Loading




tourmagazine.fr



Notez
Mercredi 25 Juin 2008 - 07:55

Afat Voyages : profitez de la baisse du dollar pour voyager à prix réduit

Jean-Pierre Mas en appelle au respect de la législation


Afat Voyages entend imposer dès maintenant à ses fournisseurs de répercuter sur le prix de leurs forfaits la baisse du dollar ; le réseau va le faire savoir dès cette semaine par le biais de campagnes de communication. Jean-Pierre Mas, président d'Afat Voyages, monte également au créneau sur la surcharge carburant.



Afat Voyages : profitez de la baisse du dollar pour voyager à prix réduit
Avec son accroche «Vous savez que le prix du kérosène augmente. Mais savez-vous que le coût des voyages diminue ?», l'invitation à la conférence de presse signée lepouvoirdachatduvoyageur.com ne manquait pas d’interpeller.

Un teasing d’autant plus efficace que le pouvoir d’achat est aujourd’hui la principale préoccupation des Français. «Sa baisse concerne surtout les voyages d'entrée et de moyen-de-gamme, aussi bien les activités loisir qu’affaires, la première étant très impactée par le moral des ménages et la seconde par la conjoncture économique» , a d'abord indiqué Jean-Pierre Mas, au cours d’un point presse hier à Paris.

Le président de l’Afat a donc décidé d’enfourcher deux chevaux de bataille : «Les voyagistes et les compagnies aériennes nous rendent complices de leurs mensonges, les premiers avec les taux de change et les seconds avec les surcharges carburant».

Des différences de prix notables entre un euro à 1,30 $ et à 1,56 $

Les voyagistes d’abord. La loi prévoit la possibilité d’une clause de révision des prix «tant à la hausse qu’à la baisse», jusqu’à un mois du départ, uniquement sur le coût du transport, les taxes et le taux de change (Code civil, article 1134).

Les TO fixent les modalités précises dans leurs conditions générales et particulières de vente. Or, si les voyagistes ne se privent pas d’augmenter leurs tarifs lorsque le taux de change le justifie, l’inverse est rarement vrai.

Les différences de prix sur les forfaits dans différents pays des zones dollars (*) sont pourtant très importantes selon que l’on se base sur un euro à environ 1,30 $ ou à 1,56 $, en tenant compte également de la part du voyage payée en dollars, soit une baisse de 19% du prix sur un séjour aux Maldives, de 14% sur un autotour aux Etats-Unis et de 5,4% sur un séjour au Mexique.

Campagne publicité radio et affichage

«Les écarts de prix sont loin d’être neutres et peuvent avoir un vrai impact sur l’acte d’achat. Nous avons donc décidé d’imposer à nos fournisseurs qu’ils appliquent la loi et les conditions de vente qu’ils ont eux-mêmes édicté, et répercutent ainsi la baisse du dollar», annonce Jean-Pierre Mas. Un courrier leur est parvenu hier.

Les agences du réseau affichent pour leur part comme message en vitrine aujourd’hui «Afat Voyages vous fait bénéficier de la baisse du dollar sur le tarif des plus grands tour-opérateurs». Une campagne de publicité radio et affichage est prévue cette semaine.

C’est plutôt avec sa casquette de président de la Commission Air du Snav que Jean-Pierre Mas ouvre un second front, celui de la surcharge carburant.

Surcharge carburant

Les questions se succèdent. Pourquoi isoler ainsi une partie du prix du carburant ? Pourquoi nommer taxe cette «surcharge carburant» alors que son produit n’entre aucunement dans les caisses de l’Etat ? Comment justifier auprès du client son montant parfois plus élevé que le prix du billet d’avion lui-même ? Comment accepter qu’elle corresponde, dans certains cas à l’euro près, à la totalité du coût carburant par passager sur ce même trajet ?

Pourquoi certaines compagnies sont-elles "vertueuses" et ne prennent pas de surcharges carburant et d’autres non ? Pourquoi certains transporteurs tel Air France – loin d’être le seul – prélèvent-ils une surcharge carburant sur le vol aller et incluent le surcoût du kérosène dans le prix sur le vol retour ?

«Les transporteurs jouent la carte de l’opacité. Ils roulent leurs passagers dans la farine et nous nous retrouvons complices d’un mensonge (…). Sur cette question de la surcharge carburant, il nous faut prévoir des actions collectives dans le cadre du Snav» conclut Jean-Pierre Mas.

(*) Amériques du Nord au Sud (sauf Antilles et Cuba), une grande partie de l’Asie et un petite partie de l’Afrique.

Mercredi 25 Juin 2008 - 08:06
Vincent de MONICAULT

News | Transport | Croisière






RSS | Facebook | Newsletter | Ajout aux favoris


tourmag.com brochuresenligne.com mytourmag.com dmcmag.com