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Mercredi 22 Septembre 2010 - 11:33

Dengue - Alpes Maritimes : l'alerte monte d'un cran


Le département des Alpes-Maritimes, récemment touchées par deux cas autochtones de dengue, est passé en stade 3 d'alerte sur une échelle qui va de 0 à 5. Au même temps, la campagne d'information s'élargit aux ports et aéroports.



Après deux cas autochtones de dengue, le département des Alpes-Maritimes est passé en stade 3 d'alerte sur une échelle qui va de 0 à 5.

Le niveau 5 serait atteint si le virus et son vecteur, à savoir le moustique tigre, étaient diffusés sur l'ensemble du territoire du département, "ce qui n'est pas le cas", a rappelé le préfet du département Francis Lamy.

Le niveau 3 d'alerte induit "un certain nombre de mesures", parmi lesquelles la diffusion de documents dans les ports et aéroports, ainsi que sur le site internet de la préfecture, pour savoir "comment pouvoir intervenir en cas d'épidémie de dengue", a-t-il souligné.

A l'heure actuelle, outre les deux cas avérés de dengue autochtone dans un quartier résidentiel de l'ouest de Nice, il n'y a plus que "six à sept cas suspects", selon François-Xavier Lorre, délégué départemental de l'Agence régionale de santé Paca.

Pour trois d'entre eux, les résultats d'analyses devraient être connus avant la fin de la semaine. La seconde personne contaminée, quant à elle, est sortie de l'hôpital et se porte bien.

Parallèlement, la campagne de démoustication se poursuit dans les lieux où prolifèrent les moustiques ou ceux fréquentés par les personnes infectées par le virus, pour éviter toute contamination ultérieure.

Un numéro vert (0800.740.606) a été mis en place par le conseil général, pour signaler la présence de moustiques sur un site et obtenir des conseils pratiques.

Les recommandations du Ministère de la Santé

Dengue - Alpes Maritimes : l'alerte monte d'un cran
Les autorités sanitaires demandent aux personnes résidant à Nice et aux alentours d’adopter un certain nombre de mesures visant à prévenir toute dissémination du virus :

- Détruire les larves ainsi que les gites potentiels de reproduction des moustiques autour et dans l’habitat (en supprimant les soucoupes sous les pots de fleurs et en vidant au moins une fois par semaine tous les récipients contenant de l’eau stagnante : vase, détritus, gouttières…).

- Se protéger des piqures de moustiques en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés (en respectant les précautions d’emploi, en particulier chez l’enfant et la femme enceinte), ainsi que des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson.

- Protéger son habitat (moustiquaires, diffuseurs électriques….).

Chacun doit se signaler rapidement auprès de son médecin traitant s’il pense être atteint du virus de la dengue, surtout s’il réside ou revient d’un séjour dans une zone géographique où la présence du moustique Aedes rend possible sa transmission. Ce signalement permet également au service de lutte anti vectorielle de mieux cibler géographiquement ses actions.

La maladie se transmet par l’intermédiaire d’une piqûre du moustique Aedes albopictus (moustique tigre) présent dans le sud de la France. Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqûre, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine.

La dengue se manifeste en moyenne 5 à 7 jours après la piqûre infectante, par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) associée à des maux de tête, des douleurs musculaires et oculaires et accompagnée d’une fatigue générale.

En cas d’apparition de ces symptômes, il convient de consulter son médecin traitant. La guérison s’accompagne en général d’une convalescence d’une quinzaine de jours.

La dengue est une maladie qui, dans la majorité des cas, ne présente pas de complication. Néanmoins, il existe des formes sévères et des formes hémorragiques (environ 1% des cas symptomatiques).

Il n’existe ni traitement curatif, ni vaccin ; le traitement est donc symptomatique (traitement des symptômes).

Il faut rappeler qu’en raison du risque hémorragique au cours de cette infection virale, il est nécessaire d’éviter impérativement la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires.

Mercredi 22 Septembre 2010 - 11:33
La rédaction

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