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Mercredi 28 Janvier 2009 - 11:24

Carnaval : un vent de folie souffle sur Dunkerque

Du 31 janvier au 14 mars 2009


De 31 janvier au 14 mars 2009, Dunkerque sera en effervescence avec en point d'orgue le jour du mardi gras. Masques, parapluies, costumes fantasmagoriques aussi déjantés les uns que les autres... le Carnaval de Dunkerque est un immense rassemblement populaire qui dure et perdure depuis le début du 18e siècle. Exit les défilés de chars, les batailles de fleurs, les costumes somptueux... Dunkerque perd la raison !



Crédit photo : ville de Dunkerque
Crédit photo : ville de Dunkerque
Chaque début d’année, un vent de folie souffle sur l’agglomération dunkerquoise entraînant des nuées de masques dans la rue et des forêts de parapluies.

A Dunkerque, pas de défilé de chars mais la participation massive de la population ; pas de batailles de fleurs mais un engagement complet dans un gigantesque chahut collectif ; pas de costumes somptueux mais la fantasmagorie des déguisements de la plus haute fantaisie et l’exubérance des couleurs dont sont grimés les visages ; pas de tribunes mais une ville entière livrée, chaque week-end, à la déraison pour un rendez-vous annuel convivial et spontané : le carnaval de Dunkerque.

Une tradition du 18e siècle

Au début du 18ème siècle, à l’occasion du départ des marins pour la pêche en Islande, l’armateur offrait la «foye», une fête pour les pêcheurs. A cette époque, toutes les festivités se déroulaient dans une auberge. Puis, petit à petit, à la fin du siècle, les hommes de mer et leur famille se déguisèrent et envahirent les rues. Même si le carnaval et le départ des pêcheurs ne correspondaient pas toujours sur le calendrier, les deux traditions se sont entremêlées au fil du temps.

C’est ainsi qu'est née la «Visscherbende» ou bande des Pêcheurs.Aujourd’hui, la passion continue et participer au carnaval constitue une fierté pour les Dunkerquois. Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui assistent à la fête et participent à la folie qui s’empare de toute la ville.

Les bandes, qui se déroulent en général le dimanche après-midi, consistent en un immense défilé dans lequel les carnavaleux disposés en lignes successives se tiennent par les coudes.

Il s’agit de marcher en chantant les airs traditionnels. Par intermittence, lorsque la musique reprend les chansons les plus entraînantes, les carnavaleux forment les chahuts. Les premières lignes se bloquent tandis que les suivantes continuent à avancer.

Le but est de se tenir chaud en étant le plus serré possible. On assiste alors à des mouvements de foule impressionnants mais le savoir-faire des masquelours évite tout incident fâcheux.

Crédit photo : ville de Dunkerque
Crédit photo : ville de Dunkerque
Pas question de manquer ce rendez-vous

Des semaines avant la première bande, les carnavaleux vont rafistoler leur costume, réinventer leur maquillage, décorer leur parapluie, économiser pour « faire chapelle »… Et la fête peut commencer : pendant deux mois et demi, les carnavaleux vont se retrouver, se « reconnaître », se découvrir de nouveaux amis, de nouvelles chapelles.

L’âge, le travail, la classe sociale n’ont pas d’importance dans la Bande, on peut être des amis proches au carnaval et ne pas se fréquenter dans la vie, se faire des zot’ches et ne pas se reconnaître dans le civil.

Le carnaval est une grande famille et pas question de manquer ce rendez-vous. Il est néanmoins important de savoir où l’on met les pieds : respect de la tradition, connaissance des chansons, des « règles », trouver progressivement son costume, sa place dans la Bande : seul ou en groupe, indépendant ou sociétaire, enfin de bande ou en premières lignes, serre-file ou intrigueur.

En tous cas, chacun apporte son entrain, son imagination à la folie ambiante et se sent dépositaire de l’âme dunkerquoise ; c’est ainsi que le masquelour avance fièrement, la poitrine bombée, la tête droite, le parapluie brandi bien haut.

