La balade de Saint-Patrick
Interrompue par une place octogonale, cette artère descend vers le canal de Carrowbeg qu’elle enjambe, avec de part et d’autre du canal, un mail bordé d’arbres.
A une encablure de la cité s’élève le Croagh Patrick. La légende rapporte que Saint Patrick (patron de l’Irlande) aurait escaladé cette petite montagne pieds nus dans les ronces.
Une fois au sommet, il aurait chassé tous les serpents d’Irlande. Il n’y en a plus depuis et d’aucun se demande s’il y en avait avant !
Plus de serpent donc, plus de ronce mais un chemin tracé pour suivre le pèlerinage fin juillet. Tout au long de l’année ce sont plus de 100 000 personnes qui, en deux heures, font la balade.
Du haut de ses 800 mètres, la montagne domine la Clew Bay, où l’on compte autant d’îlots que de jours dans l’année. A vérifier !
Donegal, « goûtez la différence »
« Goûtez la différence » lance fièrement le slogan du Donegal à l’adresse du visiteur. Le Donegal semble si loin sur la carte que l’on s’y rend quand il reste du temps. Pourtant cette terre, pas si lointaine, vaut le voyage.
Mais le pays ne se donne pas comme ça. Il ne faut pas être pressé, prendre le temps de perdre son temps sur les petites routes étroites et sinueuses.
Savoir aussi bavarder avec les habitants, encore plus accueillants ici que dans le reste du pays. Si l’on accepte ça c’est gagné.
Ce vaste comté est fait de splendides paysages sur les côtes sauvages : au sud s’élèvent les falaises de Slave Leake alors que l’extrémité de la péninsule marque le point le plus au Nord de l’île.
L’intérieur des terres du côté de Glenveagh National Park vaut un arrêt, selon la formule consacrée. La mer reste quant à elle partout, elle dessine de petits îlots, d’adorables criques et se fraie un chemin entre les collines où paissent les moutons.
La capitale qui a donné son nom au comté est blottie au fond d’une baie à l’embouchure de l’Eske. C’est la ville la plus touristique de la région, qui a su malgré tout garder un air de cité provinciale où il fait bon vivre.
C’est aussi un carrefour pour les trois grands axes de l’Ouest de Londonderry et de Sligo qui se rencontrent sur le «Diamond», la place centrale.
Le tweed d’Ardera
De ce temps, pas si éloigné, il reste encore des fabriques et des artisans qui offrent une démonstration de leur art autour de leur métier comme Eddie Doherty, maître tisserand.
Transformés en plaids, châles, jupes et vestes, ces pièces sont vendues dans les boutiques de la ville où l’on trouve aussi des pulls marins des îles d’Aran.
Mais Ardera est aussi coté pour sa musique reconnue, notamment, grâce à ses festivals The cup of tea (fin avril début mai) et Ardera walking festival (mi-mars, à la veille de la Saint Patrick).
Hors festivals, les amateurs de musique prendront une pinte au Nancy’s sur la colline ou à deux pas au Corner House.
Le Nobel de Sligo
C’est aussi la ville natale des frères Yeats : Jack, artiste peintre et w, William B, poète emblématique de la République d’Irlande. Yeats est aussi, et surtout, un des plus grands talents de la littérature anglaise, prix Nobel en 1923.
Impossible d’y échapper ici. Sligo est devenue une sorte de « Yeats city » où l’on trouve pêle-mêle hôtels, pubs, salon, boutiques, restos et bars portant le nom du poète.
Point d’orgue de cette « Yeatsmania », la Yeats Summer School rassemble chaque année au mois d’août étudiants, chercheurs et intellectuels venus de toute la planète.
Un hommage posthume et paradoxal pour celui qui a choisi pour épitaphe : « Jette un regard froid sur la vie, sur la mort, cavalier, et passe ton chemin »
Repères
Tél. 01 70 20 00 20
www.irlande-tourisme.fr
Transport
Ryanair propose 3 vols par semaine entre l’aéroport de Beauvais (60) et l’aéroport de Knock international dans le comté de Mayo
www.ryanair.fr
Guide
- Guide du Routard, Irlande Michelin, Le Guide Vert Irlande
- Guide Evasion Irlande (Hachette), Bleu, Gallimard
Coup de Cœur
- L’hôtel du domaine de Mount Falcon près de Ballina (comté de Mayo) est une base idéale pour visiter le Nord-Ouest et le Connemara. Bâti sur un parc de plus de 50 hectares, l’établissement dispose d’une cinquantaine de chambres (dont deux suites) qui ont su garder le style de la gentilhommière.
En outre, une vingtaine de pavillons, de 3 ou 4 chambres, ont été bâtis dans les parcs pour les clients souhaitant plus de souplesse. La table et le bar sont à la hauteur de l’hébergement.
www.mountfalcon.com
Balade

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