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Mardi 5 Octobre 2010 - 15:22

J'ai testé pour vous... le vol Paris - Sanaa sur la Yemenia


Bien que le Yémen soit une destination "formellement déconseillée" par le Quai d'Orsay, beaucoup de passagers français rejoignant Djibouti au départ de Paris empruntent le vol de la Yemenia Airlines et transitent par Sanaa. Voilà pourquoi nous vous proposons aujourd'hui un "J'ai testé pour vous... le vol Paris/Sanaa en classe "éco".



J'ai testé pour vous... le vol Paris - Sanaa sur la Yemenia
Ne dites-pas à ma mère que je pars en voyage sur un vol de la compagnie Yemenia, elle pourrait s'imaginer que j'ai des tendances suicidaires !

Trêve de plaisanteries, depuis la catastrophe que l'on sait, la compagnie nationale Yéménite traîne comme un boulet une mauvaise réputation que d'aucuns considèrent comme plutôt injustifiée.

Ne serait-ce qu'au regard de son historique et des efforts qu'elle a déployés au sein de la grande mais cruelle famille du transport aérien.

Profitant d'un déplacement à Sanaa, la capitale du Yémen (là aussi, ne dites rien à ma mère, la destination étant fortement déconseillée par le ministère français des Affaires Etrangères...), j'ai donc eu recours à la Yéménia. L'essayer pour se faire sa propre idée étant la maxime de mon rédacteur en chef, il ne me restait plus qu'à embarquer.

Dans le sens Paris/Sanaa, le vol qui part de Roissy CDG (Terminal 1) est opéré actuellement de jour sur un Boeing 737/800 de 150 places. Eu égard à la situation politique actuelle, précisons que les contrôles de sécurité sont longs, minutieux pour ne pas dire pointilleux.

On éprouve le sentiment quelque peu désagréable, dés lors que l'on part au Yemen, d 'être considéré comme un copain de Ben Laden...

Parano, vous avez dit parano ?

J'ai testé pour vous... le vol Paris - Sanaa sur la Yemenia
L'avion est très propre même si l'usure des housses des fauteuils atteste qu'il a du vécu. Mais ce qui marque le plus dés que l'on se trouve à bord, c'est la gentillesse et la convivialité du personnel, lequel est essentiellement féminin et très jeune.

La distribution de journaux, tous écrits en arabe, vient vous rappeler l'origine de la compagnie. Par contre, les annonces faites à bord le sont en arabe et en anglais, mais aussi en français.

Le départ du vol IY 749 s'effectue à l'heure prévue (8h55), si l'on veut bien oublier les dix minutes passées en bout de piste, à attendre le feu vert et notre tour pour quitter Roissy. Seulement un petit tiers des sièges est alors occupé.

Couvertures et casques -pour la musique et les deux films proposés durant le trajet-, sont ensuite rapidement distribués par des hôtesse originaires du Yemen, de l'Inde, du Maroc, de la Tunisie...

Il semble bien que le recrutement de la Yéménia s'effectue dans tout le monde arabe. Une jolie arche de Noé pour des jeunes femmes, on va le voir plus loin, qui vont rapidement être confrontées à un délicat exercice.

Cinquante minutes après le décollage, un petit-déjeuner est servi. Complet, chaud et copieux. Avec café ou thé, croissant, pain, beurre, confiture et jus d'orange. Mais avec aussi un plat (poulet, omelette, haricots verts, tomate), un fromage frais et un dessert lacté aux fruits.

Le temps de procéder à un achat de produits détaxés -le choix est limité- et de jeter un oeil au film diffusé en anglais (avec un sous-titrage en arabe) et voilà que l'on amorce la descente sur Le Caire que l'on atteint après 4h15 de vol.

Depuis quelques temps en effet, le vol Paris/Sanaa fait une escale dans la capitale Egyptienne. Escale qui se veut avant tout technique avec le plein de carburant mais qui permet surtout à la compagnie (qui est autorisée à opérer sur LeCaire/Sanaa) d'embarquer là de nouveaux passagers. En fait de remplir l'avion et de rentabiliser la ligne.

Jeu de chaises musicales

J'ai testé pour vous... le vol Paris - Sanaa sur la Yemenia
C'est là que le savoir-faire, le doigté et la psychologie des jeunes hôtesses rentrent en jeu. La clientèle féminine qui embarque, quasiment toute voilée, n'entend pas respecter la place numérotée attribuée lors de l'enregistrement.

Pas question de se retrouver à côté d'un homme, d'un étranger, européen de surcroît. On assiste alors à un incroyable jeu de chaises musicales pour permettre regroupements familiaux ou par sexe !

Et avouons le, tout se passe dans le calme, le respect et en bonne intelligence même si parfois le passager qui perd son hublot ou son rang rechigne quelque peu.

Après une heure d'arrêt, le Boeing 737/800 redécolle. Une seconde collation est ensuite servie, suivie d'un second film. Trois heures de vol plus tard, la ville de Sanaa (et son architecture si particulière) défile sous nos yeux. L'atterrissage s'avérera cette fois quelque peu musclé, peut-être à cause de l'état de la piste.

Vient ensuite le temps de débarquer et de récupérer ses bagages. Non sans avoir au préalable sacrifié aux formalités d'entrée au Yemen. En résumé, et pour le vol précis que nous avons emprunté, on peut juger comme correctes les prestations proposées par Yemenia.

Précision et ponctualité pour ce qui est des horaires, services à bord limités mais suffisants, personnels peu expérimentés mais souriants et disponibles, appareil propre... Rien d'exceptionnel, nonobstant le fait que les prix proposés par Yéménia sont bien placés face à la concurrence.

D'ailleurs, à l'évidence, beaucoup de passagers français rejoignant Djibouti au départ de Paris empruntent désormais ce vol et transitent par Sanaa.

Jeudi 12 Janvier 2017 - 00:09
Jean BEVERAGGI



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