Le sentiment d’appartenance à une histoire, à une terre et à une population est très fort et culmine lorsque les habitants offrent, à genoux, un vibrant hommage à Jean Bart, héros de la cité. Le carnaval possède ses temps forts et ses «figures» mais chacun vit la fête à sa façon dans les chahuts, dans les chapelles, dans la rue, au balcon, dans les bals...

Bals à gogo

Dans le Palais des Congrès de Dunkerque, appelé le Kursaal, ou dans différentes salles de l’agglomération, les associations philanthropiques et carnavalesques organisent leur «Bal de carnaval» où alternent, de 22h à 5h du matin, musiques dansantes et chahuts. Les bénéfices de ces bals sont reversés à des oeuvres caritatives.

C’est la «folie» tous les samedis soirs et parfois le dimanche soir à l’occasion de quelque quarante rendez-vous. A cette occasion, les carnavaleux s’octroient alors quelques pauses musicales et quelques arrêts boissons...

Attention, les billets d’entrée aux bals sont très convoités, il est nécessaire de les acheter à l’avance.

Les « Clet’ches » et les accessoires

Costumes, déguisements, ils constituent l’identité carnavalesque. A l’origine, le clet’che était constitué de tissus de récupération et même, de sacs en jute. Aujourd’hui il a évolué en sophistication et en couleurs. Même si une proportion d’hommes se déguisent en femme avec chapeau à fleurs, décolleté, manteau de fourrure, mini-jupe et porte-jaretelles, le choix du costume reste à la libre expression de chacun : clown, écossais, écolier…

Les Parapluies multicolores à long manche sont un signe d’appartenance à un groupe ou partie intégrante de la personnalité du carnavaleux, permettant ainsi de le retrouver parmi la foule. Plumeaux et batons décorés sont aussi des attributs du carnavaleux. Pratique : Il existe à Dunkerque plusieurs magasins de location ou vente de costumes, maquillage, accessoires de carnaval.

La musique et les chansons

Aux premiers accords des musiques du carnaval, le carnavaleux est dans l’ambiance. La musique est composée de fifres, de tambours et de cuivres. Les chansons sont souvent grivoises. Les musiciens sont habillés de cirés jaunes et de bâches rayés (marinières).

Comprendre le « parler dunkerquois » et chanter les chansons est un premier pas pour entrer dans le carnaval. La musique et les chansons ont pris un nouvel essor ces dernières années, notamment avec l’apparition de groupes d’auteurs compositeurs dunkerquois particulièrement imaginatifs.

Pour en savoir plus sur le Carnaval : www.le-carnaval.fr ou www.ot-dunkerque.fr

Le programme 2009

  • Samedi 31 janvier : Bal du Chat Noir
  • Samedi 07 février : Bal des Kakernesches
  • Samedi 14 février : Bal des Corsaires Bande de Mardyck
  • Samedi 21 février : Bande de la Basse-Ville Nuit de l'Oncle Cô
  • Dimanche 22 février : Bande de Dunkerque Bal des Acharnés
  • Lundi 23 février : Bande de la Citadelle
  • Mardi 24 février : Bande de Rosendaël
  • Mercredi 25 février : Bal enfantin des Chevaliers
  • Samedi 28 février : Bande de Petite-Synthe Bal des Gigolos et Gigolettes
  • Dimanche 1er mars : Repas de la Violette Bande de Malo-les-Bains Bal de la Violette
  • Samedi 07 mars : Bal du Sporting Samedi 14 mars Bal du Printemps


Jet d’z’harengs

Crédit photo : ville de Dunkerque
Crédit photo : ville de Dunkerque
Au passage devant l’Hôtel de Ville, chaque bande a son jet de harengs. Les carnavaleux réclament leur dû : une volée de 450 kilos de harengs saurs emballés sous cellophane (appelés aussi kippers).

Du haut du balcon central, le maire brandit un homard qu’il présente à la foule qui scande « Delebarre, des homards ». Celui qui a la chance de s’emparer d’un homard (en plastique) peut le rapporter à la mairie où il lui sera remis en échange, un bon pour en obtenir un vrai dans une poissonnerie. En réalité bien peu le font car les carnavaleux préfèrent garder ce trophée pour le montrer à leurs amis….

