La visite se fait latéralement d’est en ouest de la pointe des Colibris à la baie de Mahaut. Premier quartier : Beauséjour, c’est le bourg principal bordé par la Grande Anse.
Il apparaît depuis la mer encadré par la plage à Fifi et la plage à Fanfan. C’est là que débarque le voyageur face à la capitainerie et l’office de tourisme où l’accueil est des plus chaleureux.
Amoureuse de son île, Lucie Soulard, la présidente donne le premier conseil : «
Beauséjour se dévoile à pied sans contrainte, rues peu encombrées à plat ou en pentes douces donnent le ton de l’île : tranquille et propre »
Fleuries et truculentes, les cases affichent une joie de vivre communicative. La place du maire mendiant raconte l’histoire : monument aux morts, aux marins disparus en mer (ce que permet de voir l’origine des patronymes des habitants) et comme dans toutes les Antilles françaises la statue de Victor Schoelcher, père de la loi abolissant l’esclavage.
Mignonne, la petite église vaut une halte pour son autel taillé dans un poirier-pays et sa Vierge à l’enfant du 18e siècle.
A l’est de Beauséjour, c’est le quartier du Désert pendant 1,5 km. Les dernières habitations sont bâties à flanc de « montagne », tandis que l’autre côté de la route est bordé d’agaves, de mapoux et de mancenilliers.
La voie redescend vers le « Souffleur » (voir photo ci-dessus). Là se trouve la plus grande plage de l’île abritée sous des cocotiers, amandiers, ajoupas. Un bon nombre d’embarcations aux couleurs pétillantes sont posés sur le sable. Ce sont généralement les canots typiques de la Désirade.
C’est là aussi que se trouve le quartier des pêcheurs (photo ci-contre) et le petit chantier naval de l’île. N’hésitez pas à engager la conversation avec les charpentiers de marine ou les ramendeurs de filets, généralement de vieux pêcheurs sur le retour. Ils vous raconteront leurs campagnes quand ils partaient pour un mois au large de la Guyane.
Après la plage, le littoral devient rocheux, la route s’étire entre mer et terre jusqu’à la ravine Cybèle où coule une source qui alimentait l’île jusque dans les années 90.
Bien vite on arrive au dernier quartier : la Baie Mahault. Une zone assez désolée où subsistent les ruines de la léproserie et le cimetière des religieux infirmiers.
Plus loin le phare et la station météo. Et derrière la montagne (voir ci-dessous) Le bout du monde, c’est peut être là !
A suivre : Marie-Galante
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