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Lundi 3 Septembre 2012 - 16:53

City-break : des idées de séjours qui changent des "classiques" européens

De Milan à Rotterdam, en passant par Reykjavík


Mode de voyage dont l’ampleur grandit d’année en année, le city-break s’avère un excellent moyen de découvrir la richesse des villes européennes le temps d’un weekend prolongé. Toutefois, si le vieux continent ne manque pas de possibilités, certaines villes, souvent capitales, reviennent régulièrement dans la liste des destinations à l’instar de Londres, Paris ou Barcelone. Pour vous offrir quelques jours de vacances supplémentaires cet automne, TourMagazine.fr vous suggère quelques métropoles au charme bien trop souvent oublié.



En 2008, une étude, commanditée notamment par la direction du Tourisme, chiffrait pour l’année 2006 que 28% des séjours à l’étranger des Français étaient des courts-séjours, notamment urbains.

Une enquête qui affirme également une hausse régulière de cette pratique grâce à l’avènement d’Internet, des vols low cost et autres outils permettant au voyageur de concevoir son voyage personnalisé.

Pourtant, certaines destinations, comme Paris ou Londres, ne cessent de truster le cœur des Européens grâce à leur image multi-facettes et leur offre riche dans de nombreux domaines.

Mais toutes les autres agglomérations, elles aussi, possèdent beaucoup d’attraits qui méritent le détour. TourMagazine.fr vous a concocté une petite sélection de ces villes de « seconde zone » où vous n’auriez pas tort de vous rendre pour goûter encore aux joies des vacances cet automne.

Milan, Italie

Comme le Panier à Marseille, le quartier de Brera paraît être un petit village entouré par la grande ville de Milan / © Benjamin Vidal
Comme le Panier à Marseille, le quartier de Brera paraît être un petit village entouré par la grande ville de Milan / © Benjamin Vidal
Capitale lombarde mondialement reconnue pour son influence dans le monde de la mode, Milan n’est pas uniquement une destination shopping. La culture n’est pas en reste ici et la ville propose une véritable alternative à Rome pour qui veut visiter l’Italie.

Dans le rang des étapes culturelles, le parcours débute inévitablement sur la piazza Duomo, parvis du célèbre Dôme de Milan et sa façade blanche resplendissante, couverte d’une impressionnante dentelle gothique.

Remontant ensuite la galerie Vittorio Emanuele II, axe marchant luxueux où se retrouvent sous sa coupole de verre les enseignes les plus célèbres dans un décor paré de dorures, le visiteur débouche devant le théâtre de la Scala.

Si le bâtiment ne dénote pas de ses voisins, chacun imagine les inimitables ténors et sopranos qui sont venus chanter sur la scène de ce haut-lieu de l’opéra.

La suite de la balade devrait mener le visiteur dans le quartier de Brera dont les murs aux multiples couleurs rappellent vivement la Provence. Idéal pour prendre un repas, cette escale offre un véritable dépaysement au sein de la riche lombarde.

Le tour se termine par un instant de détente dans le parc Sempione au bout duquel se dresse le château des Sforza (castello Sforzesco), forteresse du 15ème siècle bâtie par le Duc de Milan devenue aujourd’hui la résidence de plusieurs musées (musique, sculpture,…).

Edimbourg, Royaume-Uni (Ecosse)

Derrière ses façades britanniques, Edimbourg est fière d'afficher le drapeau frappé de la croix de St-Andrews / © Benjamin Vidal
Derrière ses façades britanniques, Edimbourg est fière d'afficher le drapeau frappé de la croix de St-Andrews / © Benjamin Vidal
L’Ecosse n’est pas l’Angleterre tout comme Edimbourg n’est pas Londres. Néanmoins, le même parfum britannique plane dans les rues des deux villes.

Des odeurs émanant des fish-‘n-chips aux sons des cornemuses résonnant sur les grandes artères édimbourgeoises, la capitale écossaise dispose d’une véritable vitrine patriotique de cette fière nation, parmi laquelle deux points névralgiques sont à retenir.

Dominant la métropole du haut de sa colline, le château d’Edimbourg a accueilli moult dynasties avant d’ouvrir ses portes au public. Bien que la date de sa construction soit difficilement définissable, la forteresse a connu son apogée au Moyen-Âge, époque à laquelle les souverains écossais ont commencé à investir ces lieux.

Les nombreux canons encerclant l’enceinte replonge le visiteur dans ces batailles passées. Au sein de cette artillerie se détache le puissant Mons Meg frappant jusqu’à 3,2 km et le One o’Clock Gun, qui tire chaque jour encore (sauf le dimanche) à 13h depuis 1861. Par ailleurs, plusieurs musées, dont un certain nombre consacrés à la guerre, prennent place dans les murs du château où sont aussi gardés les joyaux de la couronne d’Ecosse.

L’Histoire de la nation au chardon se retrouve également au National Museum of Scotland. Les 6 étages de cette tour proposent un véritable aperçu de l’évolution du peuple écossais en plus d’une mine d’informations à propos de nombreuses thématiques (sciences, technologies, faune, …). De plus, l’accès à la terrasse panoramique située sur le toit du bâtiment permet (avec une météo clémente) de scruter la ville à 360°.

Une escapade d’Edimbourg ne serait pas complète sans flâner sur Princess Street, où se dressent notamment le Scott Monument et l’hôtel Balmoral, ni sans rendre une visite au Parlement écossais qui sera, un jour peut-être, celui d’une nation indépendante.

