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Lundi 1 Octobre 2012 - 08:00

Hausse des prix du pétrole : quelles conséquences sur un voyage déjà acheté ?


De nombreuses personnes choisissent de réserver des séjours ou des billets d'avion plusieurs mois à l'avance. Il s'agit d'un moyen efficace d'obtenir des prix plus bas. Mais, parfois, certains ont la mauvaise surprise de se voir appliquer plusieurs "retarifications" successives dues aux variations des prix du carburant. Une pratique prévue par le Code du Tourisme, sous certaines conditions. TourMagazine.fr fait le point.



Si vous avez déjà réservé votre voyage, son prix peut changer à cause du cours du pétrole -  Photo-libre.fr
Si vous avez déjà réservé votre voyage, son prix peut changer à cause du cours du pétrole - Photo-libre.fr
Si vous réservez un séjour longtemps à l’avance, il se peut que vous ayez la surprise de constater un certain écart entre le prix initialement affiché par le distributeur et le montant que vous aurez finalement réglé.

En cause, entre autres, des hausses du prix du carburant qui peuvent entraîner l’application de surtaxes par les transporteurs. C’est la mésaventure qui est arrivée à Céline, une jeune mariée qui avait prévu de partir en voyage de noces avec son compagnon.

" Nous avons réservé notre voyage de noces avec vol long courrier en septembre 2009 dans une agence de voyage, témoigne-t-elle sur le forum du site Droit-finances.net.

Après avoir subi deux surcharges de 40 euros, nous avons appris, une semaine avant le règlement de la totalité du voyage, que nous avions une nouvelle surtaxe de 110 euros par personne."

Au total, entre le jour où ils ont signé le contrat d’achat de leur voyage et celui où ils ont payé la totalité du billet, Céline et son mari ont dû régler 190 euros de surtaxe chacun. Une somme conséquente.

La possibilité d’une hausse doit être inscrite au contrat

Mais selon le Code du Tourisme, cette pratique est tout à fait légale. L’article L.211-13 stipule que les prix prévus au contrat de vente ne sont pas modifiables sauf si " celui-ci prévoit expressément la possibilité d’une révision tant à la hausse qu’à la baisse et en détermine les modalités précises de calcul, sur plusieurs points dont le coût des transports, lié notamment au coût du carburant. "

Il est donc indispensable de bien lire le contrat de vente de votre voyage afin de vous préparer à régler des surcharges avant votre départ. Surtout que le Code du Tourisme précise que " lorsque le contrat comporte une possibilité expresse de révision, dans les limites prévues à l’article L.211-13, il doit mentionner les modalités précises de calcul. " (Article R.211-10 du Code du Tourisme)

Une bonne connaissance de la convention de vente établie avec votre agence peut, par conséquent, vous éviter quelques mauvaises surprises.

Elle vous permettra d’anticiper les éventuelles surcharges qui vous seront demandées. Voir le Code du Tourisme

Cette législation ne s'applique pas aux vols secs

En revanche, cette législation ne s'applique pas aux vols "secs" payés directement auprès d'une compagnie aérienne. Dans ce cas de figure, une fois le billet vendu, le contrat est considéré comme conclu. Par conséquent, le transporteur ne peut pas vous imposer une surcharge carburant si vous avez réglé la totalité de votre voyage.

Selon le Centre Européen des Consommateurs, " il peut y avoir une refacturation pour un vol sec réservé longtemps à l’avance mais payé seulement avec un acompte, et non en totalité. "

Les professionnels s’organisent

Conscients que l’enchaînement de plusieurs facturations en supplément du prix initial d’un voyage peut poser problèmes à leurs clients, les professionnels du tourisme tentent de s’organiser pour en adoucir les effets.

" Depuis 2008, les tour-opérateurs s’associent aux agents de voyage pour éviter que les hausses successives du pétrole entraînent plusieurs surcharges successives ", explique Jürgen Bachmann, secrétaire général du Cercle d’Etudes des Tour-Opérateurs (CETO).

Si la loi prévoit que le prix d’un voyage peut être révisé jusqu’à un mois avant la date du départ, le secrétaire général du CETO affirme que les entreprises membres de l’organisation s’engagent à n’appliquer qu’une seule hausse à j-40. Un moyen d’éviter aux clients de subir plusieurs augmentations difficiles qui peuvent gâcher le voyage avant même le départ.

Un engagement pris en 2008 suite à d’importantes variations du montant du baril de brut. À cette époque, il avait atteint des sommets et approché les 200 dollars. Ce qui avait entraîné des " refacturations " très fréquentes pour les passagers.

Certaines compagnies ont trouvé un moyen pour se prémunir contre les variations des prix du carburant. Elles passent des contrats d’achat du pétrole " à terme ". Par exemple, elles peuvent décider avec leur fournisseur au mois de mars quel sera le montant à régler en septembre. Une manière efficace de garantir la stabilité de leurs tarifs.

Composition du prix d’un billet d’avion

La surcharge carburant peut varier selon les compagnies aériennes et selon la longueur du voyage. Ainsi les vols long-courriers qui nécessitent une quantité de carburant plus importante subiront un impact plus lourd que les vols courts ou moyen-courriers.

Si le montant d’un billet dépend fortement de l’offre, de la demande et des prévisions de remplissage des compagnies, sa composition répond à certains critères fixes.

Au prix initial de la place dans l’avion déterminé par les charges, les politiques tarifaires et le taux d’occupation des sièges de la compagnie, s’ajoutent, dans un premier temps les taxes aériennes qui varient selon l’aéroport de départ.

Ce sont ensuite, les taxes de sécurité qui se greffent au montant total. Elles changent également selon l’aéroport d’où on décolle et sont souvent incluses aux taxes aériennes. Il faut aussi également inclure les frais d’émission ou de billetterie. Ces derniers sont répercutés par les agences et les compagnies aériennes et s’élèvent de 20 à 60 € selon le type de vol. Elles sont limitées à 5 à 20 € pour les agences en ligne.

Puis, c’est cette fameuse surcharge carburant qui vient se greffer au montant total. Et, depuis le 1er juillet 2006, il existe une taxe de solidarité sur les billets d’avion. Aussi appelée " Taxe Chirac ", elle s’élève à un euro pour les vols économiques, quatre euros pour les voyages extra-européens en classe éco et entre dix et quarante euros pour les billets en classe affaire et première classe.

Avec cette surcharge entraînée par les variations des prix du carburant c’est souvent le prix de votre billet qui s’envole avant même que vous ayez prix place dans votre avion. Alors, lisez bien votre contrat de vente et renseignez-vous auprès de votre agence et de votre transporteur pour limiter au maximum les surprises.

Lundi 1 Octobre 2012 - 15:42
Pierre Coronas


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