardo

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