Rotterdam, Pays-Bas

En arrière-plan, l'Euromast se cache derrière les haubans retenant le pont Erasme qui s'élance à l'entrée du port de Rotterdam / © Benjamin Vidal
En arrière-plan, l'Euromast se cache derrière les haubans retenant le pont Erasme qui s'élance à l'entrée du port de Rotterdam / © Benjamin Vidal
Avec son titre de premier port européen et troisième port mondial, Rotterdam ne bénéficie pas d’une image très glamour dans l’esprit des voyageurs, qui lui préfère largement Amsterdam.

Ils auraient pourtant bien tort de snober cette métropole originale et sans égal qui a su tirer profit d’une histoire tourmentée. Rayée de la carte à 80% suite aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, Rotterdam a fait le pari de la créativité pour se reconstruire.

Le résultat est saisissant dès la sortie de la gare centrale pour ceux qui viendraient d’Amsterdam en train (11€ l’aller, 45 minutes de trajet). Les silhouettes de verre des bureaux de Randstad et de l’hôtel New York, aux faux airs d’Empire State Building, donnent le ton.

A mesure que le touriste s’avance vers l’embouchure de la Moselle et de l’entrée du port, les immeubles se diversifient sans cesse dans un patchwork architectural si osé qu’il en devient limpide.

Parmi les constructions, certaines se détachent toutefois, comme le pont Erasme, dit le Cygne en raison de son élégant pilier s’élançant dans le ciel néerlandais, les Kubuswoningen, maisons en forme de cubes renversés, l’Euromast ou la tour KPN, dessinée par Renzo Piano et dont la façade inclinée s’illumine pour inscrire des messages dans la nuit rotterdamoise.

Reykjavík, Islande

Sur le port de Reykjavík, le Harpa brille de mille-feux sous les rayons du soleil / © Benjamin Vidal
Sur le port de Reykjavík, le Harpa brille de mille-feux sous les rayons du soleil / © Benjamin Vidal
Capitale la plus septentrionale du monde, Reykjavík n’est finalement pas aussi éloignée de la France qu’il n’y paraît : 3 heures de vol permettent de relier Paris à l’Islande.

Un accès plutôt aisé donc, pour une rupture bien marquée avec notre quotidien et nos habitudes, à commencer par le rythme solaire. Toutefois, la proximité du Gulf Stream brise assez rapidement les stéréotypes hivernaux accordés à ce pays. A Reykjavík, le mercure affiche 2°C en moyenne l’hiver et la neige se fait peu présente dans le quart Sud-Ouest de l’Islande, comparativement à sa situation géographique.

Seule la pluie, le crachin pour être exact, risque de venir perturber votre séjour dans la "baie des fumées". Pour autant, quelques gouttes sont loin de rompre le charme de cette ville dont de nombreuses façades arborent des couleurs plus que clinquantes.

Du haut de ses 75 mètres, l’Hallgrímskirkja est le bâtiment le plus haut de l’agglomération et le point de départ idéal pour une balade dans le centre de Reykjavík. Depuis le parvis de l’église, le visiteur descend la Skólavörðustigur bordée de bâtisses aux multiples coloris.

En bas de cette rue, une des principales artères commerçantes avec la Laugavegur qui lui est parallèle, le centre-ville et le port attendent les promeneurs qui ne manqueront pas d’être intrigués par le centre des congrès.

Le Harpa (c’est son nom) se dresse à l’entrée du port, imposant sa massive carcasse de verre et d’acier dans le paysage, prête à refléter ses quelques fenêtres hexagonales teintées au premier rayon de soleil.

Nantes, France

Au coeur de Nantes, le château des Ducs rappelle l'attachement historique de la ville à la Bretagne / © Benjamin Vidal
Au coeur de Nantes, le château des Ducs rappelle l'attachement historique de la ville à la Bretagne / © Benjamin Vidal
Changez d’air ne nécessite pas forcément d’aller aux antipodes de la planète. En France, Nantes s’affirme de plus en plus comme une destination touristique axé sur l’art et la créativité.

Une orientation à laquelle ne sont pas étrangères les machines de l’île. Installées dans les nefs des anciens chantiers navals, ces constructions de bois et de fer toutes aussi originales les unes que les autres épatent petits et grands, avec le Grand Eléphant en tête de file. Haut de 12m, le pachyderme promène les visiteurs sur son dos autour de l’île de Nantes (tarif plein à 8€).

Pour un dépaysement toujours plus total, le navibus permet de passer d’un côté à l’autre de la Loire et ainsi d’aller profiter, si le temps le permet, d’un verre en terrasse à Trentemoult. Cet ancien village de pêcheur situé sur la rive Sud de la Loire et aujourd’hui rattaché à la commune de Rezé se distingue par ses maisons colorées. Devenu fief d’artistes et autres bobos nantais, le village trentemousin a notamment inspiré des cinéastes comme Hubert et Chabrol.

Hormis un côté artistique, Nantes possède un riche versant historique, elle qui fut pendant longtemps la capitale bretonne. De cette époque reste le château des Ducs de Bretagne, qui s’érige désormais au milieu de la ville, les bras du fleuve l’encerclant jadis ayant été remblayés.

Plus intimement lié à celle qui était auparavant surnommée la "Venise de l’Ouest", le Lieu Unique où était fabriqué les petits-beurre de la célèbre marque a conservé une de ces tours à quelques pas du château, dans lesquels prennent aujourd’hui place des spectacles et des expositions.

Enfin, une dernière possibilité d’évasion est possible, perchée au sommet de la butte Sainte-Anne, au musée Jules Verne. Né à Nantes en 1828, cet écrivain à l’imagination infinie aura fait voyager à lui seul de nombreux lecteurs avec ses récits dignes des explorations les plus folles.

Lundi 3 Septembre 2012 - 16:53
Benjamin VIDAL



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