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Mercredi 5 Avril 2006 - 15:32

Australie : l'ambassade accueille l'oeuvre de Denis Nona

''Le jeune homme et la mer'' du 7 avril au 7 juin


En avant-première de l'ouverture en juin du musée du Quai Branly , l'art des Iles du détroit de Torres Trait sera exposé pour la toute première fois à Paris, à l'Ambassade d'Australie. Du 7 avril au 7 juin prochain, elle présente une exposition monographique inédite de l’œuvre de l’artiste australien Dennis Nona, montré pour la première fois en France.



''Zugu Baw Thui - La Constellation des Sept Sœurs'' - Linogravure, Kaidaral - 55 x 75 cm - 2003 - © Dennis Nona/AAPN
''Zugu Baw Thui - La Constellation des Sept Sœurs'' - Linogravure, Kaidaral - 55 x 75 cm - 2003 - © Dennis Nona/AAPN
Cette exposition est organisée par l’État du Queensland représenté par le Queensland Indigenous Arts Marketing and Export Agency, Brisbane (QIAMEA) en partenariat avec The Australian Art Print Network, Sydney.

Le commissariat de cette exposition a été confié à Stéphane Jacob, spécialiste français de l’art aborigène (galerie Arts d’Australie - Stéphane Jacob, Paris). L’exposition présentera le travail récent de cet artiste contemporain issu de l’une des deux communautés ''indigènes'' d’Australie, celle des insulaires du Détroit de Torres (nord du continent). Elle s’organisera autour d’une cinquantaine d’œuvres graphiques, sculptures et installations.

''Le plus intrigant de la capitale du Nord''

Combinaison onirique de représentations totémiques traditionnelles souvent centrées sur la mer (tortues, poissons, langoustes), d’inventions de formes et de personnages évoquant Jérôme Bosch et de subtiles arabesques en toile de fond de ses histoires, l’œuvre de Dennis Nona a été à juste titre qualifié par le critique d’art Nicolas Rothwell, du quotidien national 'The Australian'', de ''travail le plus intrigant de la capitale du Nord''.

Refusant de produire de banales images exotiques de poissons ou créatures marines pour touristes, ’artiste applique les dessins appris des sculpteurs traditionnels sur masque à l’évocation originale des légendes du passé épique du Détroit de Torres et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée voisine, faisant de ses oeuvres de véritables ''chansons de gestes'' où la reprise de motifs claniques crée un effet d’unification esthétique.

Défense de sa culture et de sa région natale

Au delà de sa dimension plastique, l'artiste conçoit également son oeuvre graphique comme une « défense et illustration » de la culture de sa région natale. Les dessins complexes et l’imagerie figurative audacieuse qu’il crée constituent aujourd’hui l’élément central d’un renouveau culturel, les Anciens s’y référant pour relater leurs contes aux plus jeunes.

Contrairement aux sculptures traditionnelles qui mettent encore de nos jours l’accent sur un seul élément d’un mythe ou d’une légende, les gravures de Dennis Nona démultiplient à l’infini les avatars des êtres représentés : guerriers, chasseurs de têtes cannibales, ou encore sorciers et sorcières s’étant métamorphosés en créatures marines et qui, au moment de mourir, sont devenus les îles et les affleurements rocheux qui forment le Détroit de Torres actuel.

En utilisant un nombre important de plans visuels et symboliques, l’artiste met en valeur aussi bien des thèmes traditionnels que des événements contemporains. La richesse de ses oeuvres réside ainsi dans la multiplicité des niveaux de lecture possible.

L'artiste, son oeuvre

Dennis Nona est né en 1973 sur l’île de Badu, dans le Détroit de Torres, une île tropicale située entrela pointe Nord de l’Australie et la Nouvelle Guinée. Après avoir appris dans son enfance la sculpture traditionnelle sur bois, il suit des études d’art au Tafe de Cairns (Ecole des arts décoratifs) et, se spécialisant dans l’estampe, obtient un diplôme d’Arts Visuels en gravure à l’Institut d’Art de l’Australian National University, à Canberra. D’emblée, la profonde originalité de son travail retient l’attention.

Il choisit comme techniques de prédilection la linogravure et l’eau-forte car la texture du papier, les procédés de fabrication ainsi que les encres et pigments utilisés lui semblent apporter à l’univers qu’il évoque une force accrue. D’estampe en estampe se déroule ainsi un « film » le plus souvent en noir et blanc ou parfois « colorisé » dans lequel le spectateur entre facilement.

Considéré comme l’un des meilleurs représentants de la gravure australienne, Dennis Nona a influencé d’autres artistes émergents de sa communauté. Ses oeuvres sont désormais présentes dans la plupart des grands musées australiens dont la Queensland Art Gallery et la National Gallery of Australia ainsi qu’à la Tate Gallery à Londres.

Cette exposition s’inscrit dans la politique internationale de promotion de l’art autochtone de l’Etat du Queensland.

Elle fait suite à celle présentée en mai 2005 à Brisbane (Dell gallery, Griffiths University) qui retraçait le parcours de l’artiste à travers ses premières oeuvres. Après Paris, elle sera présentée à Londres, puis dans d’autres capitales européennes.

Informations pratiques

L'exposition se déroule du 7 avril jusqu'au 7 juin
Ambassade d’Australie
4, rue Jean Rey
75015 Paris
Tél. : 01 40 59 33 00
Métro : Bir Hakeim
RER C : Champ de Mars-Tour Eiffel
Du lundi au vendredi de 9h à 17h sauf jours fériés
Accès libre

Jeudi 6 Avril 2006 - 10:16
Rédaction (A.L) - redaction@tourmagazine.fr

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