Son prédécesseur s'appelait Prouvoyeur, et les carnavaleux, au moment du jet de harengs, chantaient en chœur « Prouvoyeur, des kippers (harengs fumés en dunkerquois) ! ».

A noter : celui de la bande de Bergues est différent puisque les harengs sont remplacés par du fromage de Bergues.

Maitrisez le vocabulaire

Carnaval : un vent de folie souffle sur Dunkerque
Beste Klet'che (ou clet'che) :
Plus beau costume.

Berguenaere ou Berguenard:
Habitant de Bergues et parapluie. Les masquelours arboraient de grands parapluies pour singer les "campagnards" qui assistant à la bande en spectateurs munis de cet ustensile. Le berguenaere est ainsi devenu, par extension, le nom des parapluies.

Chahut :
Aussi appelé "P'tit tas" ou "Tiens-bon-d'sus", il constitue le moment le plus physique du carnaval. Les cuivres entament une chanson entraînante. Les premières lignes se bloquent et retiennent les milliers de carnavaleux qui poussent et sautent. Grâce au savoir-faire des masquelours, il n'y a pratiquement jamais d'incident.

Chapelle :
Lieu mythique du carnaval qui n'a rien de religieux. Maisons dans lesquelles des Dunkerquois invitent les carnavaleux à se restaurer. Bière, rosé, soupe à l'oignon, convivialité et musique sont au menu. Certains masquelours s'y sentent si bien qu'ils ne voient jamais la bande. Le jeu est aussi de se faire inviter dans des chapelles où l'on ne connaît personne.

Figueman :
Personnage de la bande des pêcheurs tenant une figue au bout d'un fil et pratiquant l'intrigue.

Intrigue :
Certains carnavaleux se travestissent jusqu'à se rendre méconnaissables et taquinent les spectateurs en déguisant leur voix. Le jeu est "d'asticoter" un ami ou parent le plus longtemps possible sans se faire reconnaître.

Premières lignes :
Constituées des gros bras du carnaval reconnus par leurs pairs, elles ont pour fonction de retenir la poussée lors des chahuts. Les premières lignes sont aussi le nom que l'on donne aux carnavaleux expérimentés qui retiennent la bande.

Rigodon :
Moment intense à la fin de la bande. Sur la place principale de la ville, a lieu un chahut ininterrompu d'une heure autour d'un kiosque. La compression et la chaleur sont telles que de la vapeur se dégage de la mêlée. Le rigodon se termine par la Cantate à Jean Bart.

Vischerbende :
Nom de la bande des pêcheurs de Dunkerque.

Pour en savoir plus cliquez ici

A voir, à faire

  • 2 beffrois classés au Patrimoine Mondial de l'Humanité, celui de l'hôtel de ville (1901) et celui de St Eloi (1452)
  • Le musée portuaire, 9 quai de la citadelle (trois étages de présentation du développement du port de Dunkerque, histoire, techniques, port contemporain en exposition permanente, à laquelle il faut ajouter une exposition temporaire de peintures de Louis EVERARD quai de la citadelle également le musée à flot : superbe 3 mâts "Duchesse Anne" de 1901, bateau feu "le Sandettie" et péniche "la guilde" ouverts à la visite
  • Le LAAC (lieu d'art et action contemporaine) sculptures monumentales
  • La plage de Malo les Bains, sable fin sur 7km, ouverte sur la plus longue plage transfrontalière d'Europe (40 km jusque Nieuwport), celle où l'on pratique le char à voile
  • Les villes fortifiées de Gravelines (à 15km) et Bergues (à 8km) rendue célèbre par le film "bienvenue chez les ch'tis"
  • Le "choeur de lumière" sculpture monumentale d'Anthony Caro, dans l'église de Bourbourg

La gastronomie

  • Les doigts de Jean Bart sont une institution (depuis 50 ans !) - On les trouve uniquement à la Patisserie Vandewalle, Rue du sud à Dunkerque
  • La Brasserie Artisanale d'Esquelbecq et les produits du terroir "Trésors de Flandre" présentés à l'écomusée du Bommelaers Wall (à Ghyvelde)

Jeudi 29 Janvier 2009 - 08:38
A.L


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